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Auteur : Laëtitia

Sosa 362 – Nicolas Robert Lacaille (1744-1782)

J’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à mon arbre de rédiger un billet sur certains de mes ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort parmi mes sosas dans les générations 5 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Voici maintenant le tour de Nicolas Robert Lacaille, mon sosa 362.
Sans ce tirage au sort, je n’aurais sans doute pas écrit sur cet ancêtre…

Lien entre Nicolas Robert Lacaille et Laëtitia Pessiot

Nicolas Robert Lacaille est un cauchois pure souche.
Troisième enfant de Robert Lacaille et Marie Catherine Talbot, il naît le 6 septembre 1744 à Ourville-en-Caux. Ses parents se sont mariés 7 ans auparavant à Beuzeville-la-Guérard le 30 septembre 1737 et ont déjà 2 enfants, Marie Anne 5 ans, née le 8 novembre 1739 et Guillaume, presque 3 ans, né le 12 janvier 1742 également à Ourville. Robert, son père, est alors berger et domestique (agricole je suppose).

Il sera journalier, tantôt ouvrier charpentier ou batteur en grange à la fin de l’été.

Eau forte battage en grange
Le batteur en grange

A partir de septembre, les batteurs en grange vendaient leurs bras de ferme en ferme pour battre le blé ou autres céréales récoltées dans l’année afin de séparer le grain et l’ivraie. Ils travaillaient sur une aire de terre battue, surface plane aménagée dans un coin de la grange. C’était un métier pénible, très physique, pénible pour les muscles, mais également pour les poumons. Il existe d’ailleurs la maladie des batteurs en grange (ou maladie du poumon des fermiers) due à l’inhalation des poussières générées par le battage. Nicolas est mort jeune (37 ans), serait-ce à cause de problèmes pulmonaires générés par sa profession ?
Nous ne le saurons sans doute jamais.

Pour retracer la chronologie de sa vie, voici une petite « story map » pour l’illustrer (ce sera toujours moins rébarbatif qu’un texte listant l’un après l’autre les différentes étapes de sa vie, car j’ai malheureusement peu de matière aujourd’hui pour aller plus loin.

Sources:

Sosa 27 – Marie Josèphe Guignère Le Gohalen (1852-1921)

J’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à mon arbre de rédiger un billet sur certains de mes ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort parmi mes sosas dans les générations 5 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Le sort a désigné le n° 27, soit Marie Josèphe Guignère Le Gohalen la grand-mère maternelle de mon grand-père Charles Moisan (sosa 6)
Cela me ramène aux premières heures de ma généalogie. En effet il s’agit de ces quelques ascendants pour lesquels j’ai connu des personnes qui les ont côtoyées. Quand j’ai commencé la généalogie (vers 11 ans) j’ai eu tout le loisir d’interroger mes grand-parents sur leur famille. Mon papy m’avait donc parlé de sa grand-mère. Malgré cela j’ai quand même eu du mal avec Marie Josèphe… en effet j’ai tout d’abord mis du temps à trouver son mariage. avec Joachim Marie Toumelin (sosa 26).
Le couple a eu 3 enfants tous trois nés à Crac’h : Jeanne Marie Louise (dite Louise) mon arrière-grand-mère, le 27 janvier 1878, Auguste Pierre Marie, le 28 août 1879  et Louis Marie le 1er février 1884.
C’est donc tout naturellement à Crac’h que j’ai cherché leur mariage : sans succès.
Mon grand-père m’avait dit que sa grand-mère venait de Sainte-Anne d’Auray, mais là non plus (ni à Pluneret) je n’ai rien trouvé.
Je l’ai finalement trouvé entre Crac’h et Saint-Anne, à Auray. Ils s’y sont en effet mariés le 17 avril 1877, car c’était là que Marie Josèphe habitait à l’époque. Joachim, lui demeurait alors à Crac’h au Plessis. Il était cocher ou conducteur de voiture et le sera toute sa vie.
J’apprends donc grâce à cet acte que Marie Josèphe est la fille de Marc (sosa 54) et Marie Françoise Lorho (sosa 55) de Pluvigner où elle est née le 11 janvier 1852. Elle est l’aînée de 9 enfants.
Pour son décès, ça a été plus compliqué et ce n’est que récemment que j’ai pû trouver sa date. Pourtant mon grand-père, qui avait peu de souvenirs de sa grand-mère, se souvenait qu’elle était décédée à Vannes quand il y habitait encore, mais ne savait pas la date exacte. Cela me donnait une fourchette allant 1912 à 1924 environ. En effet Charles est né en 1912 et est parti dans les enfants de troupe à Tulles après la mort de son père en 1921, probablement entre 10 et 12 ans. Par ailleurs il m’avait dit qu’à la fin de sa vie elle était hébergée chez les Petites Sœurs des Pauvres.

Le bâtiment des Petites Soeurs des Pauvres à Vannes en 2000(Article du Télégramme du 4 novembre 2000)

Lors d’un voyage à Vannes au tout début des années 2000, j’avais été à la marie où une secrétaire de mairie avait cherché pour moi dans les registres et n’avait pas trouvé ce décès. Je me souviens que j’aurais aimé chercher moi-même, mais elle ne m’a pas laissée feuilleter le registre. J’étais pourtant quasiment certaine que cet acte devait s’y trouver…. j’étais alors allé chez les Petites Sœurs des Pauvres toujours à Vannes, en espérant peut-être qu’elles auraient conservé des archives. Et j’étais tombée en plein déménagement ! Ce n’était pas le moment de consulter les archives si tant est qu’il y en avait. J’étais tombée en pleine messe, je n’ai pas voulu insister auprès de la charmante sœur qui m’avait accueillie.

