Quelques cousins

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mar 282014
 

Comme dit l’adage bien connu des généalogistes : nous sommes tous cousins… ce n’est peut-être pas faux vu le nombre de cousinages que l’on identifie au fur et à mesure de nos recherches généalogiques. Voici quelques-uns de ceux que j’ai identifié avec des cousins inconnus, comme moi, mais que j’avais envie de noter ici, ou avec des cousins plus connus, les fameux « cousins célèbres ».

Les « inconnus »

Voici quelques cousinages classés ici par degré de parenté des plus proches aux plus lointains.

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Cousin(e) Premiers ancêtres communs Lien
Noms Lieux Dates Sosas
Cousin/Moi
Jean-Paul Hellot Site Nicolas Hellot
x Anne Monnoye
La Neuville Chant d’Oisel (76) Normandie
1692-1759
1688-1770
128/1530
129/1531
lien
Franck Piedfer-Quêney Geneanet Nicolas Duchesne
x Marguerite Le Coeur
Nicolas Hellot
x Marie Bultel
La Neuville Chant d’Oisel (76) Normandie
1676-1738
1668-1722/
1666-1712
1668-1728
594/1500
595/1501
592/3060
593/3061
lien
Bruno Rivet Blog
Twitter
Louis Baudic
x Henriette Le Guillo
Camors (56) Bretagne
ca 1600-1677
ca 1609-1675
5922/6712
5923/6713
lien

Si nous sommes cousins n’hésitez pas à me le signaler, je vous ajouterai sur cette page.

Les « célèbres »

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Cousin(e) Premiers ancêtres communs Lien
Noms Lieux Dates Sosas
Sportif  David Douillet David Douillet Wikipédia Jean Michel Mallet
x Marie Catherine Mottet
Saint-Vaast-du-Val (76) Normandie
1760-1835
1767-1809
328
329
lien
Guillaume Aubé
x Marie Lemonnier
Saint-Maclou-de-Folleville (76) Normandie
1725-1801
1727-/1820
358
359
Sportif André Raimbourg (Bourvil) André Raimbourg
(Bourvil)
Wikipédia Adrian Raimbourg
x Anne Delanos
Carville-Pot-de-Fer (76) Normandie
1681-1760
?-1748
700
701
lien
Comédien Lucien Raimbourg Lucien Raimbourg Wikipédia Adrian Raimbourg
x Anne Delanos
Carville-Pot-de-Fer (76) Normandie
1681-1760
?-1748
700
701
lien

Nicolas Claude Grelley, capitaine de navire

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Nicolas Claude Grelley, capitaine de navire
mar 062014
 

Nicolas Claude Grelley est né le 16 mars 1757 paroisse Saint-Samson d’Aunay dans le Calvados (aujourd’hui Aunay-sur-Odon).

Pendant longtemps je me suis interrogée sur cet ancêtre (sosa 342) pour lequel était indiquée la profession de capitaine de navire sur les actes de l’état-civil où il apparaissait à Canteleu, ville de la banlieue rouennaise où il habitait. Faute de temps je n’avais pas été plus loin et n’avais pas cherché d’autres renseignements à ce sujet, si ce n’est, en début d’année 2013, quand, à l’occasion de la mise en ligne des registres de l’inscription maritime sur le site des archives départementales de Seine-Maritime, j’avais quand même eu l’occasion de le chercher dans les registres matricules des gens de mer et de noter les références des vues où il apparaissait, dans l’espoir d’avoir un jour le temps de me pencher sur le sujet.

Nicolas Claude Grelley - extrait registre matricule - AD 76

Nicolas Claude Grelley – extrait registre matricule – AD 76

Ce n’est que la semaine dernière, que j’ai enfin pris le temps d’approfondir un peu… Je suis retournée consulter les registres matricules et ai donc pu ébaucher une reconstitution de la carrière de Nicolas Claude entre 1781 et 1792. Malheureusement je n’ai encore aucune information pour les années avant 1781 car, étant originaire du Calvados, il était alors enregistré à Caen dont l’inscription maritime n’est pas en ligne… pour les années après 1792, il y a malheureusement un trou entre 1792 et 1807 pour les registres m’intéressant et je ne retrouve ensuite Nicolas Claude dans l’inscription maritime que dans les registres démarrant 1826 où il est juste constaté qu’il décède en 1827.

Dans les premières informations que je découvre sur Nicolas Claude, celui-ci est matelot sur le Zodiaque sur lequel il navigue pendant tout le deuxième semestre de 1781. Dès le 1er janvier 1782, il sert ensuite sur le Robuste en tant qu’aide pilote puis de second pilote, et ce, au moins jusqu’à mi avril 1783. Je ne sais rien de plus sur ces bateaux et ces voyages, je ne sais même pas où Nicolas Claude a embarqué et encore moins où sont allés ces navires. Je retrouve ensuite Nicolas Claude sur le Saint-Antoine Charles Simon dont il débarque en juillet 1783. Ici je ne suis pas sûre du nom du bateau, n’est-ce pas plutôt le Saint-Antoine appartenant ou étant commandé par Charles Simon… en octobre il navigue sur la Bonne Union pour un voyage vers Lisbonne dont il est de retour à Rouen le 31 décembre 1783. En mars 1784, il est sur la Louise pour un voyage à Cadix et Marseille. Et enfin de fin mars à mi octobre 1785 il navigue une nouvelle fois sur la Bonne Union.

Il fait ensuite quelques voyages sur l’Aimable Victoire de la fin 1785 à fin 1787 comme second capitaine. L’Aimable Victoire était un sloop de 90 tonneaux construit à Rouen en 1766.

Entre deux voyages sur ce bateau, il se marie à Canteleu avec Julie Adélaïde Victoire Langlois le 10 octobre 1786. Celle-ci est la fille de Nicolas Langlois, charpentier de marine à Canteleu.

En 1788, il part à Redon pour ramener à Rouen le brick l’Euphrosine qui vient d’être construit dans cette ville. Son armateur est Noël Edouard Perier. Ce dernier est le mari de la marraine de sa femme Julie Adélaïde Victoire. Cette marraine s’appelait Catherine Euphrosine Potier et était une cousins germaine de la mère de Julie Adélaïde Victoire.

La première fille du couple naît le 13 septembre 1788 à Canteleu. Deux semaines après Nicolas Claude quitte Rouen à bord de l’Euphrosine pour un voyage vers Bordeaux. Il en est le capitaine. Il ira ainsi au moins jusqu’à Alicante et reviendra à Rouen en avril 1789. Il repart ensuite en juin 1789 pour un voyage dont il ne reviendra qu’en septembre 1791. Au cours de ce voyage il sillonnera de long en large et de haut en bas les mers européennes, naviguant dans les eaux espagnoles, italiennes, suédoise, allemandes. Les marchandises transportées étaient très diverses puisque j’ai pu noter qu’il s’agissait de sel, d’huile, d’eau de vie ou de hareng de Göteborg.

Je ne pense pas qu’il est repassé à Rouen pendant ce voyage. Il n’aura donc probablement jamais connu sa deuxième fille Céleste Esther qui naît le 16 février 1790 et meurt le 10 juillet 1791 à Canteleu.

Rôle de désarmement de l'Euphrosine en 1792 - 6P6_20 - vue 747

Rôle de désarmement de l’Euphrosine en 1792 – AD 76 – 6P6_20 – vue 747

En janvier 1792, il part du Havre, toujours capitaine de l’Euphrosine, pour un voyage transatlantique. Il se dirige vers Fort-Royal en Martinique (maintenant Fort-de-France) qu’il atteint en mars 1792, puis vers les Cayes Saint-Louis à Saint-Domingue (aujourd’hui les Cayes en Haïti) où il reste d’avril à juillet 1792. Il revient ensuite en France en faisant une escale à la Rochelle en septembre et est de retour au Havre en octobre 1792.

On peut remarquer que le second de Nicolas Claude au cours de ces deux derniers voyages est Robert Edouard Champion qui n’est autre que son beau-frère, époux de Anne Elizabeth Langlois soeur de de Julie Adélaïde Victoire.

En 1792, je perds sa trace, tout au moins dans l’inscription maritime. Tout ce que je sais, c’est que Nicolas Claude Grelley passe sous le régime des enseignes non-entretenus. Ce régime vient d’être créé pour reconstituer le corps de la marine française. En effet, selon le « Décret sur l’organisation de la Marine, & sur le mode d’admission & d’avancement » du 28 avril 1791, Artice Ier, voici la section concernant les officiers de marine :

Officiers de la Marine.

XXII. Les grades d’Officiers de la Marine seront ceux d’Enseignes de vaisseaux, Lieutenans de vaisseaux & Capitaines de vaisseaux, & les grades d’Officiers-généraux. On ne pourra être fait Officier avant l’âge de 18 ans accomplis.

XXIII. Le grade d’Enseigne sera le dernier grade d’Officier de la Marine.

XXIV. Le grade d’Enseigne entretenu sera donné au concours; celui d’Enseigne non entretenu sera donné à tous les navigateurs, qui, après six années de navigation, dont une au moins sur les vaisseaux de l’Etat, ou en qualité d’Officier sur un bâtiment uniquement armé en course, auront satisfait à un examen public sur la théorie & la pratique de l’art maritime.

