Laëtitia

Raymond Aubé (1899-1971)

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août 312013
 

Raymond AubéMon arrière-grand-père, Raymond Elie Aubé est né à Rouen (76) le 1er mars 1899.   Il est de la classe 1919, mais est appelé à l’armée dès 1918. Il appartient au 25ème régiment d’artillerie. Il se bat contre l’Allemagne du 21 avril 1918 au 23 octobre 1919, puis part ensuite en Syrie jusqu’au 22 décembre 1920. Il rentre chez lui le 24 mars 1921.  Il se marie le 12 mai 1924 à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) avec Solange Levasseur née à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) le 15 mai 1903. Tous deux enfants de boulangers, c’est peut-être ce qui les a réunis.

rue louis blanc

Boulangerie du 58 rue Louis Blanc

Raymond quitte dès son mariage la boulangerie familiale de la rue des Charrettes à Rouen, pour s’installer à son compte sur la rive gauche de la Seine, dans la boulangerie du 58 rue Louis Blanc à Rouen (76), où naîtront leurs trois filles Christiane (1925), Micheline (1927) et Rolande (1928).

aube christiane

Christiane Aubé

communion aube

Rolande et Micheline Aubé

N’étant pas là à l’époque je ne sais pas grand chose de leur vie avant la guerre, mais l’événement qui restera dans la mémoire familiale est la présence à la boulangerie pendant l’hiver 1936-37 du jeune commis André Raimbourg. Il ne restera pas longtemps chez eux et partira jouer la comédie à Paris où il deviendra Bourvil. A son départ il aura laissé à la famille un chien nommé Ripo.

Début juin 1940, la famille Aubé connaît le sort d’une grande partie des habitants du nord de la France. Les allemands arrivent, on sait que les ponts vont sauter, Raymond et son frère Daniel décident de partir de Rouen. Ils laissent leur dernière fournée de pain sur le trottoir et partent avec femmes et enfants vers le sud. Ils sont arrêtés au Mans. Raymond et Daniel étaient mobilisés en tant que boulangers et, par conséquent, ils n’avaient pas le droit de partir. Ils sont donc réquisitionnés et envoyés à Toulouse pour être renvoyés à Rouen. Ils remontent tous assez rapidement. Seules restent Christiane, Micheline, Rolande et leur mère, en raison de la maladie de Christiane. Celle-ci étant déjà malade à Rouen, a mal supporté le voyage et son état s’est aggravé dès l’arrivée à Toulouse. Elle y décède 2 mois plus tard le 27 août à l’Hôtel-Dieu. Micheline, Rolande et leur mère remontent alors à Rouen.

Après la guerre, les filles, quoique bien surveillées par leur mère, trouveront leurs princes charmants, qu’elles épouseront en 1948 et 1949. Voir à ce sujet le texte écrit à l’occasion des 50 ans de mariage de Micheline et André Pessiot sur le blog de mon père.

mariage pessiot aube

Mariage de Micheline Aubé et André Pessiot le 12/04/1948 à Rouen

mariage morel aube

Mariage de Rolande Aubé et Robert Morel

cafe darnetal

Café rue Sadi Carnot à Darnétal

Dans les années soixante, Solange et Raymond s’installent à Darnétal (76) où ils tiendront un café, rue Sadi Carnot, pendant environ 5 ans, jusqu’à leur retraite. Ils s’installent ensuite rue Armand Carrel à Rouen (76). Raymond décèdera en 1971 et Solange en 1981.  Ils auront eu 3 filles, 5 petits-enfants, 14 arrière-petits-enfants, et de nombreux arrière-arrière-petits-enfants.