Ce n’est donc que récemment en consultant la presse sur le site des archives départementales du Morbihan, que j’ai trouvé un avis de décès dans la Liberté du Morbihan du 7 août 1921 :

Avis de décès de Marie-Josèphe Le Gohalen
Le Gohalen, Marie Josèphe Guignère – avis de deces – La Liberté du Morbihan – 07-08-1921 – Vannes (AD 56 – Presse ancienne – La Liberté du Morbihan – 07-08-1921 – vue 3)

Mon grand-père avait donc bien raison. Le 6 place du Champ de Foire (aujourd’hui place de la Libération) était l’adresse des Petites Sœurs des Pauvres à Vannes.

Sources :

  • Etat-civil :
    • Le Gohalen, Marie Josèphe Guignère – acte de naissance – 11-01-1852 – Pluvigner
    • Thumelin, Joachim Marie – Le Gohalen, Marie Josephe Guignere – acte de mariage – 17-04-1877 – Auray (AM Auray – registre des mariages 1877-1882)
    • Toumelin, Jeanne Marie Louise – acte de naissance – 27-01-1878 – Crac’h
    • Toumelin, Auguste Pierre Marie – acte de naissance – 28-08-1879 – Crac’h (AD 56 – Pluvigner – NMD – 1872-1883)
    • Toumelin, Louis Marie – acte de naissance – 01-02-1884 – Crac’h
    • Thumelin, Joachim Marie – acte de deces – 30-05-1887 – Pluneret
  • Presse :

Sosa 42 – Elie Nicolas Lorillon (1843-1905)

J’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à mon arbre de rédiger un billet sur certains de mes ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort parmi mes sosas dans les générations 5 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Après Jean Brien, c’est le numéro 42 qui a été tiré au sort. Il s’agit d’Elie Lorillon (ou plus exactement Elie Nicolas) le grand-père de mon arrière-grand-père Raymond Elie Aubé. On comprend tout de suite de qui Raymond tient son deuxième prénom.

Elie est le deuxième et dernier enfant de Nicolas Edouard Lorillon (sosa 84) et Pauline Delacroix (sosa 85).  
Il est né le 20 novembre 1843 à Canteleu, 2 ans après sa soeur Pauline Anastasie née le 27 août 1841. A sa naissance son père est journalier après avoir été employé des douanes quelques années plus tôt. Ses parents habitaient alors à Croisset, un des trois hameaux de Canteleu à l’époque. Canteleu, à l’ouest de Rouen s’étend des rives de la Seine et du Cailly au plateau de Roumare. C’est sur ce plateau que se trouve le centre actuel de la ville, mais il ne s’est urbanisé que dans les années 60. Auparavant et notamment au XIXe siècle d’Elie, la ville était principalement constituée de ses trois hameaux Dieppedalle, Croisset et Bapeaume (du sud au nord).

Carte d'Etat-Major (IGN - Géoportail)
Carte d’Etat-Major (IGN – Géoportail)

La famille Lorillon est installée depuis peu à Canteleu. En effet la papa, Nicolas Edouard, n’est pas né à Canteleu mais à Treforest dans le Pays de Bray. Ses parents étaient François Lorillon et Marguerite Payen. Même si j’ai sû très vite le nom de ces derniers, je les ai cherché pendant des années en ne trouvant rien sur eux, ni décès, ni mariage, ni naissance. Et ce n’est qu’il y quelques semaines que j’ai enfin éclairci une partie du mystère… que je ne dévoilerai pas ici car j’écrirai sans doute bientôt un billet à ce sujet.
Mais du côté de sa maman, Elie est malgré un cantilien pure souche puisqu’il peut se targuer d’une ascendance cantilienne sur au moins 3 générations.

Extrait de l’Annuaire statistique du département de la Seine-Inférieure, pour l’année 1823 (Google Books)

Revenons donc à Elie. En 1869, il a 26 ans et habite à Dieppedalle avec ses parents. Ils sont fabricants de craie. Comme sur une grande partie de la vallée de la Seine, Dieppedalle est surplombé de falaises de craie. Comme elle est de très bonne qualité à cet endroit on y fabrique des craies pour les tableaux noirs, ainsi que du blanc d’Espagne.

A mi-côte on peut voir une veine de craie qui été exploitée

Le 11 octobre 1869, Elie épouse Rose Françoise Eugénie Lemarchand (sosa 43) à Grand-Quevilly où cette dernière habite alors avec ses parents. Sont présents :

  • Nicolas Edouard Lorillon et Pauline Delacroix parents du marié,
  • Adrien Eugène Lemarchand (sosa 86) et Françoise Victorine Martin (sosa 87) parents de la mariée,
  • Pierre Edouard Grelley qui est dit oncle du marié et qui est en réalité son grand-oncle puisqu’il est le frère de sa grand-mère maternelle Victoire Pauline Grelley (sosa 171), tous deux enfants de Nicolas Claude Grelley mon ancêtre capitaine de navire (sosa 342) arrière-grand-père d’Elie,
  • Louis Bazire cousin par alliance du marié sa femme étant Eugénie Désirée Delacroix cousine germaine d’Elie,
  • Achille Hardy beau-frère de la mariée, époux de sa soeur Marie Modeste Françoise,
  • et Alphonse Jacques Lecat oncle de la mariée.

Le couple demeurera à Dieppedalle où naîtront tous leurs enfants.
Ils ont d’abord deux filles Eugénie Elise et Eugénie Pauline nées respectivement en 1870 et 1871 et dont je ne sais rien ensuite. Elles sont peut-être décédées en bas âge mais je n’ai pas trouvé leur décès.
Vient ensuite Louis Elie en 1872 qui sera menuiser. En 1902 il fondera, avec 45 autres ouvriers, la coopérative « L »Aube » dont il sera président et gérant. Il décédera en 1950 à Canteleu.

Entrefilet dans le Populaire du 05/03/1924 (Gallica)

Le 2 novembre1874 a dû être une journée chargée pour Elie. En effet le matin vers 10 heures il va déclarer à la mairie de Grand-Quevilly le décès de son beau-père Adrien Lemarchand décédé la veille, puis à 11 heures 30 il déclare à la mairie de Canteleu la naissance de son fils Edouard Achille venu au monde dans la nuit.
Ce dernier sera charpentier et partira pour Paris où il se mariera en juillet 1905. Il reviendra de la guerre de 1914-18, mais très affaibli par les gaz. Ne pouvant plus travailler et désespéré, il se suicidera en 1924.
 