XXV. Tous les enseignes seront habiles à commander des bâtimens de commerce, pourvu qu’ils ayent 24 ans; & ils pourront seuls commander au long cours & au grand cabotage.

XXVI. Tout navigateur non reçu Enseigne ni Aspirant, mais qui aura 18 mois de navigation en qualité de second sur des bâtimens de commerce, de 20 hommes au moins d’équipage, appelé à servir dans l’Armée navale, sera employé en qualité d’Aspirant de la première classe.

XXVII. Les Enseignes non entretenus n’auront d’appointemens, & n’exerceront l’autorité de ce grades, que lorsqu’ils seront en activité de service militaire. Ils ne pourront en porter l’uniforme que lorsqu’ils auront été appelés à servir en cette qualité sur les vaisseaux de l’Etat. Les bâtimens de commerce commandés par des Officiers militaires, ne pourront arborer les marques distinctives réservées exclusivement aux vaisseaux de l’Etat, sauf la flamme de police & de commandement entre bâtimens marchands, usitée dans les Ports des Colonies & dans quelques Ports étrangers.

XXVIII. Le dixième des places d’Enseignes entretenus, sera donné aux maîtres entretenus, moitié à l’ancienneté d’entretien, moitié au choix du Roi, sans égard à l’âge.

XXIX. Les autres places vacantes d’Enseignes entretenus seront données au concours par un examen sur toutes les branches de mathématiques applicables à la marine, & sur toutes les parties de l’art maritime.

XXX. Seront admis à cet examen tous ceux ayant rempli les conditions prescrites pour le concours, & n’ayant pas passé l’âge de 30 ans; cet examen aura lieu dans chaque Département de la Marine, pour remplir les places d’Enseignes-entretenus qui se trouveroient vacantes dans ce Département.

XXXI. Les Enseignes entretenus cesseront de l’être, & seront remplacés, soit qu’ils quittent le service public, soit qu’ils préfèrent de servir sur les bâtimens du commerce.

XXXII. Tous les Enseignes entretenus ou non entretenus, de service sur le même vaisseau ou dans le même Port, jouiront des mêmes prérogatives, & exerceront la même autorité; ils prendront rang entre eux suivant le temps de navigation faite en cette qualité sur les vaisseaux de l’Etat.

Malheureusement, les registres concernant les enseignes non entretenus ne sont pas présents sur le site des AD 76 pour le quartier de Rouen. Je n’ai donc pas pu aller plus loin.

Nicolas Claude aura encore 3 autres enfants, toujours à Canteleu : Nicolas Henry né le 31 décembre 1793, Amand Félix né le 20 floréal an 8 (10 mai 1800) et Pierre Edouard le 19 messidor an 12 (8 juillet 1804). On peut noter que Nicolas Claude ne déclare aucun de ces trois enfants. Il est probablement en mer. C’est d’ailleurs bien le cas pour le troisième où il est explicitement noté dans l’acte qu’il est absent pour cause de service maritime.

Il meurt le 14 décembre 1827 à l’hospice général de Rouen où il est entré comme pensionnaire. Il jouissait alors d’une pension à demi-solde sur le trésor des Invalides de la Marine.

Il me reste encore beaucoup à apprendre sur cet ancêtre voyageur, et je suis très curieuse d’en savoir davantage surtout quand on pense que les années qui me restent à combler sont celles de la fin de la Révolution, du Directoire et du premier Empire… on peut imaginer que Nicolas Claude a eu l’occasion d’avoir encore de nombreuses aventures et probablement en servant dans la marine impériale…

Pour résumer, voici une petite chronologie de la vie de Nicolas Claude Grelley :

Sources :

Question : comment comprendre le rôle de désarmement d’un navire ?

 A l'aide, Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Question : comment comprendre le rôle de désarmement d’un navire ?
fév 272014
 

Un billet pour un simple question :

Sur le rôle de désarmement du navire l’Euphrosine en 1789 à Rouen, je lis qu’il vient d’Alicante, puis, plus loin, qu’il a été armé pour faire le voyage de Bordeaux. Voir ci-dessous (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Rôle de désarmenent Euphrosine en 1789 à Rouen (source : AD 76 - 7P6_11 - vue 201)

Rôle de désarmement de l’Euphrosine en 1789 à Rouen (source : AD 76 – 7P6_11 – vue 201)

Que faut-il comprendre ?

Il est parti pour Bordeaux, mais est passé par Alicante pour revenir ?

Quelles autres archives pourrais-je consulter pour avoir plus d’information sur le voyage de ce bateau ?

Merci pour vos lumières 😉

fév 252014
 

Mon grand-père me disait qu’il avait eu le baptême des mariniers. C’est à dire que tout bébé, il avait été trempé dans l’eau accroché à une corde tenue du haut de la péniche de ses grands-parents. Je ne sais s’il s’agissait d’un réel souvenir ou d’une chose qu’on lui avait racontée, mais j’ai l’impression que c’est une des rares choses qui le rattachait un peu à sa famille maternelle car sa mère avait quitté son père alors qu’il n’avait que 3 ans. Les liens avec cette famille ont donc été très tôt rompus.

Néanmoins, il m’est toujours resté à l’esprit que j’avais des ancêtres mariniers et, pour moi qui suis rouennaise, cela m’a toujours intriguée et fait écho en moi. En effet Rouen est une ville où l’on trouvait jadis de nombreux mariniers. Enfin, il n’y a pas si longtemps quand même… je me souviens bien qu’il y avait encore beaucoup de péniches amarrées aux quais rouennais quand j’étais petite. Il y avait même dans ma classe un petit Michel qui habitait chez sa grand-mère car ses parents étaient mariniers.

Mais les mariniers de mon grand-père, André Pessiot, n’étaient pas rouennais. Il était né à la Guerche-sur-l’Aubois dans le Cher et la majorité de ses ancêtres venaient des communes aux alentours de ce chef-lieu de canton. C’était compter sans ces mariniers ! Ben oui, par définition, un marinier… çà bouge ! C’est pourquoi, il n’est pas toujours facile de les retrouver.

Trois berrichons amarrés à couple dans le port de Bourges au début du XXe siècle (source : Projet Babel : http://projetbabel.org/fluvial/berrichon.htm)

Pour l’instant je n’ai pas effectué de recherche systématique les concernant et ce n’est que par hasard que j’ai trouvé quelques informations sur eux, soit au gré de ma consultation de l’état civil soit via des recherches sur Geneanet.

Voici donc ces fameux mariniers. Il s’agit des familles Barbiot, Gaby, Perriot et Prévost ascendants d’Alice Prévost mère d’André. J’ai également trouvé quelques autres familles collatérales, telles les Branchard, Mouton, Ribes ou Senot.

Sancoins - Le Bassin du Canal (source : AD 18)

Sancoins – Le Bassin du Canal (source : AD 18)

Dans mon ascendance, le lieu de leur rencontre se situe donc dans le Cher, le point convergent étant a priori Sancoins au Sud-Est du département.

Alice est née à Saint-Just, commune située sur le Canal du Berry. Je suppose qu’elle est née sur la péniche de ses parents car ceux-ci étaient domiciliés à Sancoins et n’avaient a priori pas d’attache particulière à Saint-Just.

Voici, ci-dessous la généalogie ascendante expurgée d’Alice où j’ai fait figurer tous ces mariniers :

Génération 1

1.  PREVOST, Alice.
    née le 19 février 1903 à Saint-Just (Cher). 
    Conjoint : PESSIOT, Jean.

Génération 2

2.  PREVOST, Antoine. => marinier
    né le 6 mars 1876 à Sancoins (Cher).
    décédé entre 1923 et 1941.
    fils de PREVOST, François et PERRIOT, Mélanie.
    marié à BARBIOT, Eugénie Françoise le 13 juillet 1901 à Sancoins (Cher).

3.  BARBIOT, Eugénie Françoise. => marinière
    née le 24 juin 1880 à Le Chautay (Cher).
    décédée le 15 janvier 1923 à La Guerche-sur-l’Aubois (Cher).
    fille de BARBIOT, Louis et GABY, Marguerite.

    Enfants de BARBIOT, Eugénie Françoise et PREVOST, Antoine

    i. PREVOST, Alice [1].

Génération 3

4.  PREVOST, François. => marinier
    né le 24 juillet 1847 à Sancoins (Cher).
    décédé après 1901.
    fils de PREVOST, Pierre et GODON, Françoise.
    marié à PERRIOT, Mélanie le 11 novembre 1875 à Sancoins (Cher).

5.  PERRIOT, Mélanie. => marinière
    née le 25 décembre 1851 à Sancoins (Cher).
    décédée après 1901.
    fille de PERRIOT, Antoine et GODON, Marie.

    Enfants de PERRIOT, Mélanie et PREVOST, François

    i. PREVOST, Antoine [2].

    ii. PREVOST, Antoine.
       né le 21 août 1879 à Saint-Mammès (Seine-et-Marne).
       après 1903.

    iii. PREVOST, Raoul.
       né le 14 juillet 1882 à Sancoins (Cher).