Parents de Raymond Aubé

llorillon

Louisa Henriette Lorillon

aaube

Aimable Daniel Léon Aubé

Raymond est le fils d’Aimable Daniel Léon Aubé (dont le prénom d’usage était Daniel) et de Louisa Henriette Lorillon . Ceux-ci se sont mariés le lundi 17 mai 1897 à Canteleu (76). Lui était alors garçon boulanger, elle était repasseuse et ils habitaient tous deux à Canteleu.  Dès leur mariage il s’installent au 64 rue des Charettes à Rouen (76) où sont vraisemblablement nés leurs deux fils, Daniel en 1898, et Raymond en 1899.  À partir de 1923-1924, il semble que leur premier fils Daniel prenne la succession à la boulangerie. Je suppose que c’est à cette époque que le couple se retire dans la maison qu’il possédait à Bihorel (76) pour y passer sa retraite. Ils n’ont pourtant alors qu’une cinquantaine d’années.  Aimable décède le 29 mars 1932 dans la maison de Bihorel (76) suite à une péritonite. Il est enterré au cimetière de Bihorel (76).  Louisa Henriette continue alors à vivre à Bihorel. En 1928, une attaque, alors qu’elle portait sa petite-fille Rolande dans ses bras, la laisse paralysée. Elle décède le 9 janvier 1940 à Canville-les-Deux-Eglises (76). Elle est enterrée au cimetière de Bihorel (76) avec son mari.

Ascendance de Raymond Aubé

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

L’ascendance de Raymond Aubé est à ma connaissance à 99,99 % normande, avec une toute petite origine picarde mais dans l’Oise et vraiment à la limite de la Normandie.  Les Aubé viennent principalement des cantons de Bacqueville-en-Caux et Tôtes entre la Saâne et la Scie, mais aussi de Rouen et la vallée du Cailly. Et beaucoup plus à l’ouest certains venaient d’Avranches dans la Manche et d’autres du Calvados.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).

Nicolas Pessiot (1854-1900), un arrière-arrière-grand-oncle relégué en Guyane

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août 312013
 

Nicolas Pessiot est le grand-oncle de mon grand-père paternel André Pessiot. Il est né le 26 octobre 1854 à Cours-les-Barres (18) de père inconnu et de Jeanne Pessiot. En 1861 nait son frère Pierre, lui aussi de père inconnu.

Mon grand-père n’avait jamais entendu parler de ce grand-oncle alors qu’il a pourtant été élevé par son grand-père, Pierre frère de Nicolas. Il faut dire qu’il ne savait pas non plus, avant que nous n’entreprenions des recherches généalogiques, que son grand-père était né de père inconnu. On cultivait bien les secrets chez les Pessiot…

C’est tout à fait par hasard que j’ai appris son existence. En effet Nicolas Pessiot porte le prénom de son grand-père, et c’est suite à la demande de l’acte de décès de cet ancêtre (dont je ne connaissais pas la date), que la mairie de la Guerche-sur-l’Aubois m’a envoyé la transcription de l’acte de décès d’un Nicolas Pessiot décédé en 1900 à Saint-Jean en Guyane.

Etant donnée l’origine sociale de Nicolas, j’ai bien entendu pensé qu’il avait été bagnard, mais j’en était restée là, jusqu’à ce que le hasard me sourie encore une fois.

En faisant une recherche sur le nom Pessiot sur Internet comme je le fais régulièrement pour m’amuser, je suis tombée sur une page concernant l’histoire de Nargis dans le Loiret, et notamment sur une page consacrée à la construction du canal du Loing.

Voici ce qu’y écrivait Michel Fauvin :

Déjà, le 7 septembre, un dénommé Nicolas Pessiot, âgé de 31 ans, terrassier, sans domicile fixe, avait frauduleusement soustrait une certaine quantité d’effets d’habillements au préjudice des nommés Tardivelle, Godeau et Morizeau avec lesquels il travaillait. Il avait également dissipé, au préjudice des mêmes, une somme d’argent qui ne lui avait été remise qu’à titre de mandat pour en faire un usage ou un emploi déterminé et à charge d’en rendre compte. Cet individu était un repris de justice, plusieurs fois condamné et contre lequel plusieurs mandats d’arrêt avaient été lancés. Le tribunal de police correctionnelle de Montargis, dans son audience du 20 octobre 1886 le condamne à six mois de prison et aux dépens.

Cette page a aiguisé ma curiosité et j’ai commencé à entreprendre quelques recherches sur Nicolas. Je me suis donc rendue à Orléans pour consulter le jugement cité par Michel Fauvin :

Archives départementales du Loiret : cote 3 U 2360.