Mon arrière-grand-mère Louisa Henriette (sosa 21) est née quant à elle le 30 janvier 1876 et décédera en 1940. Elle se mariera à Canteleu le 17 mai 1897 avec Aimable Daniel Léon Aubé (sosa 20) boulanger avec qui elle aura deux enfants.
 
Un dernier fils naît ensuite le 8 janvier 1878 Albert Paul. Il sera peintre et mourra en 1960. 
 
Jusqu’à environ 1875, il semble qu’il a été fabricant de craie comme son père avec qui il travaillait probablement. Il devient ensuite blanchisseur, métier qu’il exercera ensuite jusqu’à la retraite.
 
Le 13 décembre 1883, sa mère décède chez elle à Dieppedalle. Quelques années plus tard, le 3 octobre 1890, son père meurt également chez lui.
 
Le 17 mai 1897 il assiste au mariage de sa fille Louisa Henriette avec Aimable Daniel Léon Aubé (sosa 20) né à Varvannes, mais à cette époque garçon boulanger à Canteleu. Juste après leur mariage ils s’installent à Rouen dans la boulangerie du 64 rue des Charrettes. Ils auront deux enfants Daniel né en 1898 et Raymond en 1899.
 
Le 19 février 1899, sa soeur Pauline meurt célibataire à l’Hôtel-Dieu de Rouen.
 
Le 8 juillet 1901 son fils Albert Paul se marie à Canteleu avec Victorine Gabrielle Thorel.
 
Le 8 juillet 1905 il assiste à Paris au mariage de son fils Edouard Achille avec Marie Louise Landry.
 
Le 28 décembre 1905 il meurt à Canteleu dont il était alors conseiller municipal.
 

Sources :

  • Etat-civil :Lorillon, Elie Nicolas – acte de naissance – 21-11-1843 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1843 – 3E 00482 – vue 92)
  • Lorillon, Elie Nicolas – Lemarchand, Rose Françoise Eugénie – acte de mariage – 11-10-1869 – Grand-Quevilly (AD 76 – Grand-Quevilly (Le) – NMD 11/06/1869-1869 – 3E 00999 – vue 25)
  • Lorillon, Pauline Anastasie – acte de naissance – 28-08-1841 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1841 – 3E 00482 – vue 68)
  • Lorillon, Pauline Anastasie – acte de deces – 20-02-1899 – Hôtel-Dieu – Rouen (AD 76 – Rouen (Hôtel-Dieu) – D 1899-15/07/1899 – 4E 13933 – vue 29)
  • Lorillon, Eugénie Elise – acte de naissance – 12-07-1870 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1870 – 3E 00482 – vue 91)
  • Lorillon, Eugénie Pauline – acte de naissance – 13-12-1871 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1871 – 3E 00482 – vue 120)
  • Lorillon, Louis Elie – acte de naissance – 13-11-1872 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1872 – 3E 00482 – vue 103)
  • Lorillon, Louis Elie – Ducoudray, Victorine Marie Désirée – acte de mariage – 26-04-1897 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1897-08/06/1897 – 4E 13600 – vues 92-94)
  • Lorillon, Edouard Achille – acte de naissance – 02-11-1874 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1874 – 3E 00482 – vues 81-82)
  • Lorillon, Edouard Achille – Landry, Marie Louise – acte de mariage – 08-07-1905 – 14e – Paris (AM 75 – Paris – M 4 juillet 1905-11 juillet 1905 – 14M 174 – vue 7)
  • Lorillon, Edouard Achille – acte de deces – 04-03-1924 – Paris 20e (AM 75 – Paris – D 25 février 1924-17 mars 1924 – 20D 299 – vue 14)
  • Lorillon, Louisa Henriette – acte de naissance – 31-01-1876 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1876 – 3E 00482  – vue 8)
  • Aubé, Aimable Daniel Léon – Lorillon, Louisa Henriette – acte de mariage – 17-05-1897 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1897-08/06/1897 – 4E 13600 – vues 109-111)
  • Lorillon, Albert Paul – acte de naissance – 08-01-1878 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1878 – 3E 00482 – vue 3)
  • Lorillon, Nicolas Edouard – acte de deces – 06-10-1890 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 12/07/1890-1890 – 4E 11372 – vue 79)
  • Delacroix, Pauline – acte de deces – 13-12-1883 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1883 – 3E 00482 – vues 146-147)
  • Journaux :Lorillon, Elie Nicolas – avis deces – 29-12-1905 – Journal de Rouen (AD 76 – Journal de Rouen – JPL 3_229 – 29-12-1905 – vue 4)
  • Lorillon, Edouard Achille – article Paris-Soir – 05-03-1924 (Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76384595/f3.item)
  • Lorillon, Edouard Achille – article Le Populaire – 05-03-1924 (Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k818710k/f1.item)
  • Livres :Lejard, Alice W. – Canteleu aux multiples facettes – 2000 – ISBN : 2-9516176-0-7
  • Rouger, Hubert (1875-1958) – Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l’Internationale ouvrière ; 3, 9-12. La France socialiste. Tome 3,Partie 2 – 1912-1921. (Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6260892b/f601.image)
  • Autre :Fiche de Paul Profichet sur le Maitron (https://maitron.fr/spip.php?article127465)

Sosa 196/200 – Jean Brien – Mon premier implexe

J’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à mon arbre de rédiger un billet sur certains de mes ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort parmi mes sosas dans les générations 5 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Le premier vainqueur de ce tirage au sort est donc le n° 200. Il s’agit de Jean Brien qui est aussi mon sosa 196. il s’agit en fait du premier implexe que j’ai trouvé dans ma généalogie. Jean est en effet le père de mes sosas 98 et 100, Olivier et Guillaume Brien. Il est l’arrière-grand-père des deux parents de mon propre arrière-grand-père Paul Moisan (sosa 12).

