La Neuville-Chant-d’Oisel (76) : Histoire

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août 312013
 

Histoire

« La Neuville-Chant-d’Oisel est une commune située à l’extrémité du département de la Seine-Maritime, en bordure de celui de l’Eure, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Rouen.

[…]

Ce village a été édifié à la suite des défrichements successifs de l’immense forêt de Longboël. […] Une voie Romaine partant de Darnétal, passait par Saint-Pierre-de-Franqueville, Boos, La Neuville, traversait la forêt de Longboël et atteignait Pont-Saint-Pierre. Une autre partait de Rouen (Rothomagus) et rejoignait Radepont (Ritumagus), passant par Montmain et La Neuville. […] Il est possible que les romains aient créé une « station », peu importante du reste, sur le terrain de La Neuville, qui prit au cours des âges, peu à peu, l’allure d’un village […]. Des pièces, médailles, vases et autres objets d’origine romaine furent découverts à plusieurs reprises, attestant, sinon une installation, tout au moins le passage fréquent des armées de César.

[…]

Après la conquête des Francs, les bords de l’Andelle et ses environs appartinrent à la Neustrie. Les rois Mérovingiens y possédèrent les forêts de Lyons, Longboël et Arlaune (Brotonne) et eurent des maisons de repos et de plaisance à Etrépagny, Le Vaudreuil et Vatteville.

Puis les Carolingiens s’installèrent dans la région. En 862 ils élevèrent un château-fort à Pîtres, et fortifièrent les alentours. Charles, roi de France, y rendit un édit royal cette même année, et avisa au moyen d’arrêter les pirates normands. Ceux-ci, après plusieurs incursions dans la vallée de la Seine, se lancèrent dans une attaque d’envergure, qui devait leur assurer la possession du territoire pour toujours. Le traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 912, entre Rollon, chef des Normands et Charles le Simple, roi de France, fixa les limites de la Normandie. Ici commence une ère nouvelle pour le pays, et ses nouveaux possesseurs se partagent les terres des Francs que ceux-ci avaient prises aux Gallo-Romains.

[…]

Il n’apparaît pas être encore question de La Neuville à ce moment là. Du reste, le patronage de la vierge sous laquelle la paroisse est placée, ne laisse pas supposer une installation antérieure aux Xe ou XIe siècles. […] Il y a lieu de penser que l’édification de la localité est dûe aux Normands, aux environ de 950, après la prise de la région. Ceux-ci, installés solidement, firent de leur mieux pour réparer les désastres commis, lors de la conquête de la Neustrie, et leurs chefs, ainsi que les Ducs de Normandie qui succédèrent à Rollon, dotèrent leurs compagnons de vastes domaines. C’est alors que les nouveaux maîtres de la contrée rivalisèrent d’entrain pour construire, assainir, défricher les forêts, etc..

Le XIe siècle fut le temps de la foi la plus ardente du peuple. On venait d’échapper aux terreurs causées par l’approche de l’an 1000, que l’on considérait comme devant marquer la fin du monde. La date fatidique passée, le peuple témoigna sa joie et sa reconnaissance de vivre, par un redoublement de ferveur et de croyance, et l’édification des cathédrales, églises et monastères. Les Seigneurs, animés du même zèle pieux y contribuèrent largement, dotant les communautés et le clergé de possessions importantes et de larges revenus.

C’est ainsi que Guillaume Fitz-Obern, et Adeline son épouse, fondèrent, en 1045, l’Abbaye Notre-Dame de Lyre, sur les bords de la Risle, dans une situation délicieuse, lui accordant dans la charte de fondation, le patronage de l’Eglise de « Chandoysel ». L’érection du pays en paroisse paraît dater de cette époque. Ce fait prouve que la localité, certes bien moins importante que par la suite, existait déjà en 1045, autour de son église, et confirme l’ancienneté du Chant d’Oisel sur le reste du pays.