6 octobre 1886 Jugement n°196 Ministère public contre Pessiot Nicolas

Audience publique de police correctionnelle du mercredi six octobre 1886, heure de midi, tenue par messieurs ayant voix consultation, En présence de Monsieur Rempler Procureur de la République, assistés de Maître Courtin comme greffier.Entre Monsieur le Procureur de la République plaigant et demandeur suivant exploit de citation de Emile Bricon huissier à Montargis en date du du 30 septembre 1886 visé pour timbre et enregistré.Comparant par Monsieur le Procureur … d’une part : Et le nommé Pessiot, Nicolas, agé de 31 ans, terrasier, né le 26 octobre 1854 à Cours-les-Barres arrondissement de St Amand (Cher), fils de père inconnu et de Jeanne Pessiot célibataire sans domicile fixe. Prévenu d’avoir le sept septembre 1886 à Nargis, 1° frauduleusement soustrait une certaine quantité d’effets d’habillement au préjudice des nommés Tardivelle Goleau et Morizeau. 2° détourné ou dissipé au préjudice des mêmes individus une certaine somme d’argent qui ne lui avait été remise qu’à titre de mandat pour en faire un usage ou un emploi déterminé et à charge d’en rendre compte. Comparant en personne… d’autre part Lecture des pièces données à l’audience Oui les témoins en leurs dépositions après avoir prété serment de dire toute la vérité et rien que la vérité. Oui le prévenu en son interrogatoire Après l’audition des témoins, Monsieur le Procureur de la République demande la remise de la cause à quinzaine pour prendre de nouveaux renseignements sur le prévenu. Le tribunal faisant à la demande de M. le Procureur de la République remet l’affaire à une audience ultérieure afin de faire des nouvelles recherches contre le prévenu. Ce qui s’exécutera selon la loi.

Je n’ai pas trouvé la suite de cette affaire dans les semaines suivantes dans les jugements du tribunal de Montargis… Pourtant Nicolas Pessiot a bien été condamné à 6 mois de prison.

Il sera ensuite encore condamné à 6 mois de prison et à la relégation par le tribunal de Pithiviers dont les archives n’existent plus pour cette période aux Archives départementales du Loiret.

Grâce au Fil d’Ariane un bénévole (merci Jean-Fred) a été consulter pour moi le dossier du relégué Nicolas Pessiot au CAOM (Centre des Archives d’Outre-Mer). J’ai alors appris que Nicolas n’en était pas à son premier délit, loin de là, voici la liste de ses condamnations :

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| Date de      | Cours ou  | Nature des | Nature et | Faits ou   | Lieux où   |  Date de   | Date de    |
| condamnation | tribunaux | crimes et  | durée des | décisions  | les peines |  l'entrée  | la sortie  |
|              |           | délits     | peines    | gracieuses | ont été    |            |            |
|              |           |            |           |            | subies     |            |            |
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| 08/01/1880   | Nevers    | Vol        | 6 mois de |            |            | Jugement par défaut     |
|              |           |            | prison    |            |            |            |            |
|=======================================================================================================|
| 03/06/1880   | Bourges   | Abus de    | 2 ans de  |            |            | 24/04/1880 | 17/06/1880 |
|              | (Cour)    | confiance  | prison    |            |            |            |            |
|              |           |            | confondue |            |            |            |            |
|              |           |            | avec      |            |            |            |            |
|              |           |            | celle de  |            |======================================|
|              |           |            | 6 mois de |            | Bône,      | 15/07/1880 | 24/04/1882 |
|              |           |            | Nevers du |            | pénitencier|            |            |
|              |           |            | 8 janvier |            | militaire  |            |            |
|              |           |            | 1880.     |            |            |            |            |
|              |           |            | Exécutoire|            |            |            |            |
|              |           |            | du 24     |            |            |            |            |
|              |           |            | avril 1880|            |            |            |            |
|=======================================================================================================|
| 13/09/1884   | Nevers    | Vol        | 1 an 1    |            |            | 13/09/1884 | 18/10/1884 |
|              |           |            | jour de   |            |======================================|
|              |           |            | prison    |            | Fontevrault| 19/10/1884 | 14/09/1885 |
|=======================================================================================================|
| 20/10/1886   | Montargis | Vol        | 6 mois de |            | Orléans    | 20/10/1886 | 27/10/1886 |
|              |           |            | prison    |            |            |            |            |
|=======================================================================================================|
|                                                                                                       |
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| 09/05/1876   | Conseil de| Désertion  | 3 ans de  | gracié du  |            | 09/05/1876 | 14/05/1876 |
|              | guerre de | en temps de| prison    | reste de sa|======================================|
|              | Châlons-  | paix avec  |           | peine par  | Paris,     | 15/05/1876 | 16/11/1878 |
|              | sur-Marne | emport     |           | décision du| Fort de    |            |            |
|              |           | d'affut    |           | 31 octobre | Bicêtre    |            |            |
|              |           |            |           | 1878       |            |            |            |
|=======================================================================================================|
| 23/02/1880   | Mons,     | Vol        | 2 mois de |            |            | 23/02/1880 |            |
|              | Belgique  |            | prison    |            |            |            |            |
|=======================================================================================================|
| 23/03/1880   | Mons,     | Vol        | 15 jours  |            |            |            | 23/03/1880 |
|              | Belgique  |            | de prison |            |            |            |            |
|=======================================================================================================|