De_Jean_Brien_a_Laetitia_Pessiot

Et en plus d’être un implexe, il s’agit aussi d’une épine, je ne sais rien de ses parents ! Je n’ai globalement pas eu trop de difficulté avec mes ancêtres morbihannais, mais lui est une énigme depuis bien longtemps et je n’arrive pas à débloquer cette branche.
Jean voit donc le jour vers 1712 à Grand-Champ ou ses environs et décédera environ 75 ans plus tard à Cliscouët à Vannes le 1er juin 1787. Il aura toute sa vie été laboureur.
Il épouse avant 1756, et probablement vers 1750, Marguerite Morio (sosa 197/201) née à Séné le 9 mars 1726.
Le 28 mars 1756 naît leur fille Radegonde.
Le 26 octobre 1758 son fis Olivier (sosa 98).
Le 20 avril 1762 son fis Guillaume (sosa 100).
Ces deux garçons ont encore deux autres sœurs : Julienne, née le 7 avril 1764, et Gillette le 24 novembre 1766.
Tous ces enfants sont nés à Cliscouët où habitaient leurs parents.

Écart, Cliscouët (Vannes) - Plan cadastral de 1809, section F. AD Morbihan 3P.
Écart, Cliscouët (Vannes) – Plan cadastral de 1809, section F. AD Morbihan 3P (L’inventaire du patrimoine culturel en Bretagne).

Le 18 février 1781, toujours paroisse Saint-Patern, Jean assiste au mariage de sa fille aînée Radegonde avec Martin Le Cor. Celle-ci décède peu de temps après à son domicile rue Vieille Boucherie, le 20 septembre 1782 à l’âge de 25 ans.

Marguerite, son épouse, décède le 30 mars 1785 à Cliscouët tout comme Jean 2 ans plus tard le 1er juin 1787.
Et bien voilà… c’est à peu près tout ce que je connais de Jean…
Son acte recèle un petit mystère supplémentaire.
000196 - Brien, Jean - acte de deces - 02-06-1787 - Saint-Patern - Vannes
En effet il y est indiqué que Jean a été marié en premières noces avec Allanette Le Dersay. J’ai aussi longtemps cherché ce mariage. En vain ! Mais j’ai réalisé il y a peu que cela devait être une erreur dans l’acte. En effet j’imagine que ce sont ses enfants qui ont indiqué cette information au prêtre qui n’a pas dû la vérifier (moins rigoureux qu’un bon généalogiste qui doit toujours vérifier ses sources). Or je pense qu’Olivier a confondu son père avec celui de sa femme Anne Vincente Le Mellec (sosa 99)… oui je sais c’est un peu bizarre, mais il se trouve que Julien Le Mellec (sosa 198) père d’Anne Vincente a bien épousé en premières noce une Allanette Le Dressay. Le couple avait sans doute entendu parler d’un premier mariage avec une Allanette Le Dersay et… ils se sont emmêlés les pinceaux. Le jour où je trouverai l’acte de mariage de Jean et Marguerite Morio, je pourrai, je pense, confirmer cette hypothèse.

Sources :

  • Etat-civil:
    • Morio, Marguerite – acte de naissance – 09-03-1726 – Séné (AD 56 – Séné – BMS 1676-1733)
    • Le Mellec, Julien – Le Dressay, Allanette – acte de mariage – 26-11-1755 – Saint-Avé (AD 56 – Saint-Avé – BMS 1742-1777 – vue 174)
    • Brien, Radegonde – acte de naissance – 28-03-1756 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Patern) – BMS 1753-1758 – vue 347)
    • Brien, Guillaume – acte de naissance – 20-04-1762 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes – Saint-Patern – BMS 1761-1765)
    • Brien, Julienne – acte de naissance – 07-03-1764 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Patern) – BMS 1760-1765 – vue 467)
    • Brien, Gillette – acte de naissance – 25-11-1766 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes – Saint-Patern – BM 1766-1766)
    • Le Cor, Martin – Brien, Radegonde – acte de mariage – 18-02-1781 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Patern) – BMS 1780-1784 – vue 162)
    • Brien, Radegonde – acte de deces – 20-09-1782 – Saint-Salomon – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Salomon) – BMS 1761-1791 – vue 572)
    • Brien, Jean – acte de deces – 02-06-1787 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes – Saint-Patern – BMS 1785-1789 – vue 417)
  • Autres :

Quelques cousins

Comme dit l’adage bien connu des généalogistes : nous sommes tous cousins… ce n’est peut-être pas faux vu le nombre de cousinages que l’on identifie au fur et à mesure de nos recherches généalogiques. Voici quelques-uns de ceux que j’ai identifié avec des cousins inconnus, comme moi, mais que j’avais envie de noter ici, ou avec des cousins plus connus, les fameux « cousins célèbres ».

Les « inconnus »

Voici quelques cousinages classés ici par degré de parenté des plus proches aux plus lointains.

(si vous ne voyez pas le tableau dans toute sa largeur, cliquez sur le titre du billet)

Cousin(e) Premiers ancêtres communs Lien
Noms Lieux Dates Sosas
Cousin/Moi
Jean-Paul Hellot Site Nicolas Hellot
x Anne Monnoye
La Neuville Chant d’Oisel (76) Normandie
1692-1759
1688-1770
128/1530
129/1531
lien
Franck Piedfer-Quêney Geneanet Nicolas Duchesne
x Marguerite Le Coeur
Nicolas Hellot
x Marie Bultel
La Neuville Chant d’Oisel (76) Normandie
1676-1738
1668-1722/
1666-1712
1668-1728
594/1500
595/1501
592/3060
593/3061
lien
Bruno Rivet Blog
Twitter
Louis Baudic
x Henriette Le Guillo
Camors (56) Bretagne
ca 1600-1677
ca 1609-1675
5922/6712
5923/6713
lien

Si nous sommes cousins n’hésitez pas à me le signaler, je vous ajouterai sur cette page.