6.  BARBIOT, Louis. => marinier
    né le 14 avril 1842 à La Guerche-sur-l’Aubois (Cher).
    décédé entre 1901 et 1923.
    fils de BARBIOT, Gabriel et GILLOT, Gabrielle.
    marié avec GABY, Marguerite le 5 juin 1869 à Grossouvre (Cher).
    marié avec MALOCHET, Juliette.

7.  GABY, Marguerite. => marinière
    née le 18 juin 1849 à Vereaux (Cher).
    décédée entre 1901 et 1923.
    fille de GABY, Pierre et MARTEAU, Jeanne.

    Enfants de GABY, Marguerite et BARBIOT, Louis

    i. BARBIOT, Simon.
       vers 1877.
       décédé le 10 juillet 1879 au Chautay (Cher).

    ii. BARBIOT, Eugénie Françoise [3].

    iii. BARBIOT, Louis.
       né le 10 février 1888 à Briare (Loiret).

Génération 4

8.  PREVOST, Pierre.
    né le 18 septembre 1814 au Veurdre (Allier).
    décédé le 10 juin 1889 à Sancoins (Cher).
    fils de PREVOST, Michel et DURY, Antoinette.
    marié à GODON, Françoise le 4 octobre 1836 à Sancoins (Cher).

9.  GODON, Françoise.
    née le 13 septembre 1817 à Sancoins (Cher).
    décédée le 4 février 1898 à Sancoins (Cher).
    fille de GODON, Gilbert et BERTHON, Marguerite.

    Enfants de GODON, Françoise et PREVOST, Pierre

    i. PREVOST, Jean Baptiste. => marinier
       né le 19 juin 1844 à Sancoins (Cher).
       décédé après 1894.

    ii. PREVOST, François [4].

    iii. PREVOST, Pierre.
       né vers 1850.
       décédé après 1898.

14. GABY, Pierre. => marinier
    né le 17 septembre 1814 à Montaigut-en-Combraille (Puy-de-Dôme).
    décédé le 11 février 1850 à Vereaux (Cher).
    fils de GABY, Mathieu et BOUDIGNON, Catherine.
    marié à MARTEAU, Jeanne le 3 octobre 1843 à Vereaux (Cher).

15. MARTEAU, Jeanne. => marinière
    née le 1 mai 1815 à Olivet (Mayenne).
    décédée le 28 novembre 1871 à Saint-Amand-Montrond (Cher).
    fille de MARTEAU, Jean et GODEAU, Marie.
    mariée à SENOT, Joseph => marinier le 24 août 1836 à Vereaux (Cher).
    mariée à RIBES, Barthélémy => marinier le 28 février 1852 à Vereaux (Cher).

    Enfants de MARTEAU, Jeanne et SENOT, Joseph

    i. SENOT, Marie.
       née le 31 août 1836 à Vereaux (Cher).
       décédée le 16 août 1837 à Vereaux (Cher).

    ii. SENOT, Jacques Philippe.
       né le 21 avril 1838 à Vereaux (Cher).

    Enfants de MARTEAU, Jeanne et GABY, Pierre

    i. GABY, Antoine.
       né le 30 septembre 1844 à Vereaux (Cher).

    ii. GABY, Marguerite [7].

    iii. GABY, Louise.
       née le 17 septembre 1850 à Vereaux (Cher).
       décédée après 1881.
       mariée à BRANCHARD, Jean => marinier le 27 mai 1867 à Grossouvre (Cher).
       mariée à MOUTON, Sylvain => marinier le 6 septembre 1881 à Grossouvre (Cher).

       Enfants de GABY, Louise et MOUTON, Sylvain

       iii.i MOUTON, Marguerite
             née le 4 avril 1874 à Montluçon (Allier)

       iii.ii MOUTON, Solange
             née le 28 janvier 1876 à Diou (Allier)

       iii.iii MOUTON, André Louis
             née le 6 octobre 1877 à Sancoins (Cher)

       iii.iv MOUTON, Jean
             née le 10 janvier 1880 à Chevenon (Nièvre)

    Enfants de MARTEAU, Jeanne et RIBES, Barthélémy

    i. RIBES, Barthélémy Joseph.
       né le 28 février 1852 au Chautay (Cher).
       décédé le 28 août 1852 à Vereaux (Cher).

Comme vous pouvez le constater, ils ont bougé. Et cela m’amène à des ascendants dans le Cher, bien-sûr, mais également dans l’Allier, le Puy-de-Dôme et même la Mayenne (et si on va plus loin l’Ille-et-Vilaine, mais ces bretons n’étaient pas mariniers).

Par ailleurs, en faisant des recherches dans ma base pour écrire cet article, je me suis aperçue qu’il s’y trouvait d’autres mariniers. Bizarrement je ne l’avais pas noté avant.

En effet dans la généalogie de Marie, Jean Audiat le père adoptif de Louis Audiat, son arrière-arrière-grand-père, était également marinier, ainsi que son père et certains de ses frères. J’avoue que j’hésitais à développer cette branche, mais je crois que finalement je vais continuer ne serait-ce que pour en savoir plus sur ces mariniers.

Voici donc les quelques informations dont je dispose pour l’instant sur cette branche (liste de généalogie descendante) :

Génération 1

1.    AUDIAT, Gilbert. => marinier

      décédé à Moulins (Allier).
      marié à GOUYET, Claudine.

      Enfants de GOUYET, Claudine et AUDIAT, Gilbert

      + 1.1 i. AUDIAT, Jean. => marinier
         né vers 1790.
         décédé le 28 janvier 1835 à Moulins (Allier).

        + 1.2 ii. AUDIAT, Jean Alexandre
            né le 14 Messidor 5 à Moulins (Allier).
            décédé après 1835.

      + 1.3 iii. AUDIAT, Nicolas.
         né vers 1800.
         décédé après 1840.

      + 1.4 iv. AUDIAT, Jean. => marinier
         né le 6 Pluviôse 11 à Moulins (Allier).
         décédé entre 1841 et 1858.

      + 1.5 v. AUDIAT, Jean Baptiste. => marinier
         né le 11 Ventôse 13 à Moulins (Allier).
         décédé après 1840.

      + 1.6 vi. AUDIAT, Jean.
né le 26 septembre 1807 à Moulins (Allier).

Etant donnée la proximité géographique (à l’échelle de la navigation fluviale), je trouve amusant de penser que la famille de mon père et celle de sa femme, dont les origines géographiques paraissaient totalement distinctes, pourraient finalement s’être côtoyées il y a presque deux siècles… (quoique, j’ai déjà découvert que Marie descendait de Rollon : pour les normands, et qui plus est rouennais, que nous sommes mon père et moi cela crée déjà forcément un lien…)

J’ai maintenant très envie d’en savoir plus sur tous ces mariniers, mais j’avoue ne pas trop savoir comment m’y prendre. Si certains d’entre vous savent comment mener ce type de recherches, par exemple comment avoir des informations sur les bateaux, leurs parcours, etc… je suis preneuse.

Photographies de famille de Laëtitia

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Photographies de famille de Laëtitia
fév 242014
 
22article(s)

Age moyen au décès

 Généalogie Laëtitia, Généalogie Marie, Généalogie Suzanne  Commentaires fermés sur Age moyen au décès
août 312013
 

A l’instar d’autres généalogistes (Généaligne, Oh mes Aïeux… ou Mistike par exemple) et parce que ça fait longtemps que je voulais étudier un peu tout ça, j’ai décidé de calculer l’âge moyen des personnes de ma généalogie.

Tout d’abord, j’ai regardé ce que donnait ce calcul sur toutes les personnes de ma base, puis uniquement sur mes ascendants, puis ceux de Suzanne et encore ceux de Marie.

Je ne mets ici que les calculs concernant ma base complète, vous trouverez ceux concernant mon ascendance ici, ceux concernant celle de Suzanne ici, et pour Marie c’est ici.

J’ai effectué cette recherche sur toutes les personnes de ma base dont je connais les dates de naissance et de décès, soit 2352 personnes : 1735 hommes et 1617 femmes.

Voici donc le résultat :

Siècle de naissance Hommes Age moyen au décès Femmes Age moyen au décès Tous Age moyen au décès
1500-1599 10 64,7 10 62,3 20 63,5
1600-1699 179 34,61 185 34,04 364 34,51
1700-1799 695 41,47 622 37,72 1317 39,99
1800-1899 655 49,4 643 61,76 1298 59,88
1900-1999 196 62,25 157 67,69 353 64,67
1735 49,46 1617 49,89 3352 49,86

Ce tableau prend en compte les enfants morts en bas âge, ce qui explique pourquoi l’âge moyen au décès est si bas.

Afin d’avoir des chiffres plus représentatifs, j’ai de nouveau effectué les calculs en retirant les enfants décédés avant l’âge de 10 ans. Les calculs portent donc maintenant sur 2612 personnes : 1362 hommes et 1250 femmes.

Voici le résultat :

Siècle de naissance Hommes Age moyen au décès Femmes Age moyen au décès Tous Age moyen au décès
1500-1599 10 64,7 10 62,3 20 63,5
1600-1699 108 56,69 112 55,65 220 56,16
1700-1799 463 61,41 385 60,38 848 60,94
1800-1899 596 63,45 595 66,64 1191 65,04
1900-1999 185 65,93 148 71,79 333 68,53
1362 62,57 1250 64,3 2612 63,4

L’âge moyen au décès de mes ancêtres est donc d’environ 63,39 ans. Il est un peu plus élevé d’environ 2 ans pour les femmes.