En somme à partir de l’age de 22 ans jusqu’à sa mort à 46 ans, il n’a connu qu’environ 2 ans de liberté.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).

Signification du toponyme Baud

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déc 262012
 

Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Baud situé à environ 35 kilomètres au nord-ouest de Vannes dans le Morbihan.

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

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Hécatombe en mer

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fév 112012
 

Bien qu’un bon quart de ma généalogie soit bretonne, je n’ai aucun marin dans mes ascendants. Pourtant cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de marins dans la « famille ». En essayant de recenser les enfants du couple Olivier Brien et Josephine Adrienne Olivier (mes sosas 50 et 51), je viens de  constater que plusieurs de ceux-ci étaient marins.

Le couple marié le 30 janvier 1830 au Palais a eu successivement les enfants suivants :

  • Aline Eugénie Zoé née le 16 novembre 1833
  • Gustave Emile Olivier né le 16 février 1836
  • Louise Fanélie née le 15 novembre 1836
  • Louis Marie Xavier né le 9 mai 1838
  • Jean François Théophile né le 8 février 1841
  • Jules Amédée né le 18 avril 1842 (décédé le 7 juillet suivant)
  • Eugène Amédée né le 26 septembre 1843
  • François Marie Adrien né le 13 septembre 1845
  • et la petite dernière Marie Eugénie Mathilde Brien née le 22 février 1849 mon arrière-arrière-grand-mère.

Je ne sais pas ce que sont devenues les 2 filles Aline Eugénie Zoé et Louise Fanélie, mais mis à part Jules Amédée aucun des garçons n’est mort en bas-âge.

Mais… hormis Louis Marie Xavier, ils sont tous morts jeunes et sans postérité. Il faut dire que Louis Marie Xavier est le seul qui n’était pas marin. Eh oui, tous les autres, soit quatre garçons, sont décédés dans l’exercice de leur métier de marin entre les années 1857 et 1865 !

Le premier décès est celui de Jean François Théophile qui le soir du 2 août 1857, alors qu’il est novice sur le trois mâts Marie Eliza du Havre, tombe à l’eau et se noie. Le bateau était alors amarré dans le dock de Sainte-Catherine à Londres. Il est inhumé dans le cimetière de Victoria Park. On peut remarquer que le capitaine du navire est alors Jean Marie Le Sidaner. Y-a-t-il un lien avec le peintre Henri Le Sidaner dont le père était capitaine au long court ?

Quatre ans plus tard, c’est le plus jeune des garçons qui meurt à Cardiff le 23 août 1861. Il y était arrivé à bord du brick goëlette Marie-Amélie de Libourne sur lequel il était mousse.