Les « célèbres »

(si vous ne voyez pas le tableau dans toute sa largeur, cliquez sur le titre du billet)

Cousin(e) Premiers ancêtres communs Lien
Noms Lieux Dates Sosas
Sportif  David Douillet David Douillet Wikipédia Jean Michel Mallet
x Marie Catherine Mottet
Saint-Vaast-du-Val (76) Normandie
1760-1835
1767-1809
328
329
lien
Guillaume Aubé
x Marie Lemonnier
Saint-Maclou-de-Folleville (76) Normandie
1725-1801
1727-/1820
358
359
Sportif André Raimbourg (Bourvil) André Raimbourg
(Bourvil)
Wikipédia Adrian Raimbourg
x Anne Delanos
Carville-Pot-de-Fer (76) Normandie
1681-1760
?-1748
700
701
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Comédien Lucien Raimbourg Lucien Raimbourg Wikipédia Adrian Raimbourg
x Anne Delanos
Carville-Pot-de-Fer (76) Normandie
1681-1760
?-1748
700
701
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Nicolas Claude Grelley, capitaine de navire

Nicolas Claude Grelley est né le 16 mars 1757 paroisse Saint-Samson d’Aunay dans le Calvados (aujourd’hui Aunay-sur-Odon).

Pendant longtemps je me suis interrogée sur cet ancêtre (sosa 342) pour lequel était indiquée la profession de capitaine de navire sur les actes de l’état-civil où il apparaissait à Canteleu, ville de la banlieue rouennaise où il habitait. Faute de temps je n’avais pas été plus loin et n’avais pas cherché d’autres renseignements à ce sujet, si ce n’est, en début d’année 2013, quand, à l’occasion de la mise en ligne des registres de l’inscription maritime sur le site des archives départementales de Seine-Maritime, j’avais quand même eu l’occasion de le chercher dans les registres matricules des gens de mer et de noter les références des vues où il apparaissait, dans l’espoir d’avoir un jour le temps de me pencher sur le sujet.

Nicolas Claude Grelley - extrait registre matricule - AD 76
Nicolas Claude Grelley – extrait registre matricule – AD 76

Ce n’est que la semaine dernière, que j’ai enfin pris le temps d’approfondir un peu… Je suis retournée consulter les registres matricules et ai donc pu ébaucher une reconstitution de la carrière de Nicolas Claude entre 1781 et 1792. Malheureusement je n’ai encore aucune information pour les années avant 1781 car, étant originaire du Calvados, il était alors enregistré à Caen dont l’inscription maritime n’est pas en ligne… pour les années après 1792, il y a malheureusement un trou entre 1792 et 1807 pour les registres m’intéressant et je ne retrouve ensuite Nicolas Claude dans l’inscription maritime que dans les registres démarrant 1826 où il est juste constaté qu’il décède en 1827.

Dans les premières informations que je découvre sur Nicolas Claude, celui-ci est matelot sur le Zodiaque sur lequel il navigue pendant tout le deuxième semestre de 1781. Dès le 1er janvier 1782, il sert ensuite sur le Robuste en tant qu’aide pilote puis de second pilote, et ce, au moins jusqu’à mi avril 1783. Je ne sais rien de plus sur ces bateaux et ces voyages, je ne sais même pas où Nicolas Claude a embarqué et encore moins où sont allés ces navires. Je retrouve ensuite Nicolas Claude sur le Saint-Antoine Charles Simon dont il débarque en juillet 1783. Ici je ne suis pas sûre du nom du bateau, n’est-ce pas plutôt le Saint-Antoine appartenant ou étant commandé par Charles Simon… en octobre il navigue sur la Bonne Union pour un voyage vers Lisbonne dont il est de retour à Rouen le 31 décembre 1783. En mars 1784, il est sur la Louise pour un voyage à Cadix et Marseille. Et enfin de fin mars à mi octobre 1785 il navigue une nouvelle fois sur la Bonne Union.

Il fait ensuite quelques voyages sur l’Aimable Victoire de la fin 1785 à fin 1787 comme second capitaine. L’Aimable Victoire était un sloop de 90 tonneaux construit à Rouen en 1766.

Entre deux voyages sur ce bateau, il se marie à Canteleu avec Julie Adélaïde Victoire Langlois le 10 octobre 1786. Celle-ci est la fille de Nicolas Langlois, charpentier de marine à Canteleu.

En 1788, il part à Redon pour ramener à Rouen le brick l’Euphrosine qui vient d’être construit dans cette ville. Son armateur est Noël Edouard Perier. Ce dernier est le mari de la marraine de sa femme Julie Adélaïde Victoire. Cette marraine s’appelait Catherine Euphrosine Potier et était une cousins germaine de la mère de Julie Adélaïde Victoire.

La première fille du couple naît le 13 septembre 1788 à Canteleu. Deux semaines après Nicolas Claude quitte Rouen à bord de l’Euphrosine pour un voyage vers Bordeaux. Il en est le capitaine. Il ira ainsi au moins jusqu’à Alicante et reviendra à Rouen en avril 1789. Il repart ensuite en juin 1789 pour un voyage dont il ne reviendra qu’en septembre 1791. Au cours de ce voyage il sillonnera de long en large et de haut en bas les mers européennes, naviguant dans les eaux espagnoles, italiennes, suédoise, allemandes. Les marchandises transportées étaient très diverses puisque j’ai pu noter qu’il s’agissait de sel, d’huile, d’eau de vie ou de hareng de Göteborg.

Je ne pense pas qu’il est repassé à Rouen pendant ce voyage. Il n’aura donc probablement jamais connu sa deuxième fille Céleste Esther qui naît le 16 février 1790 et meurt le 10 juillet 1791 à Canteleu.