Mis à part le XVIième siècle pour lequel les chiffres ne sont pas représentatifs en raison du trop faible nombre d’individus on constate que l’âge moyen au décès augmente progressivement au cours des siècles.

Ces chiffres semblent être dans la moyenne. Je ne sais pas s’il existe des statistiques globales pour la France et pour chaque siècle, mais d’autres généalogistes ont fait le même type de calculs et ont trouvé des chiffres semblables.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer. Ces calculs ont été réalisés en 2010)

août 312013
 

Voici le résultat de petits calculs concernant l’âge moyen au décès de mes ascendants.

J’ai effectué cette recherche sur la liste de mes ascendants dont je connais les dates de naissance et de décès, soit 216 personnes : 115 hommes et 101 femmes.

Voici donc le résultat :

Siècle de naissance Hommes Age moyen au décès Femmes Age moyen au décès Tous Age moyen au décès
1500-1599 6 66,17 5 65,4 11 65,82
1600-1699 36 56,78 27 61,89 63 58,97
1700-1799 50 59,64 45 59,76 95 59,69
1800-1899 21 61 20 60,05 41 60,54
1900-1999 2 83,5 4 71,25 6 75,33
Tous 115 59,75 101 61,12 216 60,39

L’âge moyen au décès de mes ancêtres est donc d’environ 60,39 ans. Il est un peu plus élevé pour les femmes mais de très peu.

Ce qui frappe est de voir que finalement cet âge est relativement constant au fil des siècles puisqu’il oscille entre 58.97 ans et 60.54 ans du XVIIième au XIXième siècle. Il n’augmente réellement qu’au XXième siècle, mais ce chiffre est sujet à caution, tout comme celui du XVIième, étant donné le peu de personnes nées au cours de ces siècles.

Ces chiffres semblent être dans la moyenne. Je ne sais pas s’il existe des statistiques globales pour la France et pour chaque siècle, mais d’autres généalogistes ont fait le même type de calculs (Généaligne, Oh mes Aïeux… ou Mistike par exemple) et ont trouvé des chiffres semblables.

Il s’agit là d’âges moyens, mais certains ont évidemment vécu beaucoup moins ou plus longtemps. Les extrêmes dans mon ascendance sont :

  • Pour les hommes :
    • François Musmaque (sosa 2776) né le 22 août 1684 à Sarcus (60) et décédé au même lieu le 14 mars 1708 à 23 ans.
    • Charles Moisan, mon grand-père maternel, né à Vannes (56) le 29 août 1912 et décédé à Bois-Guillaume (76) le 12 juillet 2002 à 89 ans, presque 90.
  • Pour les femmes :
    • Marie Rose Victoire Gruel (sosa 189) née le 7 décembre 1805 à la Neuville-Champ-d’Oisel (76) et décédée au même lieu le 29 juillet 1829 à 24 ans.
    • Marie Lapôtre (sosa 371) née le 20 juillet 1784 à Pîtres (27) et décédée à la Neuville-Champ-d’Oisel (76) le 2 mai 1847 à 92 ans.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer. Ces calculs ont été réalisés en 2010)

André Pessiot : le récit de son engagement dans l’armée en 1941-1942

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur André Pessiot : le récit de son engagement dans l’armée en 1941-1942
août 312013
 

carnet 1Mon grand-père André Pessiot n’avait pas encore 19 ans quand il décida de s’engager dans l’armée pour devenir pilote d’avion… Il a écrit dans un petit carnet un récit de cet engagement. Je ne connais pas la date à laquelle ce texte a été rédigé, mais j’imagine que c’est probablement juste après sa démobilisation fin 42 ou début 43. Je recopie le texte tel quel, c’est à dire avec toutes les (très nombreuses) fautes d’orthographe… et la ponctuation aléatoire.

