Photographies de famille de Laëtitia

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Photographies de famille de Laëtitia
fév 242014
 
22article(s)

André Pessiot (1922-1999)

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur André Pessiot (1922-1999)
août 312013
 
apessiot

André Pessiot

Mon grand-père André Pierre Pessiot est né le 9 décembre 1922 à la Guerche-sur-l’Aubois (18). Il est le fils de Jean Pessiot (1897-1965) ouvrier mécanicien aux chemins de fer Paris-Lyon-Méditérannée et d’Alice Prévost (1903-1966). Sa mère est fille d’un couple de mariniers Antoine Prévost et Eugénie Barbiot. C’est ainsi qu’André recevra le baptême des mariniers : il sera plongé dans l’eau suspendu à une corde du pont de la péniche de ses grands-parents.  Lorsqu’il a environ 3 ans, sa mère quitte son père et lui laisse son fils. André ne la reverra jamais.

Jean Pessiot étant peu disponible en raison de son travail, il confie André à ses parents Pierre Pessiot et Victoire Fleurier. André habite donc à Fonfrin, hameau de la Guerche, jusqu’à son certificat d’étude, qu’il obtient après s’être présenté à l’examen en candidat libre, son instituteur ayant refusé de l’y inscrire.  À 14 ans il quitte la Guerche pour rejoindre son père à Nevers (58). Ce dernier lui trouve une place dans un garage pour y apprendre la mécanique. André n’est pas du tout intéressé et ne reste que quelques semaines dans cet emploi. Son père lui obtient alors un emploi aux chemins de fer comme ouvrier aux ateliers de Vauzelles où il travaillera jusqu’en 1940. C’est à cette époque qu’il apprendra à jouer au billard, loisir qu’il pratiquera toute sa vie. C’est le fils du patron de l’hôtel où il logeait à Nevers qui lui apprend le jeu.  En 1941, à 18 ans, il s’engage dans l’armée de l’air. Le temps de faire ses classes, les allemands envahissent la zone libre, et il est démobilisé. En 1943, il est convoqué pour le STO. Son père le prévient alors de la venue des gendarmes et lui indique comment rejoindre le « maquis » où il passera le reste de la guerre.

Juste après la guerre, il est réintégré dans l’armée de l’air comme aspirant, mais son contrat n’est pas renouvelé  et il monte alors à Paris où il a quelques cousins. Il travaille un temps à Paris-Soir, puis décide de passer un CAP de soudeur.

pessiot-aube

Mariage André et Micheline – 1948

Au cours d’une visite à d’autres cousins à Rouen (les Viel), il fait connaissance avec la fille des boulangers voisins, Micheline Aubé, qui deviendra ma grand-mère. Il trouve un emploi de soudeur sur le chantier du Pont Corneille, et le couple se marie le 12 avril 1948 à Rouen. Leur fils Guy (mon père) naît un an plus tard le 7 mai 1949, et leur fille Patricia le 11 octobre 1954.

André est ensuite agent d’assurances à la Winterthur, puis termine sa carrière en tant que sous-directeur de ‘Normandie Propreté’.  Il n’a jamais revu son père après la guerre. Pour son mariage, il l’avait invité, mais celui-ci n’est pas venu. André n’est donc pas allé à son enterrement. Quant à sa mère, il n’en a jamais eu de nouvelles.  Voir le texte écrit à l’occasion des 50 ans de mariage de mes grand-parents sur le blog de mon père.

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).

Raymond Aubé (1899-1971)

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Raymond Aubé (1899-1971)
août 312013
 

Raymond AubéMon arrière-grand-père, Raymond Elie Aubé est né à Rouen (76) le 1er mars 1899.   Il est de la classe 1919, mais est appelé à l’armée dès 1918. Il appartient au 25ème régiment d’artillerie. Il se bat contre l’Allemagne du 21 avril 1918 au 23 octobre 1919, puis part ensuite en Syrie jusqu’au 22 décembre 1920. Il rentre chez lui le 24 mars 1921.  Il se marie le 12 mai 1924 à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) avec Solange Levasseur née à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) le 15 mai 1903. Tous deux enfants de boulangers, c’est peut-être ce qui les a réunis.

rue louis blanc

Boulangerie du 58 rue Louis Blanc

Raymond quitte dès son mariage la boulangerie familiale de la rue des Charrettes à Rouen, pour s’installer à son compte sur la rive gauche de la Seine, dans la boulangerie du 58 rue Louis Blanc à Rouen (76), où naîtront leurs trois filles Christiane (1925), Micheline (1927) et Rolande (1928).

aube christiane

Christiane Aubé

communion aube

Rolande et Micheline Aubé

N’étant pas là à l’époque je ne sais pas grand chose de leur vie avant la guerre, mais l’événement qui restera dans la mémoire familiale est la présence à la boulangerie pendant l’hiver 1936-37 du jeune commis André Raimbourg. Il ne restera pas longtemps chez eux et partira jouer la comédie à Paris où il deviendra Bourvil. A son départ il aura laissé à la famille un chien nommé Ripo.