Rôle de désarmement de l'Euphrosine en 1792 - 6P6_20 - vue 747
Rôle de désarmement de l’Euphrosine en 1792 – AD 76 – 6P6_20 – vue 747

En janvier 1792, il part du Havre, toujours capitaine de l’Euphrosine, pour un voyage transatlantique. Il se dirige vers Fort-Royal en Martinique (maintenant Fort-de-France) qu’il atteint en mars 1792, puis vers les Cayes Saint-Louis à Saint-Domingue (aujourd’hui les Cayes en Haïti) où il reste d’avril à juillet 1792. Il revient ensuite en France en faisant une escale à la Rochelle en septembre et est de retour au Havre en octobre 1792.

On peut remarquer que le second de Nicolas Claude au cours de ces deux derniers voyages est Robert Edouard Champion qui n’est autre que son beau-frère, époux de Anne Elizabeth Langlois soeur de de Julie Adélaïde Victoire.

En 1792, je perds sa trace, tout au moins dans l’inscription maritime. Tout ce que je sais, c’est que Nicolas Claude Grelley passe sous le régime des enseignes non-entretenus. Ce régime vient d’être créé pour reconstituer le corps de la marine française. En effet, selon le « Décret sur l’organisation de la Marine, & sur le mode d’admission & d’avancement » du 28 avril 1791, Artice Ier, voici la section concernant les officiers de marine :

Officiers de la Marine.

XXII. Les grades d’Officiers de la Marine seront ceux d’Enseignes de vaisseaux, Lieutenans de vaisseaux & Capitaines de vaisseaux, & les grades d’Officiers-généraux. On ne pourra être fait Officier avant l’âge de 18 ans accomplis.

XXIII. Le grade d’Enseigne sera le dernier grade d’Officier de la Marine.

XXIV. Le grade d’Enseigne entretenu sera donné au concours; celui d’Enseigne non entretenu sera donné à tous les navigateurs, qui, après six années de navigation, dont une au moins sur les vaisseaux de l’Etat, ou en qualité d’Officier sur un bâtiment uniquement armé en course, auront satisfait à un examen public sur la théorie & la pratique de l’art maritime.

XXV. Tous les enseignes seront habiles à commander des bâtimens de commerce, pourvu qu’ils ayent 24 ans; & ils pourront seuls commander au long cours & au grand cabotage.

XXVI. Tout navigateur non reçu Enseigne ni Aspirant, mais qui aura 18 mois de navigation en qualité de second sur des bâtimens de commerce, de 20 hommes au moins d’équipage, appelé à servir dans l’Armée navale, sera employé en qualité d’Aspirant de la première classe.

XXVII. Les Enseignes non entretenus n’auront d’appointemens, & n’exerceront l’autorité de ce grades, que lorsqu’ils seront en activité de service militaire. Ils ne pourront en porter l’uniforme que lorsqu’ils auront été appelés à servir en cette qualité sur les vaisseaux de l’Etat. Les bâtimens de commerce commandés par des Officiers militaires, ne pourront arborer les marques distinctives réservées exclusivement aux vaisseaux de l’Etat, sauf la flamme de police & de commandement entre bâtimens marchands, usitée dans les Ports des Colonies & dans quelques Ports étrangers.

XXVIII. Le dixième des places d’Enseignes entretenus, sera donné aux maîtres entretenus, moitié à l’ancienneté d’entretien, moitié au choix du Roi, sans égard à l’âge.

XXIX. Les autres places vacantes d’Enseignes entretenus seront données au concours par un examen sur toutes les branches de mathématiques applicables à la marine, & sur toutes les parties de l’art maritime.

XXX. Seront admis à cet examen tous ceux ayant rempli les conditions prescrites pour le concours, & n’ayant pas passé l’âge de 30 ans; cet examen aura lieu dans chaque Département de la Marine, pour remplir les places d’Enseignes-entretenus qui se trouveroient vacantes dans ce Département.

XXXI. Les Enseignes entretenus cesseront de l’être, & seront remplacés, soit qu’ils quittent le service public, soit qu’ils préfèrent de servir sur les bâtimens du commerce.

XXXII. Tous les Enseignes entretenus ou non entretenus, de service sur le même vaisseau ou dans le même Port, jouiront des mêmes prérogatives, & exerceront la même autorité; ils prendront rang entre eux suivant le temps de navigation faite en cette qualité sur les vaisseaux de l’Etat.

Malheureusement, les registres concernant les enseignes non entretenus ne sont pas présents sur le site des AD 76 pour le quartier de Rouen. Je n’ai donc pas pu aller plus loin.

Nicolas Claude aura encore 3 autres enfants, toujours à Canteleu : Nicolas Henry né le 31 décembre 1793, Amand Félix né le 20 floréal an 8 (10 mai 1800) et Pierre Edouard le 19 messidor an 12 (8 juillet 1804). On peut noter que Nicolas Claude ne déclare aucun de ces trois enfants. Il est probablement en mer. C’est d’ailleurs bien le cas pour le troisième où il est explicitement noté dans l’acte qu’il est absent pour cause de service maritime.

Il meurt le 14 décembre 1827 à l’hospice général de Rouen où il est entré comme pensionnaire. Il jouissait alors d’une pension à demi-solde sur le trésor des Invalides de la Marine.

Il me reste encore beaucoup à apprendre sur cet ancêtre voyageur, et je suis très curieuse d’en savoir davantage surtout quand on pense que les années qui me restent à combler sont celles de la fin de la Révolution, du Directoire et du premier Empire… on peut imaginer que Nicolas Claude a eu l’occasion d’avoir encore de nombreuses aventures et probablement en servant dans la marine impériale…

Pour résumer, voici une petite chronologie de la vie de Nicolas Claude Grelley :

Sources :

Question : comment comprendre le rôle de désarmement d’un navire ?

Un billet pour un simple question :

Sur le rôle de désarmement du navire l’Euphrosine en 1789 à Rouen, je lis qu’il vient d’Alicante, puis, plus loin, qu’il a été armé pour faire le voyage de Bordeaux. Voir ci-dessous (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Rôle de désarmenent Euphrosine en 1789 à Rouen (source : AD 76 - 7P6_11 - vue 201)
Rôle de désarmement de l’Euphrosine en 1789 à Rouen (source : AD 76 – 7P6_11 – vue 201)

Que faut-il comprendre ?