carnet 2

Nevers

Départ : Samedi 18 octobre 1941. de l’intendance de Nevers, à 5 heures je prends le train pour Orange-Karitat, nous passons par Clermont-Ferrant, et nous descendons sur le massif-central. Lundi 20 octobre 1941 : arrivé à Orange-Karitat reçu par une patrouille en gare et diriger sur la base ; réuni par chambres : nous avons été emmener au magasin toucher, couverture, paillasse etc nous avons rentré dans notre bâtiment faire notre lit, et après avois parlé nous nous sommes couchés. Mardi 21 octobre 1941 : Réveil à 6H1/2, nous nous sommes habillé pour aller au réfectoire, car nous n’avions rien pour boire ou manger, là ; nous sommes tombés sur les anciens qui nous ont mis en boîte, parce que nous avions l’air gauche dans nos nouveaux vêtements. Peluche, notre première corvée dans l’armée, nous avons ensuite été manger, puis deuxième corvée, de réfectoire cette fois, après on nous a laissez le restant de la soirée pour nous installer. nous avons bien astiquer notre chambré, car nous étions heureux de notre sort, tous volontaire pour nous être engager. Peu de temps avant l’heure de la soupe, l’adjudant de discipline vient faire une petite inspection, regarder partout, sous les lits, sur les planches à paquetages, nos chaussures, toujours aec ce petit air soupsonneux. car pour nous c’était une grosse légume que l’Adjudant, Coup de clairon. nous nous rassemblont tous sur la cour d’honneur et au garde-à-vous, nous assistont à la première cérémonie militaire. direction le réfectoire, nous posons tous nons gamelles, perçu dans la soiré, et nous voilà de nouveau tous à cette corvée de peluche. Une fois fini nous sommes retourner à nos tables respectives et là nous avons attendu le caporal de semaine pour qu’il nous signe les bons de soupe. les camarades de plats revenus avec la soupe nous voilà tous joyeux autour de nos gamelle à manger et à échanger nos premières impressions de la vie militaire. En général nous étions tous très content de cette nouvelle vie, quoique pour la plupart d’entre nous cela nous changeait beaucoup. nous y sommes rester encore un moment puis nous avons tous regagner nos chambre. A huit heures et demi nous avons renettoyer la chambre pour l’appel et ceux qui n’ont pas voulu ce coucher son rester debout en tenus pour présenter l’appel à l’Adjudant de semaine. que de chose avons nous parlez après l’appel, tous le sujets ont été discutés, mais malgré nous nous somme revenus sur un sujet qui nous était cher maintenant. la vie militaire – notre rêve à tous, car nous avions choisi l’Aviation, pour faire comme nos frères ainés l’on fait avant nous nous, nous avions tous la volonté de faie beaucoup mieux encore. Parmi mes camarades, il y avait des pilotes, des mécanos, des radio et même des mitrailleur, tous avait déjà choisis leur spécialité et attendait avec impatience déjà l’instant où il allait passer la visite médical pour être après diriger sur les écoles. Nous en étions encore à discuter avec enthousiasme, quand le clairon se mis à sonner l’extinction des feux. quelque temps après l’on entendis plus que des souffles légers dans la chambrée, annonçant le sommeil et bercer par des rêves qui tous n’était pas réserver uniquement à l’Aviaton, l’armée de l’air. 10 Novembre 1941 : Le grand jour est arrivé, nous sommes désigner à aller passé la visite médical à Montpellier. Le jour même nous prenont tous la direction de la gare avec tout notre paquetage et nos couvertures, nous quittons tous Orange avec un petit serrement de coeur, parce que nous avions tous apprécié nos premiers chefs militaire, du Cdt au dernier 1°/offic. tous ont été charmant avec nous, tant le Cdt qui nous fit ses adieux d’une façon paternel et nous donnant de grands conseils qui furent soigneusement écoutés tant pour ma part que pour tous mes camarades. 12 Novembre 1941 : Nous voilà arrivé à Montpellier centre de personnel qui devait nous garder que quelques jours car nous savions au départ que seul ceux serait reconnu apte à la visite serait garder les autres serait démobilisé, et tous autant que nous étions nous avions très peur de ne pas être reçu 14 Novembre 1941 : Nous montons tous dans un gros camion et nous voilà partis le coeur assez serré. Après une dizaine de kilmètres la Base de Frejorgues fut en vue et qui était le but de notre destination. sitôt arriver on nous dit de nous désabiller et nous voilà devant la commission 1° Examen générale : 2° Coeur poumon et foie devant des appareils spéciaux : et ensuite le système nerveux ; Moi qui devait passer dans les derniers je fut specteur un peu stupéfait de voir certain de mes camarades qui était beaucoup plus développer que moi, reconnu inapte pour le coeur où les poumons, où bien le foie malade, j’avoue que je n’étais pas très fière en ce moment : enfin l’instant redouter est venu un peu trop vie à mon grés : je passe d’abord devant un commandant qui me demande ce que je voulais faire dans l’armée après avoir inscrit toutes mes réponses, je passe devant le medecin aussi Cdt et il me regarde la bouche me palpe me fait passer à la bascule, à la toise, me fait lire des lettres minuscules sur un tableau à une dizaine de métre. et me parle pour voir si j’entendais bien, là j’avoue que je répondit d’instinct, car il répettait les mêmes paroles qu’à mes camarades, alors j’en ai profiter : résultat très bon, j’avais besoin de cet encouragement car je commençais à désespérer, pensez donc, s’être engager et refouler à la visite, adieux nos reves, nos espoirs de faire un jour de l’Aviation. Ensuite je passe à l’appareil toujours avec le toubib qui me regarde le coeur d’abord, je passe ensuite à un autre pour le foie et à la radio pour les poumons – résultat très bon : j’étais heureux d’un côté pour ce qui me concernais, mais malheureux d’un autre de voire beaucoup de mes camarades désespérer de ne pas avoir été pris. Je repasse pour la dernière fois devant la commission et là le toubib m’ausculte de très près, regarde la forme de mes membres, colonne vertébrale etc, et pris son petit maillet pour me frapper de petit coup sec sur mes genoux une fois assis, cela à du le satisfaire car il n’a pas insister et alors ces là qu’il me fit des compliments sur mon physique il dit que j’étais un des mieux proportionnés qui avait passer devant lui. Heureuse parole, car je me disais que pour moi tout allait bien. en effet après nous êtres habillés nous sommes repasser individuellement devant eux et là il nous apprenaient la bonne ou la mauvaise nouvelle. Sur 214 soldats qui avaient passé la visite 82 seulement était pris dont moi dans les premiers nous sommes remonter en camion qprès toutses événements assez important pour nous, car c’était le premier pas qui nous ouvrait toute grande les portes de notre avenir militaire. 4 Décembre 1941 : Enfin me voila parti pour aller faire mes classes a Chambaran dans l’Isère, nous partons 150 de Fréjorgues, tous très satisfait, ont nous fait mon dans un train spécial et nous voilà partis, de notre point de départ à notre arrivée nous avons traverser des coins charmant et surtout pittoresque surtout en arrivant dans l’Isère, nous avions l’impressions d’être tout petit sur cette voie de chemin de fer au mileu de deux montagnes dont les flancs étaient abruts. Nous sommes arrivés le soir à St Rambert d’Albon et là, nous avons progresser à pied jusqu’au camp, distant de 14 kilomètres au maximum. nous avons traverser le village de Viriville qui était d’ailleurs charmant tout au fond de la vallée d’une part et de la montagne de l’autre côté. Enfin après avoir beaucoup peiné, nous sommes tous arrivés fatigués au possible. La l’échelon précurseur avait préparé la soupe et sait avec plaisir que nous nous sommes mis à table. après sauf les hommes de corvée de réfectoire, nous sommes tous aller nous couchez. Le lendemain et les jours qui suivirent et cela jusqu’au moi de mai et par un température de moins 30 ° nous avons été formé à cette discipline rigide, mais consentie, les instructeurs ont fait de nous tous des soldats dans le sens du mot, discipliné, et attentif, soucieux de ne pas mal faire, par un système de progression, nous avons évolué, des mouvements de pied ferme, jusqu’au exercice de combat à arme blanche. A la fin du stage nous avont eu un peloton qui devait nous classer par ordre de valeur militaire, sur 217 que nous étions je suis arriver le 77eme – : 7 mars 1742 : Dès la fin du peloton, nous avons tous été disperser les uns à droite les autres à gauche, suivant que nos préférences, parait-il comme si le Cne Plique nous avaient demandés notre avis à ce sujet, moi et quelques camarades parmi les meilleures, nous avons eu la chance d’être affecter à Istres, vous vous rendez compte une école de pilotage, notre rêve à tous, puisque nous voulions être pilote, alors cela ne pouvait pas mieux tomber, quelle joie fut la notre pendant le voyage de St Rambert (Isère) à Istres, nous trouvions tou beau, nous nous étendions en compliment sur notre vie passé, adieu nos fatigue de l’hiver dernier dans la neige, adieu les levers glacial dans une température de moins trente degret tous les matins, à nous avions tout oublier, et jusqu’à la corvée de peluche en plein courant d’air, c’était je me rappelle le plus mauvais souvenir de notre stage, tout était oubliér, nous avions tous tirer un grand trait, sur nos misères passées, nous avions tous descidez de bannir de notre souvenir tout ce qui pouvait nous attristez pendant notre voyage. Oui ce fut un beau voyage, en avont nous fait des projets, plus où moins extravagants les uns que les autres, je pense que, si des gens sérieux étaient monté avec nous, tous nous auraient pris pour des exaltés, des jeunes gens sans beaucoup de jugeotte, où bien alors, ils auraient souris en voyant cette jeunesse qui, malgré les jours tristes du moment auraient pensé qu’elle ne perdait pas ses droits. Nous avont passé par Lyon la ville à mille cheminées, Valence la coquette, gentille petite ville où j’aurais bien oulu passé quelque heure à visiter, ses monument et objet d’art. Montélimart le pays du nougat, du moins avant guerre parce que nous n’avons seulement pas put nous en procurer, Avignon avec son joli pont et sa gentille chanson, Tarascon avec ses ancienne arènes et enfin Arles le pays du saucisson et des saucisse, nous avons eu d’ailleurs que le regard, puisque le train ne s’est arretter nul part qu’a Miramas où nous avont tous descendus pour prendre aussitôt le chemin d’Istres à pied, mais nous étions tous si heureux que quelque kilomètre de plus où de moins nous faisaient pas peur, arriver à 9 heures à Miramas en traversant la ville avec tous notre paquetage et dieu sait quel mal nous nous donnions pour pouvoir arriver à une heure pas trop avancer dans la Base. Sitôt après avoir quitter la ville pour le terrain nous avons commençer à voir les avions sillonés le ciel, car nous tombions en plein vol de nuit, quelle férie de voir tous ses feux multicolores aller, venir, monter et descendre dans tous les sens, surtout pour nous qui étions tous assez novice à ce sujet, avec quelle allégresse nous avons franchis nos 12 kilomètres qui nous séparaient de la gare à nos chambres, où malgré tout nous étions bien content de voir les phares tout illuminés de feux, jaune, vert, rouge, bleu, blanc, qui nous laisser espérer que la base n’était pas trop loin. Enfin nous y voilà, quel changement avec nos barraques en bois, d’immense caserne sur quatre rangée autour d’une grande place d’honneur avec le P.C. de commandement au fon, à l’entrée le poste et derrière l’infirmerie et la prison, et tout afait au fon la piste, les hangards et le mirador. Le service nous attendait pour nous diriger sur nos bâtiment respectif, où après nous avoir débarasser de nos paquetages, nous nous sommes tous alonger sur nos lits préparer depuis le matin, quelqu’un qui aurait passé une heure après, aurait vu tous ses jeunes bleus plongés dans un sommeil peupler de rêves aérien. Et la vie repris son court normal, a savoir, le réveil, culture physique, travail au hangard, descendons une heure avant la soupe pour le raport et les peluches, après la soupe et repos jusqu’à l’heure du travail à 2H, jusqu’a 5 heures pour redescendre nous reposer pour aller ensuite re-peluche