L’année suivante, le 8 mai 1862, c’est l’aîné qui décède à bord du brick la Diosma de Nantes armé au Havre le 15 décembre 1861, alors qu’il est ancré au large de Freetown en Sierra-Leone. Il semble qu’il soit mort de maladie puisque le capitaine précise dans l’acte de décès qu’une partie de l’équipage est malade.

Corvette Le Laplace – 1850

Trois ans plus tard, la série noire continue puisque le dernier fils marin, Eugène Amédée, meurt le 11 juin 1865 à l’hôpital militaire de Saint-Denis de la Réunion. Il était alors matelot de 3e classe de la corvette à hélice le Laplace.

Ces années ont sans doute été très éprouvantes pour Olivier et Joséphine qui sont décédés respectivement en 1863 et 1864 et n’auront donc pas connu la mort d’Eugène Amédée.

Le seul garçon de la famille qui survivra sera Louis Xavier Marie qui était maçon et se mariera le 15 juillet 1862 et aura plusieurs enfants dont un marin…

Sources :

Signification du toponyme Plescop

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Signification du toponyme Plescop
déc 042011
 

Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Plescop situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Vannes dans le Morbihan.

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

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Signification du toponyme Plougoumelen

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juil 102011
 

Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Plougoumelen situé entre Auray et Vannes dans le Morbihan.

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

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Rollon

 Généalogie Marie  Commentaires fermés sur Rollon
mai 282011
 

Statue de Rollon, dans les jardins de l'Hôtel de Ville à Rouen (on peut noter qu'en ce mois de mai 2011, il vient de retrouver son bras droit...).

Cette année 2011, onze-centième anniversaire de la naissance de la Normandie, est aussi l’année où j’ai découvert que Marie était une des nombreuses descendantes de Rollon.

L’origine de Rollon est incertaine puisque certains le disent venir du Danemark et d’autres de Norvège. La théorie majoritairement retenue est qu’il serait né vers 845 sur une des iles d’Ålesund en Norvège. Fils de Ragnvald Eysteinsson, il est banni de Norvège par Harald Haarfager (Harald à la belle chevelure) vers 875 suite à des actes de pillage dans le pays.

Il prend alors la tête d’une bande de Vikings, essentiellement composée de Danois et de Norvégiens et s’attaque aux côtes de la Mer du Nord et de la Manche. D’après Dudon de Saint-Quentin, historien du début du XIe siècle, il trouve refuge auprès d’un roi anglo-saxon qui lui confie une petite troupe d’Anglais avec laquelle Rollon part ravager la Frise, l’embouchure du Rhin et de l’Escaut.

Le Périple de Rollon d'après Guillaume Ernouf (source Wikimedia Commons)

Traditionnellement, l’arrivée de Rollon en Normandie daterait de 876, mais certains historiens contestent cette date et la situent plutôt entre 890 et 905. Quoi qu’il en soit, il finit par arriver en Neustrie (pillée régulièrement par les vikings depuis 840 environ) et s’installe dans la vallée de la Seine. De là, il participe à de nombreux raids dont le siège de Paris vers 886, s’empare de Bayeux dont il tue le comte Bérenger et épouse more danico sa fille Popa avec laquelle il aura plusieurs enfants.

Etant maître de la région de Rouen, Rollon menace le royaume franc. Or, en 911, des princes du royaume mettent en déroute son armée devant Chartres. C’est le moment que Charles le Simple, roi des francs (aussi ancêtre de Marie), propose à Rollon de négocier : en contrepartie de l’arrêt de ses pillages, le roi offre à Rollon un territoire autour de Rouen, qui deviendra une centaine d’années plus tard le Duché de Normandie. Nous sommes en 911 les deux hommes signent le traité de Saint-Clair-sur-Epte, frontière du territoire normand. Rollon s’engage également à bloquer les autres incursions vikings menaçant le royaume franc. Il se fait baptiser en 912 en la cathédrale de Rouen sous le nom de Robert, du nom du duc Robert, son parrain (également ancêtre de Marie) et épouse Gisèle, la fille de Charles le Simple dont il n’aura pas d’enfant.