Il est parti pour Bordeaux, mais est passé par Alicante pour revenir ?

Quelles autres archives pourrais-je consulter pour avoir plus d’information sur le voyage de ce bateau ?

Merci pour vos lumières 😉

Mariniers

Mon grand-père me disait qu’il avait eu le baptême des mariniers. C’est à dire que tout bébé, il avait été trempé dans l’eau accroché à une corde tenue du haut de la péniche de ses grands-parents. Je ne sais s’il s’agissait d’un réel souvenir ou d’une chose qu’on lui avait racontée, mais j’ai l’impression que c’est une des rares choses qui le rattachait un peu à sa famille maternelle car sa mère avait quitté son père alors qu’il n’avait que 3 ans. Les liens avec cette famille ont donc été très tôt rompus.

Néanmoins, il m’est toujours resté à l’esprit que j’avais des ancêtres mariniers et, pour moi qui suis rouennaise, cela m’a toujours intriguée et fait écho en moi. En effet Rouen est une ville où l’on trouvait jadis de nombreux mariniers. Enfin, il n’y a pas si longtemps quand même… je me souviens bien qu’il y avait encore beaucoup de péniches amarrées aux quais rouennais quand j’étais petite. Il y avait même dans ma classe un petit Michel qui habitait chez sa grand-mère car ses parents étaient mariniers.

Mais les mariniers de mon grand-père, André Pessiot, n’étaient pas rouennais. Il était né à la Guerche-sur-l’Aubois dans le Cher et la majorité de ses ancêtres venaient des communes aux alentours de ce chef-lieu de canton. C’était compter sans ces mariniers ! Ben oui, par définition, un marinier… çà bouge ! C’est pourquoi, il n’est pas toujours facile de les retrouver.

Trois berrichons amarrés à couple dans le port de Bourges au début du XXe siècle (source : Projet Babel : http://projetbabel.org/fluvial/berrichon.htm)

Pour l’instant je n’ai pas effectué de recherche systématique les concernant et ce n’est que par hasard que j’ai trouvé quelques informations sur eux, soit au gré de ma consultation de l’état civil soit via des recherches sur Geneanet.

Voici donc ces fameux mariniers. Il s’agit des familles Barbiot, Gaby, Perriot et Prévost ascendants d’Alice Prévost mère d’André. J’ai également trouvé quelques autres familles collatérales, telles les Branchard, Mouton, Ribes ou Senot.

Sancoins - Le Bassin du Canal (source : AD 18)
Sancoins – Le Bassin du Canal (source : AD 18)

Dans mon ascendance, le lieu de leur rencontre se situe donc dans le Cher, le point convergent étant a priori Sancoins au Sud-Est du département.

Alice est née à Saint-Just, commune située sur le Canal du Berry. Je suppose qu’elle est née sur la péniche de ses parents car ceux-ci étaient domiciliés à Sancoins et n’avaient a priori pas d’attache particulière à Saint-Just.

Voici, ci-dessous la généalogie ascendante expurgée d’Alice où j’ai fait figurer tous ces mariniers :

Génération 1

1.  PREVOST, Alice.
    née le 19 février 1903 à Saint-Just (Cher). 
    Conjoint : PESSIOT, Jean.

Génération 2

2.  PREVOST, Antoine. => marinier
    né le 6 mars 1876 à Sancoins (Cher).
    décédé entre 1923 et 1941.
    fils de PREVOST, François et PERRIOT, Mélanie.
    marié à BARBIOT, Eugénie Françoise le 13 juillet 1901 à Sancoins (Cher).

3.  BARBIOT, Eugénie Françoise. => marinière
    née le 24 juin 1880 à Le Chautay (Cher).
    décédée le 15 janvier 1923 à La Guerche-sur-l’Aubois (Cher).
    fille de BARBIOT, Louis et GABY, Marguerite.

    Enfants de BARBIOT, Eugénie Françoise et PREVOST, Antoine

    i. PREVOST, Alice [1].

Génération 3

4.  PREVOST, François. => marinier
    né le 24 juillet 1847 à Sancoins (Cher).
    décédé après 1901.
    fils de PREVOST, Pierre et GODON, Françoise.
    marié à PERRIOT, Mélanie le 11 novembre 1875 à Sancoins (Cher).

5.  PERRIOT, Mélanie. => marinière
    née le 25 décembre 1851 à Sancoins (Cher).
    décédée après 1901.
    fille de PERRIOT, Antoine et GODON, Marie.

    Enfants de PERRIOT, Mélanie et PREVOST, François

    i. PREVOST, Antoine [2].

    ii. PREVOST, Antoine.
       né le 21 août 1879 à Saint-Mammès (Seine-et-Marne).
       après 1903.

    iii. PREVOST, Raoul.
       né le 14 juillet 1882 à Sancoins (Cher).

6.  BARBIOT, Louis. => marinier
    né le 14 avril 1842 à La Guerche-sur-l’Aubois (Cher).
    décédé entre 1901 et 1923.
    fils de BARBIOT, Gabriel et GILLOT, Gabrielle.
    marié avec GABY, Marguerite le 5 juin 1869 à Grossouvre (Cher).
    marié avec MALOCHET, Juliette.

7.  GABY, Marguerite. => marinière
    née le 18 juin 1849 à Vereaux (Cher).
    décédée entre 1901 et 1923.
    fille de GABY, Pierre et MARTEAU, Jeanne.

    Enfants de GABY, Marguerite et BARBIOT, Louis

    i. BARBIOT, Simon.
       vers 1877.
       décédé le 10 juillet 1879 au Chautay (Cher).

    ii. BARBIOT, Eugénie Françoise [3].

    iii. BARBIOT, Louis.
       né le 10 février 1888 à Briare (Loiret).