et la soupe, puis libre d’aller se promener jusqu’à l’appel de 8 h et à 10 heures extingtion des feux. voilà en peux dde mot ce que fut notre nouvelle vie, Quoi, nous nous disions, ce n’est pas pour cela que nous étions engagez, moi je voulais entré au école, après renseignement, j’acquis la certitude que toute les écoles étaient fermées, alors nous voilà tous découragés, car nous sommes tous ainsi, on part dans l’intention de faire queque chose de bien, nous supporteront toutes les privations, toutes les peines qui nous permettront d’arrivez à notre but, mais si, en court de route on vous bluff ou mieux si on vous induit en erreur, alors cela ne vas plus, vous êtes dégoutés, vous n’avez plus de courage, vous faites tout plus où moins bien, on vous punis, vous vous en moquez, vous êtes déjà aigris, plus rien à faire de vous, pour moi cela fut comme les autres camarades peut-être davantage étant de la zone occupée et de plus j’étais plus logique que mes camarades, car je me disais qu’il fallit s’en prendre qu’a soit même pour tout ce qui nous arrivaient, on nous laissait bien tranquille chez nous, pourquoi, nous être engagé, ah oui. les affiches, représentant les écoles de l’air, oui parlont en maintenant, une vaste escroquerie, un scandale, de voir des gens qui vous duppe comme cela, ce n’est pas une honte de voir ce gouvernement fantoche représentant par un vieux gaga qui doit certainement exécuttér les ordres des allemands, car je ne comprends pas pourquoi on nous jouait cette sinistre comédie, pour nous enrôler dans l’armée allemande, nous faire faire prisonnier, minute, on prend pas les gens d’une façon aussi grossière. enfin au bout de quelques temps j’ai observé certain bruit entre les sous-officier, pour la raison suivante, il y avait bientôt 4 mois que j’étais à la base où j’étais assez bien vu j’en profittais donc pour me faufilé partout; un jour il y avait vol de nuit justement, sur 14 Léo qui partirent au vol 5 seulement sont revenu, les autres avaient mis le cap sur l’Afrique du Nord, Bergeret qui commandait à l’époque la 1er Région Aérienne, envoya des directives extrèmement rigoureuse, disant notamment que les vol de nuit devaient s’effectués avec juste la quantité d’essence nécessaire, de redoubler de vigilance et tout et tout, il réuni tous s’est officier chef de service et leurs demanda leur avis, tous furent d’accord de partir en Afrique du Nord, surtout que les Allemands commençaient à envahir la zone libre, les préparatifs furent vite fait, un ordre quelques jour de là, nous envoyait passé la visite, et ceux qui était bon, était rassembler, près à partir, commeil y avait des ondésirables à la base le général, nous fit remplir à tous, tant officier que s/officier, et comme homme de troupe, une prestation de serment au maréchal, tout marcher bien jusqu’au jour du départ, là 1ere – 2eme et 3eme Escadrille prire place et via Alger, après plusieurs voyage la 4eme dont je faisait partis ne peut partir, car les Allemands étaient déjà à Marseille et avançaient à pas de géant vers la base, but à atteindre, Bergeret envoie des ordres pour que nous evacuions la base et ordre de faire mutation sur Bron ; 14 Décembre 1942 : Après beaucoup de travail deux jours après nous voilà partis sur Bron, nous commençions tous à en avoir mare de cette vie de vagabon, surtout après la nouvelle blessure reçu quelque jour plus tôt, je ne pouvais pas encore comprendre la raison pour laquelle nous n’étions pas encore partis pour l’Afrique du Nord, tous mes camarades y étaient moi et 5 autres indésirables étions noyés au milieu de camarade quenous connaisions pas, plus je réfléchissais plus ma conviction se trouvait fortifié par un fait sans importance, oui, je me disais, pourquoi on ta fait signer un serment au Maréchal, voilà où je tiquais car à quoi pouvait bien servir ce papier, tout était là alors depuis cette instant je suis devenu méfiant, à juste titre d’ailleurs, car à la 4eme Escadrille il y avait malgré tout quelque chose comme 12 officiers, et j’avais beau regarder au halte dans les voitures, il n’y en avait pas un, je commençait à trouver la situation assez louche je réunis mes 5 camarades et on forme un soviet comme en Russie, nous descidont de faire beaucoup attention à tout ce que nous verrions, et surtout de ne pas se séparer au cas ou il nous arriverait quelque chose. 15 Décembre 1942 : Nous voilà arriver à Bron, une très belle base aussi d’ailleurs, on nous diriger sur notre bâtiment où chacun commence à s’installer sauf moi qui laisse mon paquetage intact, pourquoi, je n’en savais rien moi-même, mais j’étais devenu méfiant. Du 15 au 29 Décembre nous avons vécut tranquillement puisque nous étions nos propres maîtres avec les sous-officiers de chez nous qui faisait partis de la 4e Esle, il y avait un Cdt de Base, qui administrait la caserne, mais à part les corvées et les peluches nous étions lires de faire ce qui nous semblaient bon drôle d’armée, que je me disais parfois et c’est là que tu est venu échoué. toi qui voulait être pilote, ou alors, cela me décourageais à un tel point que parfois je restais allongé sur mon lit sans aller à la soupe. mais ce qui m’avait le plus frapper, c’était le manque d’officier pas un était là depuis notre arrivée, aucun des tous les officiers de la 4e Esle n’étaient là, le Cdt Tilly y compris, cela me laissait des doutes quand à leurs bravoures et surtout leurs dévouements pour la France. J’ai vécu ses 14 jours d’une façon bizarre, tout me dégoutais, rien ne m’interressais, à plus forte raison les corvées que je ne faisais même plus. tout me semblais suspect, jusqu’au civil qui parfois venaient à la Base, je leur trouvait tous une allure spéciale, je les voyaient en imagination tous en allemand, même à la base il y avait une certaine tension, personne ne voulait plus rien faire, les officiers de la Base étaient toujours partis en mission, enfin nous avions tous l’impression que quelque chose allait se produire. Et la chose arriva d’une façon nette, brutale, c’était le matin, le clairon venait de sonner le rassemblement et personne n’était encore levé et pour cause, nous étions les seules à la Base, quand tout à coup, on entend dans les couloirs, les bruits bien caractéristiques des bottes sur les dalles, des bruits de crosse et surtout se langage de brute, cette langue bestiale qui nous écorchait les oreilles, c’était les allemands qui envahissaient la base, les pauvres camarades qui étaient sentinelles furent tués à bout portant par ses vendales qui étaient sans pitié, quel réveil mon dieu, je m’en souviendrais toujours, moi qui couchait presque tout habillé, il ne me fallut pas grand temps pour me lever et prendre mon paquetage qui n’était pas défait, bien m’en a pris car autrement je perdais toutes mes affaires, un événement tragique que je doit relater se déroula dans notre chambre et peut sans fallut que je passe par la même occasion, mon camarade mon voisin de lit plus exactement voyant le boche à la porte de la chambrée pris ses affaires, puisqu’il nous fallait sortir et fit le geste de prendre son fusil pour l’emporter certainement, mais il ne le put, car se sale bandit le tua net d’un coup de fusil, le pauvre garçon ne verra plus sa chère Normandie, la balle passa si près de moi quelle faillit me toucher, cela nous jetta tous dans un état lamentable, parce que nous ne pouvions même pas porter secours à notre camarade, non nous en ûmes pas le temps, car il fallait sortir et vite, sitôt que nous fûmes tous rassemblés dehors, et dans quel état mon dieu, les uns étaient sans veste, les autres sans culotte je me rappelle même avoir vu un sergent en pyjama, ce qui fit rire beaucoup s’est espèce de forbans, heureux était ceux qui avait pris les même précaution que moi, à ce moment un général Allemand descend de voiture, monte sur un grand escalier et nous fait un discours « Hitler ne pouvant compter sur nous pour une collaboration militaire avait déscidé de dissoudre l’armée et la renvoyer chez elle, que seul les officiers seraient prisonniers ». Et voilà ce que nous dit n espèce de chimpanzé, affreux à voir, pour pouvoir faire des prisonniers Officier, il aurait fallu qu’il y en ait, mais j’ai eu beau regarder, pas un n’était à son poste, tous avait déserter, quelle chose affreuse, plus rien ne m’étonnais maintenant, ils étaient certainement au courant de cette nouvelle depuis notre départ d’Istres voilà pourquoi ils n’ont pas eut le courage de se présenter et ses aec de telle élément que la France voulait conquérir son indépendance, quelle plaisanterie tout de même. Enfin pourris nous étions, et nous pauvres atomes, nous n’avions qu’a marcher droit, où alors gare. Et nous sommes tous partis, dans une tenus plus ou moins décente, sans argent, sans tabac, et surtout sans tiquet, voilà où nous avons été conduits par une poignée de traitre. Le pillage que les Allemands ont fait à Bron est inimaginable, d’Istres nous avions amener toute la caisse de l’escadrille, tant tiquet que tabac plus 2 millions 450 milles francs, des armes anciennes, nouvelles, grenade, fusil, mitrailleuse et mitrailleur, nous avions un magasin de pièces de rechange à l’armurerie de toute beauté, tout a été pris, jusqu’au 2 groupes électrogènes, des dynamos deux camions pleins de matériels, la plupart neuf et qui est plus introuvable, un plein camion de tabac 3 camoin de 6 tonnes remplis de vivres, 4 camionettes pleines de matériels d’habillement, est-ce que, si l’état-Major de la 4e Esle avait bien voulu, n’aurait il pas sauvé ce matériels au mieux, au cas ou toute possibilité était enlevée, est-ce que la population de Lyon où de Bron n’aurait pas été contente de toucher ses denrées rares, pourquoi ne pas avoir vendu toutes les pièces de rechange, au lieu de l’avoir laisser volé par les Allemands, des millions de perdu, du matériel de gaspiller et des vivres volatiliser pour nous, voilà où mène le soit disant mépris du danger. Et ce qui est plus grave d’avoir abandonne leurs hommes, sans secours, sans rien percevoir de ce à quoi nous avions droit, dans une ville déjà malheureuse comme Lyon, où trouver de l’argent quand tant d’ouvrier en aurait eu besoin pour eu, ou trouver des tiquets, quand chaque ménage ne pouvait même pas se suffire, voilà où nous en étions nous, qui voulions une France forte, avouez que ce sont de drôles de procédés pour vous encouragez. vous avez des centres d’acceuils vous allez dire, mais si à la même époque, vous étiez passer à Lyon, vous auriez demander une bôlle de quelque chose et on vous aurait servi du soi-disant bouillan de pot-au-feu, qu’un cochon aurait laisser pour 2 francs, une honte, un sandwich, on vous aurait donner deux rondelles de pain de 20 grammes et un morceau de je ne sais quoi pour 6 francset 20 grammes de tiquet voilà comment nous avont vécu pendant 7 jours au moins avant que l’on fasse quelque chose pour nous, des riches, mais il y en avait beaucoup et même qui travaillaient trop pour eux au dépand de l’ouvrier, beaucoup de bagout, mais quand il s’agit de secourir un semblable, ne conter pas sur moi eux, vous vous rendez compte, je pais le plus d’impôt, s’est moi qui fait vivre l’ouvrier, on me réquisitionne mon usine, je ne peut plus travailler, je pais des taxes partout je donne spontanément de l’argent aux oeuvres, alors pas toujours aux même les corvées. et voilà ce que l’on avait entendu à la même époque à Lyon, où mieux, ce que vous auriez put lire sur le visage deses gens là. Comme sympathie, n’y content pas, j’ai certainement fait tout Lyon à marcher en rond, sans but, avec la faim, mais trop fière pour demandez quoique ce soit, s’est en me promenant, que je fut abordé par un simple ouvrier, beaucoup plus respectable que s’est gens là, qui lui, ne chercha pas des circonlocutions, de suite il m’entraina chez lui où sa femme, aussi gentille que lui d’ailleurs me donna à manger, tout en me prevenant que c’était à la fortune du pôt, quoi de plus humain, qu’est-ce-qu’il faut adminrer le plus, est-ce le geste pour lui-même où la façon de vous l’offrir, je ne sais pas mais ce qu’il y a de sûr, c’est que, si des riches m’avaient emmenés, il est certain, qu’il ne m’aurais pas offert de m’éberger aussi gentiment, du moins avec autant de désinterressement.