[…]

L’éthymologie du nom du village est des plus aisée à définir. […] Le « Chant d’Oisel » doit son appellation au gazouillis des nombreux chanteurs emplumés qui peuplent la campagne, car en vieux français, oiseau se prononçait oisel. Quant à La Neuville, c’est par ses nom et origine, la « ville neuve », le pays nouveau construit au fur et à mesure des défrichements de la forêt de Longboël. […] Cette partie du village s’appela d’abord La Neufville, puis l’unissant au Chant d’Oisel, on en fit La Neufville du Chandoysel (Nova Villa Cantus Avis) nom employé dans les plus anciens documents, puis on écrivit la-Neuville-Chant-d’Oisel jusqu’à la Révolution, où pour un motif ignoré mais absurde, on a commencé à orthographier La Neuville-Champ-d’Oisel, enlevant ainsi le charme du nom de la localité, et en dénaturant l’origine. »

Histoire de La Neuville Champ d’Oisel – 1950 – Jules Lamy

Il est à noter que la commune a repris depuis son nom initial de La Neuville-Chant-d’Oisel.

Bibliographie

  • Histoire de la Neuville Champ d’Oisel – 1950 – Jules Lamy

Cet ouvrage a été réédité en 1989, et peut être trouvé à la Mairie de la Neuville Chant d’oisel.

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Charles Moisan (1912-2002)

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août 312013
 
cmoisan

Charles Moisan

Mon grand-père, Charles Moisan est né à Vannes (56) le 29 août 1912. Orphelin de père à 9 ans et sa mère n’ayant pas beaucoup d’argent, deux options s’offrent à lui pour pouvoir poursuivre ses études : le petit séminaire ou les enfants de troupe. C’est la deuxième solution qui est choisie et il part donc de Vannes pour les écoles militaires. Il ira à Tulle (19) et aux Andelys (27). En 1930, le jour de ses 18 ans, il s’engage dans l’armée comme le prévoit le règlement des enfants de troupe.

Chronologie de sa vie

1912
29 août
Naissance à Vannes (56).
1921
6 mai
Décès de son père Paul Moisan à Vannes (56).
21 novembre
Adopté par la Nation.
1930
29 août
S’engage dans l’armée pour 5 ans à l’Intendance Militaire de Vannes, à compter du 29 août 1930 au titre du 306e R.A.
1931
29 mars
Promu Brigadier, par ordre n°4 du 2 avril 1931 du Général Commandant l’E.A.A et affecté en surnombre au P.E.M. de l’E.A.A.
29 avril
Promu Brigadier-Chef, ordre 51 du 25 avril 1931 du Général Commandant l’E.A.A.
25 août
Permis de conduire n° 9.316 – Touriste, Camion, Side-car.
28 septembre
Promu Maréchal des Logis, ordre 95 du 24 août 1931 du Général Commandant l’E.A.A.
1er octobre
Affecté au 302e R.A. par D.M.27.749 B 3/3 du 1er septembre 1939 et R.d.C du P.E.M. de l’E.A.A.
1932
janvier
Lettre de Félicitations du Général commandant la 3ème Région Militaire, pour avoir fait preuve d’énergie en faisant arrêter un civil qui l’insultait.
1933
9 avril
Affecté au 25e R.A.D.A.
1934
3 septembre
Mariage avec Marie Laurent à Vouziers (08).
1935
20 juillet
Se rengage pour un an, à compter du 29 août 1935 Intendance Militaire de Chalons-sur-Marne au titre du 25e R.A.D.A.
1936
21 janvier
Naissance de sa première fille Marie-Josée à Vouziers (08).
5 juin
Admis dans le corps des Sous-Officiers de Carrière – D.M. 300 P/Ch du Général Commandant la 6e Région.
1938
15 novembre
Nommé Maréchal des Logis-Chef le 1er novembre 1938, Ordre Rgt n°119.
1939
25 août
Affecté au 25e R.A.D.A. – B.H.R.
1940
11 avril
Affecté au C.O.A.A. de Dijon, le 11 avril 1940. Classé 670e B.A.C. le 6 mai 1940.
16 juin
Fait prisonnié le 16 juin 1940 à Beaune (Côte d’Or).
1945
27 avril
Blessé à la cuisse droite par éclat de bombe à Berlin (comme prisonnier de guerre).
19 juillet
Rapatrié d’Allemagne.
24 octobre
Rejoint le C.O.A. 202.
15 novembre
Affecté au 17e R.A. (Réorganisation), D.M. n° 15912 EMA/1 du 8 novembre 1945.
1946
22 mai
Divorce de Marie Laurent.
24 septembre
Mariage avec Christiane Picard à Déville-lès-Rouen (76).
19 novembre
Naissance de sa deuxième fille Annie à Déville-lès-Rouen (76).
1948
18 septembre
Naissance de sa troisième fille Jocelyne à Déville-lès-Rouen (76).
1949
19 septembre
Admis à faire valoir ses droits à la retraite militaire. Se retire à Déville-lès-Rouen (76), 52 route de Dieppe. Obtiendra un poste à la Sécurité-Sociale.
1957
25 décembre
Décès de sa mère Louise Toumelin à Rennes (35).
1968
5 avril
Mariage de sa fille Annie avec Guy Pessiot à Lancieux (22).
15 octobre
Naissance de sa première petite-fille Laëtitia Pessiot à Rouen (76).
1972
Prends sa retraite et repart vivre en Bretagne à Lancieux (22).
1973
13 mai
Décès de sa soeur Paulette à Rennes (35).
13 octobre
Mariage de sa fille Jocelyne avec Gérard Vendrely au Chesnay (78).
1974
1er mai
Naissance de son petit-fils Yann Vendrely.
26 octobre
Décès de sa femme Christiane Picard à Lancieux (22).
1976
10 mai
Naissance de sa deuxième petite-fille Gaëlle Vendrely.
1978
10 avril
Décès de sa soeur Mariette à Paris (75).
22 juillet
Mariage avec Suzanne Chauvin à Lancieux (22).
1997
13 mars
Décès de sa femme Suzanne Chauvin à Lancieux (22).
2002
12 juillet
Décès à Bois-Guillaume (76).