Considéré comme le premier duc de Normandie et le fondateur du duché, il ne porte pourtant pas le titre de duc de Normandie mais seulement celui de jarl des Normands, l’équivalent norrois du français « prince ». Il hérite aussi de la charge carolingienne de comte de Rouen, titre de celui qui défendait la Seine contre les incursions vikings.

Rollon lui-même et son entourage sont sans doute restés proches de leurs traditions païennes mais il s’appuie sur l’archevêque de Rouen pour relancer l’Église séculière et rétablir la vie monastique. Il favorise ainsi notamment le retour des moines de Saint-Ouen. Il organise  son duché et rend sédentaires ses soldats, entre lesquels il partage ses terres. Les Vikings se fondent dans la population. Les noms de plusieurs villes et bourgs de Normandie viennent du norrois : Anquetil, Toutain, Bricquebec, Caudebec, Yvetot, etc…

Rollon poursuit également ses expéditions et ses tentatives d’extension territoriale. Il mène une entreprise de pillage jusqu’à Beauvais avec Ragenold, chef des Vikings de la Loire. En 924, le comte Herbert II de Vermandois (encore un ancêtre de Marie) et le roi Raoul, mandé par Hugues le Grand (un autre ancêtre de Marie), fils du roi Robert Ier, parrain de Rollon le prédécesseur de Raoul, mènent une expédition punitive sur le comté de Normandie. Rollon réagit à cet affront en poussant son armée cette fois-ci bien au-delà de l’Oise. Le roi est alors contraint de payer un tribut aux Normands. Rollon reçut également en réparation les régions du Bessin et de l’Hiémois.

En 925, Rollon prend position dans le comté de Flandre ; les villes de Beauvais, d’Amiens, d’Arras et enfin de Noyon sont pillées et incendiées. Face à cette incursion, le Herbert de Vermandois et le roi Raoul allient leurs forces pour piller le comté de Normandie. L’armée de Rollon les repousse, mais il doit faire face à une révolte des gens du Bessin, qui refusent la nouvelle tutelle comtale.

La répression franque ne s’arrête pas pour autant. Arnoul Ier de Flandre (lui aussi ancêtre de Marie) s’empare de Bresles, et attaque Eu. Rollon y envoie des renforts mais les Francs ont raison de la forteresse, qui finit par être brûlée avec ses occupants. Les Normands acceptent alors les termes de l’accord et rendent les terres qu’ils venaient de conquérir.

On ne sait pas exactement quand meurt Rollon. Peut-être est-ce lors du siège d’Eu puisqu’en 927, on voit son fils Guillaume Longue-Épée, prêter serment de fidélité pour les Normands ou quelques années plus tard si on suppose qu’il a abdiqué en faveur de son fils…

Selon le père Anselme, il est inhumé dans la cathédrale de Rouen, puis sa dépouille transférée à l’abbaye de Fécamp dans la seconde moitié du Xe siècle, sous le principat de Richard Sans-Peur, son petit-fils.

Gisant de Rollon dans la cathédrale de Rouen

De toutes les fondations scandinaves en Occident, seule la Normandie s’est maintenue au-delà de trois générations. Rollon est à l’origine de cette réussite…

Sources :

Signification du toponyme Bangor

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Signification du toponyme Bangor
mai 282011
 

Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Bangor situé au sud de Belle-Ile-en-Mer dans le Morbihan.

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

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Signification du toponyme Camors

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Signification du toponyme Camors
avr 132011
 

Une grande partie de mes ancêtres bretons sont originaires de Camors situé au nord-ouest de Vannes dans le Morbihan (entre Sainte-Anne-d’Auray et Baud).

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

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Présentation des AD76 en vidéo

 Tout et n'importe quoi  Commentaires fermés sur Présentation des AD76 en vidéo
jan 132011
 

Comme je suis rouennaise, je ne peux m’empêcher de vous montrer cette petite vidéo trouvée sur Dailymotion. Elle présente les Archives Départementales de Seine-Maritime à Rouen.

En attendant qu’elles aient mis en ligne leurs archives numérisées…


Archives départementales de Seine-Maritime
envoyé par seine-maritime. – L’actualité du moment en vidéo.