carnet 3

29 Décembre 1942 : Et nous avons vécu comme cela une quinzaine de jours, chez les uns où chez les autres, pendant ce temps, l’organe liquidateur était en formation, ci bien que le 28 au soir, nous avions tous nos papiers de démobilisation, plus quelques tickets et argent, nous avont pris le train, étant grouper par département, nous partions tous pour la même destination qui était la Nièvre, toujours au départ nous avions reçu quelque consigne, qui était principalement, de ne pas emporter de paquetage militaire, pas darme surtout, mais moi, je ne me suis pas séparer de mon paquetage je pensais bien, que, les Allemands ne m’aurait rien, que pour toute punition on m’aurait confisquer mon paquetage, enfin, je risquais le tout pour le tout, à la zone de démarcation, les boches ont fait stopper le train, et fait descendre tous les soldats, et la fouille commença, n’ont pas un par un mais au hasard, aussi il ont passé à côté de moi sans rien me demander, après la fouille qui dura bien 1 heure 1/2 nous étions au moins 5000 milles, nous sommes tous remonter et le train est repartis dans la direction de Chagny, Nevers où moi je descendais.

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19e – La relégation – Le premier convoi de récidivistes

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août 312013
 

Article de l’Illustration n° 2282 du 20 novembre 1886

illustration relegation 1

Portail de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré

Nous savons que la loi sur la relégation des récidivistes aux colonies a été votée le 27 mai 1865. Elle vient d’être appliquée pour la première fois.

Ce retard dans l’application de la loi tient à deux causes. L’une est l’indulgence des tribunaux; sachant qu’une peine de plus de trois mois entraînerait la relégation pour certains récidivistes, les juges, quand le délit à punir n’est pas très grave, reculent devant cette aggravation de peine et condamnent à trois mois seulement. L’autre est l’obligation imposée par la loi de ne reléguer que des individus ayant fait leur temps de prison. Ceci vous explique qu’il ait fallu dix-huit mois pour réunir le premier convoi qui vient d’être embarqué.

Il se compose de 438 individus qu’on a amenés des diverses prisons de France au dépôt de Saint-Martin-de-Ré. L’ancienne citadelle de cette île a été convertie en prison, en 1871, pour loger les hommes de la Commune, et l’aumônier, qui y est depuis seize ans, est plein de souvenirs sur le séjour qu’y fit Henri Rochefort et d’autres condamnés des conseils de guerre. Elle est devenue, depuis, le dépôt où les forçats attendent leur embarquement pour Nouméa. La vue d’un des bastions que je vous envoie donnera une idée de ces fortifications à la Vauban. J’ai fait aussi un dessin de la porte au moment où les récidivistes sortent pour aller s’embarquer. Avec son pont-levis et ses herses rébarbatives, elle a bien la mine qui convient à la porte d’un pareil établissement.

Embarquement des récidivistes

Embarquement des récidivistes

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Chemin de ronde de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré

Les forçats ont été délogés de deux des casernes et les récidivistes y ont été installés. Ils y ont passé six semaines à attendre le paquebot qui les emporte, soumis à un régime un peu moins rigoureux que celui des prisons ordinaires. Mes trois dessins du dortoir, du réfectoire et du promenoir formeront un tableau très exact, je crois, de l’existence qu’ils y menaient.

Les dortoirs. – Les dortoirs étaient installés sur le type des dortoirs des forçats; des prévôts, choisis parmi les récidivistes, les surveillaient, et des gardiens faisaient des rondes incessantes pour maintenir l’ordre. Comme lit, un matelas, des draps et des couvertures. Pas plus que les forçats, les récidivistes n’avaient à leur disposition ni feu, ni lumière. Ils se couchaient aussitôt la nuit venue, et ne se levaient que lorsqu’il faisait jour.

Les dortoirs

Les dortoirs

La salle de réfectoire. – Cette salle sert en même temps de chapelle, on y dit la messe le dimanche. Les récidivistes faisaient deux repas par jour. Ils recevaient tous les matins un pain de 750 grammes, moins noir que celui de beaucoup de nos paysans et mieux fait. On leur donnait un quart de vin après le déjeuner, ce que n’ont point les soldats, et de la viande quatre fois par semaine. Ceux qui avaient de l’argent pouvaient acheter des plats supplémentaires jusqu’à concurrence de quarante centimes, maximum de dépenses qu’on ne peut pas dépasser. On leur permettait le tabac à chiquer et le tabac à priser. En somme pour la nourriture, comme pour le coucher, le sort des récidivistes au dépôt n’avait rien de particulièrement pénible.

Le réfectoire des condamnés à Saint-Martin-de-Ré

Le réfectoire des condamnés à Saint-Martin-de-Ré

C’est là, au réfectoire, tous les visages étant tournés vers moi, que j’ai pu examiner le mieux le triste ramassis de misérables dont la société allait se débarrasser. L’administration pénitentiaire, pour épargner une honte inutile aux familles, avait mis comme condition à ma visite que je ne prendrais aucun portrait et que je ne donnerais aucun nom. Mon dessin, pris sur nature, n’en reproduit pas moins, malgré cette restriction, le spectacle étrange et impressionnant où toutes les laideurs morales et physiques étaient confondues : des figures flêtries par le vice et anémiées par les fréquents déjours dans les prisons; des têtes de dogues aux grosses mâchoires et des têtes de fouines rusées et pointues. Le plus chevronné de tous, un homme de quarante-trois ans, en était à sa quarante-sixième condamnation. D’autres en avaient quarante-deux, trente-six, vingt-quatre. La moyenne était de douze à quinze. En somme, des incorrigibles, chez qui tout ressort moral était irrémédiablement brisé. Loin d’affecter du cynisme, la plupart avaient plutôt l’air humble, oblique et louche, hypocrite et mielleux, comme s’ils se faisaient moins d’illusion que personne sur leur propre abjection.

La cour-promenade. – Dans la cour, où ils se groupaient par deux et par trois, il n’y avait plus cette impression d’ensemble, mais on apercevait mieux les allures individuelles, presque tous portant encore leurs effets particuliers. On reconnaissait là le vagabond, effroi de nos paysans, qui erre dans les campagnes, mendiant ici, demandant là avec menaces et volant quand l’occasion s’en présente; type pittoresque, chargé de haillons et qui a quelque chose de la démarche des bêtes sauvages, dont il a embrassé la vie; le rôdeur de barrières avec l’ignoble casquette à pont et la cravate de couleur voyante; l’employé infidèle, coutumier de détournements, qui essaie de garder les manières d’un monsieur dans l’immonde milieu où il est tombé; le camelot des villes, bonneteur et escroc, à la physionomie canaille et rouée.

La cour-promenade

La cour-promenade

Les vagabonds dominaient, dans la proportion de 60 p. 100. Ensuite les motifs de condamnation les plus fréquents étaient le vol, l’escroquerie, la rupture de ban et l’attentat aux moeurs.

Les récidivistes étaient soumis au travail. On leur faisait effilocher de vieilles cordes pour en faire des étoupes à calfater les navires. Je vous envoie le croquis d’un atelier.

Atelier

Atelier

Ils ont toujours témoingné très peu d’entrain pour cette besogne. Tandis que les forçats, leurs voisins, arrivent à produire une moyenne de deux francs par jour, eux n’ont jamais dépassé vingt-sept centimes.

Les moyens de châtiment employés contre eux étaient les mêmes que pour les forçats. Il n’y en a qu’un, du reste, c’est la cellule. Je vous en ai dessiné une. 

Une cellule

Une cellule

Figurez-vous une pièce toute blanche, des murs blancs, le plafond blanc, absolument nue, ayant pour tout mobilier une planche inclinée qui sert de lit et, au pied de ce lit, une chaîne, la manille, qu’on passe au pied du condamné. Il tombe de toute cette blancheur un ennui qui fait froid aux os. Jadis les moyens de répression étaient bien plus cruels; on conserve, au magasin des fers

Magasin des fers

Magasin des fers

des chaînes singulièrement lourdes et ce qu’on appelait le lit de justice

Lit de justice

Lit de justice

, où les forçats dormaient accouplés deux à deux et l’anneau de leur chaîne passé dans une tringle. Ce ne sont plus là que des souvenirs, le lit ne sert plus et les chaînes sont devenues des ornements d’un genre assez lugubre qui festonnent le mur.