Ce que dit son livret militaire

  • Engagé volontaire pour cinq ans le 29 août 1930 à l’Intendance Militaire de Vannes, à compter du 29 août 1930 au titre du 306e R.A.
  • Promu Brigadier à compter du 29 mars 1931, par ordre n°4 du 2 avril 1931 du Général Commandant l’E.A.A et affecté en surnombre au P.E.M. de l’E.A.A
  • Promu Brigadier-Chef le 29 avril 1931, ordre 51 du 25 avril 1931 du Général Commandant l’E.A.A.
  • Promu Maréchal des Logis, ordre 95 du 24 août 1931 du Général Commandant l’E.A.A., à compter du 28 septembre 1931.
  • Affecté au 302e R.A. par D.M.27.749 B 3/3 du 1er septembre 1939 et R.d.C du P.E.M. de l’E.A.A. le 1er octobre 1931.
  • Affecté au 25e R.A.D.A. le 9 avril 1933.
  • Rengagé pour un an le 20 juillet 1935, à compter du 29 août 1935 Intendance Militaire de Chalons-sur-Marne au titre du 25e R.A.D.A.
  • Admis dans le corps des Sous-Officiers de Carrière – D.M. 300 P/Ch du Général Commandant la 6e Région, datée du 5 juin 1936.
  • Nommé Maréchal des Logis-Chef le 1er novembre 1938, Ordre Rgt n°119, en date du 15 novembre 1938.
  • Affecté au 25e R.A.D.A. – B.H.R. le 25 août 1939.
  • Affecté au C.O.A.A. de Dijon, le 11 avril 1940. Classé 670e B.A.C. le 6 mai 1940.
  • Fait prisonnier le 16 juin 1940 à Beaune (Côte d’Or).
  • Rapatrié le 19 juillet 1945.
  • Rejoint le C.O.A. 202 le 24 octobre 1945.
  • Rengagé pour un an le 7 novembre 1945, à compter du 19 mars 1945 au titre du C.O.A. 202.
  • Affecté au 17e R.A. (Réorganisation) le 15 novembre 1945, D.M. n° 15912 EMA/1 du 8 novembre 1945.
  • Nommé adjudant à dater du 1er janvier 1946, Ordre n° 38 du 29 décembre 1945.
  • Nommé adjudant avec effet rétroactif à compter du 1er avril 1942 (C.F. Instruction N° 792 /R/F du 10 juillet 1944 et Note n° 835 LR/P du 2 août 1944) Nomination du 1er janvier 1946 annulée.
  • Affecté au 10e R.A. en Surnombre. Détaché à la F.P. départementale de la Seine-Inférieure à Rouen, par Note N° 3546 3 R/I du 23 février 1946. Rejoint le 8 mars 1946.
  • Rengagé pour 6 mois devant l’Intendance Militaire à Rouen, à dater du 19 mars 1946, le 26 mars 1946, au titre du 35e R.A.D.A.
  • Affecté au 25e R.A.D.A. à Thionville en Surnombre et maintenu à la F.P. départementale de la Seine-Inférieure à Rouen par D.M. n° 16.460 AR/CEC – MAT du 29 avril 1946, transmis par Note n° 5643/CH du 7 mai 1946 de la 2ème Région Militaire.
  • Nommé Adjudant-Chef, à compter du 1er juillet 1944 (C.F. feuille de renseignements n° 12.310 EMA/1 du 25 août 1945 B.O.P.S.P. page 1048) par Note n° 26525/AR/SO du 3 juin 1946 du Ministère des Armées – Direction Artillerie.
  • A contracté un rengagement de deux ans au titre du 25e R.A., à compter du 19 septembre 1946, le 10 juillet 1946 devant l’Intendant Militaire de 3ème Classe de T.C. de Rouen.
  • Affecté au Groupement Instruction n° 22 du S.P. 2e Région à Rouen par avis de mutation du 19 juin 1946 de la 2ème R. Mre E.M. Chancellerie, Note n° 12.869.CH, à compter du 15 juillet 1946.
  • A compter du 1er octobre 1947, le Bataillon Prémilitaire n° 22 prend nom de B.I. du S.M.P. 522 Rouen.
  • A contracté un rengagement de six mois, le 14 septembre 1948, à compter du 19 septembre 1948 au titre du B.I. du S.M.P. 522 Rouen.

Admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 19 septembre 1949. R.d.C ledit jour. Se retire à Déville-lès-Rouen, 52 route de Dieppe.

Grades successifs :

* 2ème C.S.T. le 29 août 1930
* Brigadier le 29 mars 1931
* Brigadier-Chef le 29 avril 1931
* Maréchal-des-Logis le 29 septembre 1931
* Maréchal-des-Logis-Chef le 1er novembre 1938
* Adjudant le 1er avril 1942
* Adjudant-Chef le 1er juillet 1944.

Lettre de Félicitations du Général commandant la 3ème Région Militaire. Janvier 1932, pour avoir fait preuve d’énergie en faisant arrêter un civil qui l’insultait.

Médaille Militaire (J.O. du 5 février 1948 – n° 32, page 1235) Décret du 27 janvier 1948.

Blessure : Blessé à la cuisse droite le 27 avril 1945 par éclat de bombe à Berlin (comme prisonnier de guerre).

Campagnes :

* Contre l’Allemagne, du 2 septembre 1939 au 15 juin 1940.
* Captivité du 16 juin 1940 au 19 juillet 1945 Instruction militaire
* Titulaire du B.P.M.E.
* Stage de spécialisation automobile à l’E.A.A. de Fontainebleau, du 1er octobre 1930 au 30 septembre 1931. Permis de conduire n° 9.316 – Touriste, Camion, Side-car, le 25 août 1931. Brevet Chef de Section Pratique et Théorique, janvier 1940.
* Stage de Matériel « Z »
* Stage de Sous-chef mécanicien artillerie.

Guerre de 39-45

Militaire de carrière, Charles Moisan a passé quasiment toute la guerre en captivité en Allemagne. Il a été fait prisonnier le 16 juin 1940 aux environs de Beaune.

Ascendance de Charles MOISAN

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

L’ascendance de Charles MOISAN est quasiment totalement bretonne, mais quelques uns des ses ancêtres sont venus a priori à l’époque de la révolution duVal-d’Oise (plus anciennement de l’Oise) pour s’installer à Belle-Île-en-Mer.