Début juin 1940, la famille Aubé connaît le sort d’une grande partie des habitants du nord de la France. Les allemands arrivent, on sait que les ponts vont sauter, Raymond et son frère Daniel décident de partir de Rouen. Ils laissent leur dernière fournée de pain sur le trottoir et partent avec femmes et enfants vers le sud. Ils sont arrêtés au Mans. Raymond et Daniel étaient mobilisés en tant que boulangers et, par conséquent, ils n’avaient pas le droit de partir. Ils sont donc réquisitionnés et envoyés à Toulouse pour être renvoyés à Rouen. Ils remontent tous assez rapidement. Seules restent Christiane, Micheline, Rolande et leur mère, en raison de la maladie de Christiane. Celle-ci étant déjà malade à Rouen, a mal supporté le voyage et son état s’est aggravé dès l’arrivée à Toulouse. Elle y décède 2 mois plus tard le 27 août à l’Hôtel-Dieu. Micheline, Rolande et leur mère remontent alors à Rouen.

Après la guerre, les filles, quoique bien surveillées par leur mère, trouveront leurs princes charmants, qu’elles épouseront en 1948 et 1949. Voir à ce sujet le texte écrit à l’occasion des 50 ans de mariage de Micheline et André Pessiot sur le blog de mon père.

mariage pessiot aube

Mariage de Micheline Aubé et André Pessiot le 12/04/1948 à Rouen

mariage morel aube

Mariage de Rolande Aubé et Robert Morel

cafe darnetal

Café rue Sadi Carnot à Darnétal

Dans les années soixante, Solange et Raymond s’installent à Darnétal (76) où ils tiendront un café, rue Sadi Carnot, pendant environ 5 ans, jusqu’à leur retraite. Ils s’installent ensuite rue Armand Carrel à Rouen (76). Raymond décèdera en 1971 et Solange en 1981.  Ils auront eu 3 filles, 5 petits-enfants, 14 arrière-petits-enfants, et de nombreux arrière-arrière-petits-enfants.

Parents de Raymond Aubé

llorillon

Louisa Henriette Lorillon

aaube

Aimable Daniel Léon Aubé

Raymond est le fils d’Aimable Daniel Léon Aubé (dont le prénom d’usage était Daniel) et de Louisa Henriette Lorillon . Ceux-ci se sont mariés le lundi 17 mai 1897 à Canteleu (76). Lui était alors garçon boulanger, elle était repasseuse et ils habitaient tous deux à Canteleu.  Dès leur mariage il s’installent au 64 rue des Charettes à Rouen (76) où sont vraisemblablement nés leurs deux fils, Daniel en 1898, et Raymond en 1899.  À partir de 1923-1924, il semble que leur premier fils Daniel prenne la succession à la boulangerie. Je suppose que c’est à cette époque que le couple se retire dans la maison qu’il possédait à Bihorel (76) pour y passer sa retraite. Ils n’ont pourtant alors qu’une cinquantaine d’années.  Aimable décède le 29 mars 1932 dans la maison de Bihorel (76) suite à une péritonite. Il est enterré au cimetière de Bihorel (76).  Louisa Henriette continue alors à vivre à Bihorel. En 1928, une attaque, alors qu’elle portait sa petite-fille Rolande dans ses bras, la laisse paralysée. Elle décède le 9 janvier 1940 à Canville-les-Deux-Eglises (76). Elle est enterrée au cimetière de Bihorel (76) avec son mari.

Ascendance de Raymond Aubé

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

L’ascendance de Raymond Aubé est à ma connaissance à 99,99 % normande, avec une toute petite origine picarde mais dans l’Oise et vraiment à la limite de la Normandie.  Les Aubé viennent principalement des cantons de Bacqueville-en-Caux et Tôtes entre la Saâne et la Scie, mais aussi de Rouen et la vallée du Cailly. Et beaucoup plus à l’ouest certains venaient d’Avranches dans la Manche et d’autres du Calvados.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).