L’embarquement. – Avant de s’embarquer, les récidivistes ont dû revêtir un uniforme créé pour eux, une vareuse et un pantalon gris, et un chapeau mou, ront et gris aussi. Ils ont reçu, en outre, chacun une musette de soldat pour y enfermer les objets laissés en leur possession.

Ils ont défilé, surveillés et conduits par des soldats. Une petite anse, ménagée dans le rempart devant la porte de la citadelle, est remplie d’eau à marée haute. C’est là qu’ils se sont embarqués. Des chalands venaient les chercher et les transportait sur l’aviso le Travailleur. Je vous ai fait un dessin de la scène qui ne laissait pas d’être impressionnante. Le Travailleur les a transportés à son tour dans la rade de l’île d’Aix où ils ont été définitivement embarqués à bord du paquebot la Ville-de-Saint-Nazaire affrêté par l’Etat pour les emmener à l’ile des pins, près de la Nouvelle-Calédonie.

Il me paraît intéressant d’ajouter qu’à leur arrivée au dépôt, tous les récidivistes étaient extrêmement irrités. Ils avaient purgé leur condamnation à la prison. Ils se considéraient comme en règle avec la justice et demandaient leur mise en liberté. Quelques uns ont menacé plaisamment le directeur, M. Solari d’écrire à leur député s’il ne les relâchait pas sans délai. M. Solari se contenta de faire afficher la loi de 1885 au réfectoire, où tous purent la lire, et l’agitation se calma.

L’idée de quitter la patrie, de faire un long voyage sur mer et d’aller dans des pays inconnus les épouvantait. Il n’en est guère qui se soient embarqués de bon coeur. Les délits qu’ils avaient l’habitude de commettre les avaient exposés, jusqu’à présent, à quelques jours ou quelques mois de prison seulement; ils risquaient cette peine pour vivre dans la société comme des loups dans un bois, sans cesse traqués mais aimant quand même leur existence d’aventures. Cette relégation qui les arrache au théâtre naturel de leurs exploits, les déconcerte complètement. A voir l’impression produite sur les individus de ce premier convoi, on peut considérer que l’effet de la nouvelle loi sera considérable parmi les chenapans.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer)

août 312013
 

Dép. : S.M. ; arr. : Rouen ; cant. : Boos

Gén. él. : Rouen ; pop : 336 f.

Seigneur : Caillot de Coquereaumont ; patron : évêque d’Evreux en tant qu’abbé de Lyre.

Procès verbal

Ass. : 24 mars, « en la manière accoutumée », devant Cl. Dupont, syndic.

Comp. : Lo. Bétille, Et. Deveillant, Ph. Hardy, Fr. Guiffard, Fr. Garain, Kac. Bétille, Lo. Grenet, Jac. Bultel, P. Monnier, Cl. Bétille, J. Léthoré, Den. Monnoye, P. Pinchon, Jac. Hardy, Blaise Vierray, Rom. Busvestre, Mic. Lesur, P. N. Leprêtre, Eléonor Lesur, N. Langlois, P.Legrand, Lo. Ledoux, Ch. Leroux, Benoît Gestz, P. Martin, Lo. Pellerin, Gilb. Mignot, Mic. Bultel, J. Hacou, N. Goubert, P. Sanson, Guil. Delamare, N. Bon, Mic. Manseville

Dép. : Et. Deveillant

Cahier

[Observent :]

  1. Que partie des biens fonds n’étant pas bornés occasionne des difficultés et procès ; pourquoi demandent qu’il plaise à S. M. de nous donner un règlement qui ordonne les abornements de tous les héritages de chacun afin d’éviter aux contestations et procès qui souvent ruinent plusieurs citoyens.# Remontre aussi que s’il n’y avoit qu’une seule mesure pour les grains, pour les boissons, qu’un seul poids, qu’un seul aunage ; que, cette mesure étant générale, facilteroit plusieurs citoyens qui, ne connaissant pas la différence qui résulte de ces mesures, les empêche d’en scavoir le pris d’un pays en un autre, et qu’étant la même partout, les mettroit à portée de connoître le prix de ces denrées et marchandises, et le benefice qu’ils pourraient faire pour le transport d’un bout du royaume à l’autre.
  2. Demande aussi les boissons libres et exemptes de tous droits, le sel et tabac aussi marchandises libres, ce qui pourroit produire un bénéfice à l’Etat par la suppression des receveurs et autres personnes occupées à ces emplois, lesquels sont payés par les finances de S. M.
  3. Que partie des habitants de la paroisse, au nombre de 400 environ, se plaignent de ce que les travaux leur manque ; que occupés à la filature du cotton qui est l’unique ressource de gagner leur vie dans le pays, quen au moyen de la charté des denrées et de la diminution de leurs travaux qu’occasionne le mauvais commerce, qu’ils ne peuvent plus subvenir à à gagner leur subsistance et celle de leurs enfans ; et par ce moyen, se trouvent réduits à la dernière misère. Que, chargés d’impositions : taille, capitation, accessoires, corvée, dont ils sont obligés de payer à S. M., il ne sçavait plus quel moyen et par quelle manière y satisfaire, supplient S. M. d’y avoir égard, ainsi qu’à la misère dont ils se trouvent réduits.
  4. Remontre aussi que, lors de la dernière déclaration des vingtièmes qu’elle n’a été faite avec aucune exactitude ; que cette répartition n’est point égale, vu les abus qui sy sont commis, faute de la connaissance des fonds des propriétaires, dont ceux qui étoient chargés de cette opération n’avoient pas. Le bénéficecure de la ditte paroisse, ainsi que les maisons de plusieurs personnes nobles, les terres labourables qu’ils font valoir, les bois et autres ne payant pas tailles et suittes, demande que ces biens payent ay Roy tels que ceux du Tiers état.
  5. Représente aussi que MM. les abbés de Lyre et de Saint Ouen jouissent des grosses dixmes de la paroisse ; laissent encore à la charge de la parroisse de 200 l. annuellement pour la commission du sr. vicaire et qu’au moins ces messieurs qui possèdent un bénéfice assez considérable devroient estre chargés de payer cette somme poiur la commission du sr. vicaire, vu l nombre d(habitans de la paroisse qui, avec peine aujourd’hui, ne peuvent plus payer.
  6. Demande aussi que les défrichements des communes afin de mettre en agriculture ceux qui y seront propres et les autres estre plantés en bois. Que toutes les communes retournent au profit de S. M. ou pour les hôpitaux des pauvres de chaque endroit, ainsi que les places communes.
  7. Demandons aussi à S. M. qu’il lui plaise d’établir un seul impôt, et que cet impôt soit fixé sur tous les biens fonds du Royaume, tant sur ceux du clergé que de la noblesse et du Tiers état ; et qu’ils soient imposés avec une juste répartition où chaqun payeroit égallement ; que celà pourroit encore éviter au frais des receveurs qui doivent coûter à l’état.
  8. Demande aussi que tous les petits procès aissant dans la paroisse, lesquels, après avoir été dans les juridictions, deviennent à estre renvoyés par devant des laboureurs de la parroisse qui sont nommés arbitres. Mais pour arriver à ce but, il coûte beaucoup de frais au lieu que, si ces petites difficultés dans leur commencement étoient sous les yeux du sr. curé et des membres de l’assemblée municipale qui pourroit en discuter, celà éviteroit beaucoup de frais et sur la décision qu’en auroit rendue l’assemblée municipale, les parties n’étant pas d’accord et se poursuivoiroient dans telle justice royale qu’il plairoit à S. M.
  9. Demanderoient aussi que le Roy leur accorde la supression de banalité de moulin, auquel ils se trouvent assujettis envers les seigneurs pour le moulage (sic) de leurs grains.
  10. Représente aussi qu’étant riverains de la forêt et que, n’ayant aucun patûrage, il leur étoit autrefois accordé le patûrage de leur bestiaux dans la forest dans les ventes au-dessus de 10 ans, mais qu’en étant privés aujourdhuy, ils suplient S. M. de bien vouloir leur accorder, d’autant que celà ne fait aucun tart à l aforest, et que celà sera d’une grande utilité pur ceux qui ont des enfans, lesquels pourront avoir une vache afin d’avoir du lait pour élever leurs enfans.
  11. Que plusieurs laboureurs et particuliers ayant des terres voisines de la forest, se plaignent de ce que le gibier tel que le lapin, cerf, sanglier et autres, font un tort considérable à leurs récoltes ; que vu les plaintes portées aux gardes de la Conservation, il n’en écoutent rien et ne se conforment en rien du tout aux règlements qui nous ont été accordés à ce sujet par S. M.
  12. Que les pigeons, pendant les semences et les récoltes, ne cessent de sortir, font un tort considérable aux récoltes ; pourquoy nous prions S. M. de donner un règlement à cet égard.
  13. Demondons que l’on arrette le cours des mendians étrangers et que, à l’égard des pauvres de la paroisse réduits à la mandicité et qui attendent le secours annuel de tout le monde, ne pouvant dans notre parroisse y estre assistés vu qu’il n’y a que 16 s. d’aumône qu’il puisse estre étably au bureau d’hospitalité dans la parroisse pour pourvoir à leur besoin et substance.

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