Génération 4

8.  PREVOST, Pierre.
    né le 18 septembre 1814 au Veurdre (Allier).
    décédé le 10 juin 1889 à Sancoins (Cher).
    fils de PREVOST, Michel et DURY, Antoinette.
    marié à GODON, Françoise le 4 octobre 1836 à Sancoins (Cher).

9.  GODON, Françoise.
    née le 13 septembre 1817 à Sancoins (Cher).
    décédée le 4 février 1898 à Sancoins (Cher).
    fille de GODON, Gilbert et BERTHON, Marguerite.

    Enfants de GODON, Françoise et PREVOST, Pierre

    i. PREVOST, Jean Baptiste. => marinier
       né le 19 juin 1844 à Sancoins (Cher).
       décédé après 1894.

    ii. PREVOST, François [4].

    iii. PREVOST, Pierre.
       né vers 1850.
       décédé après 1898.

14. GABY, Pierre. => marinier
    né le 17 septembre 1814 à Montaigut-en-Combraille (Puy-de-Dôme).
    décédé le 11 février 1850 à Vereaux (Cher).
    fils de GABY, Mathieu et BOUDIGNON, Catherine.
    marié à MARTEAU, Jeanne le 3 octobre 1843 à Vereaux (Cher).

15. MARTEAU, Jeanne. => marinière
    née le 1 mai 1815 à Olivet (Mayenne).
    décédée le 28 novembre 1871 à Saint-Amand-Montrond (Cher).
    fille de MARTEAU, Jean et GODEAU, Marie.
    mariée à SENOT, Joseph => marinier le 24 août 1836 à Vereaux (Cher).
    mariée à RIBES, Barthélémy => marinier le 28 février 1852 à Vereaux (Cher).

    Enfants de MARTEAU, Jeanne et SENOT, Joseph

    i. SENOT, Marie.
       née le 31 août 1836 à Vereaux (Cher).
       décédée le 16 août 1837 à Vereaux (Cher).

    ii. SENOT, Jacques Philippe.
       né le 21 avril 1838 à Vereaux (Cher).

    Enfants de MARTEAU, Jeanne et GABY, Pierre

    i. GABY, Antoine.
       né le 30 septembre 1844 à Vereaux (Cher).

    ii. GABY, Marguerite [7].

    iii. GABY, Louise.
       née le 17 septembre 1850 à Vereaux (Cher).
       décédée après 1881.
       mariée à BRANCHARD, Jean => marinier le 27 mai 1867 à Grossouvre (Cher).
       mariée à MOUTON, Sylvain => marinier le 6 septembre 1881 à Grossouvre (Cher).

       Enfants de GABY, Louise et MOUTON, Sylvain

       iii.i MOUTON, Marguerite
             née le 4 avril 1874 à Montluçon (Allier)

       iii.ii MOUTON, Solange
             née le 28 janvier 1876 à Diou (Allier)

       iii.iii MOUTON, André Louis
             née le 6 octobre 1877 à Sancoins (Cher)

       iii.iv MOUTON, Jean
             née le 10 janvier 1880 à Chevenon (Nièvre)

    Enfants de MARTEAU, Jeanne et RIBES, Barthélémy

    i. RIBES, Barthélémy Joseph.
       né le 28 février 1852 au Chautay (Cher).
       décédé le 28 août 1852 à Vereaux (Cher).

Comme vous pouvez le constater, ils ont bougé. Et cela m’amène à des ascendants dans le Cher, bien-sûr, mais également dans l’Allier, le Puy-de-Dôme et même la Mayenne (et si on va plus loin l’Ille-et-Vilaine, mais ces bretons n’étaient pas mariniers).

Par ailleurs, en faisant des recherches dans ma base pour écrire cet article, je me suis aperçue qu’il s’y trouvait d’autres mariniers. Bizarrement je ne l’avais pas noté avant.

En effet dans la généalogie de Marie, Jean Audiat le père adoptif de Louis Audiat, son arrière-arrière-grand-père, était également marinier, ainsi que son père et certains de ses frères. J’avoue que j’hésitais à développer cette branche, mais je crois que finalement je vais continuer ne serait-ce que pour en savoir plus sur ces mariniers.

Voici donc les quelques informations dont je dispose pour l’instant sur cette branche (liste de généalogie descendante) :

Génération 1

1.    AUDIAT, Gilbert. => marinier

      décédé à Moulins (Allier).
      marié à GOUYET, Claudine.

      Enfants de GOUYET, Claudine et AUDIAT, Gilbert

      + 1.1 i. AUDIAT, Jean. => marinier
         né vers 1790.
         décédé le 28 janvier 1835 à Moulins (Allier).

        + 1.2 ii. AUDIAT, Jean Alexandre
            né le 14 Messidor 5 à Moulins (Allier).
            décédé après 1835.

      + 1.3 iii. AUDIAT, Nicolas.
         né vers 1800.
         décédé après 1840.

      + 1.4 iv. AUDIAT, Jean. => marinier
         né le 6 Pluviôse 11 à Moulins (Allier).
         décédé entre 1841 et 1858.

      + 1.5 v. AUDIAT, Jean Baptiste. => marinier
         né le 11 Ventôse 13 à Moulins (Allier).
         décédé après 1840.

      + 1.6 vi. AUDIAT, Jean.
né le 26 septembre 1807 à Moulins (Allier).

Etant donnée la proximité géographique (à l’échelle de la navigation fluviale), je trouve amusant de penser que la famille de mon père et celle de sa femme, dont les origines géographiques paraissaient totalement distinctes, pourraient finalement s’être côtoyées il y a presque deux siècles… (quoique, j’ai déjà découvert que Marie descendait de Rollon : pour les normands, et qui plus est rouennais, que nous sommes mon père et moi cela crée déjà forcément un lien…)

J’ai maintenant très envie d’en savoir plus sur tous ces mariniers, mais j’avoue ne pas trop savoir comment m’y prendre. Si certains d’entre vous savent comment mener ce type de recherches, par exemple comment avoir des informations sur les bateaux, leurs parcours, etc… je suis preneuse.

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