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André Pessiot (1922-1999)

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André Pessiot

Mon grand-père André Pierre Pessiot est né le 9 décembre 1922 à la Guerche-sur-l’Aubois (18). Il est le fils de Jean Pessiot (1897-1965) ouvrier mécanicien aux chemins de fer Paris-Lyon-Méditérannée et d’Alice Prévost (1903-1966). Sa mère est fille d’un couple de mariniers Antoine Prévost et Eugénie Barbiot. C’est ainsi qu’André recevra le baptême des mariniers : il sera plongé dans l’eau suspendu à une corde du pont de la péniche de ses grands-parents.  Lorsqu’il a environ 3 ans, sa mère quitte son père et lui laisse son fils. André ne la reverra jamais.

Jean Pessiot étant peu disponible en raison de son travail, il confie André à ses parents Pierre Pessiot et Victoire Fleurier. André habite donc à Fonfrin, hameau de la Guerche, jusqu’à son certificat d’étude, qu’il obtient après s’être présenté à l’examen en candidat libre, son instituteur ayant refusé de l’y inscrire.  À 14 ans il quitte la Guerche pour rejoindre son père à Nevers (58). Ce dernier lui trouve une place dans un garage pour y apprendre la mécanique. André n’est pas du tout intéressé et ne reste que quelques semaines dans cet emploi. Son père lui obtient alors un emploi aux chemins de fer comme ouvrier aux ateliers de Vauzelles où il travaillera jusqu’en 1940. C’est à cette époque qu’il apprendra à jouer au billard, loisir qu’il pratiquera toute sa vie. C’est le fils du patron de l’hôtel où il logeait à Nevers qui lui apprend le jeu.  En 1941, à 18 ans, il s’engage dans l’armée de l’air. Le temps de faire ses classes, les allemands envahissent la zone libre, et il est démobilisé. En 1943, il est convoqué pour le STO. Son père le prévient alors de la venue des gendarmes et lui indique comment rejoindre le « maquis » où il passera le reste de la guerre.

Juste après la guerre, il est réintégré dans l’armée de l’air comme aspirant, mais son contrat n’est pas renouvelé  et il monte alors à Paris où il a quelques cousins. Il travaille un temps à Paris-Soir, puis décide de passer un CAP de soudeur.

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Mariage André et Micheline – 1948

Au cours d’une visite à d’autres cousins à Rouen (les Viel), il fait connaissance avec la fille des boulangers voisins, Micheline Aubé, qui deviendra ma grand-mère. Il trouve un emploi de soudeur sur le chantier du Pont Corneille, et le couple se marie le 12 avril 1948 à Rouen. Leur fils Guy (mon père) naît un an plus tard le 7 mai 1949, et leur fille Patricia le 11 octobre 1954.

André est ensuite agent d’assurances à la Winterthur, puis termine sa carrière en tant que sous-directeur de ‘Normandie Propreté’.  Il n’a jamais revu son père après la guerre. Pour son mariage, il l’avait invité, mais celui-ci n’est pas venu. André n’est donc pas allé à son enterrement. Quant à sa mère, il n’en a jamais eu de nouvelles.  Voir le texte écrit à l’occasion des 50 ans de mariage de mes grand-parents sur le blog de mon père.

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août 312013
 

moisanMon arrière-grand-père, Paul Moisan est né à Vannes (56) le 2 mai 1876. Il s’est marié le 9 mars 1901 à Paris (75) avec mon arrière-grand-mère Jeanne Marie Louise (dite Louise) Toumelin. Tous deux étaient, semble-t-il, montés à Paris pour y travailler. S’y sont-ils rencontrés ou y sont-ils partis ensemble ? Je n’en sais rien. Paul était peintre en bâtiments et Louise domestique.

Leur première fille Paulette naît à Paris 7 mois après leur mariage. Ils retournent ensuite à Vannes. En 1904, Marcelle, leur deuxième fille naît au Palais (56) sans doute dans de la famille de la mère de Louise originaire de Belle-Île. Leur trois enfants suivants Marguerite (décédée enfant), Mariette (dite Marinette) et Charles (mon grand-père) naissent ensuite à Vannes, respectivement en 1907, 1908 et 1912.

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23 rue Saint-Guénaël à Vannes

Le couple élèvera ses enfants à Vannes dans deux pièces mansardées du 23 rue Saint-Guenaël.

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Saint-Anne-d’Auray

En tant que peintre en bâtiments, Paul Moisan a participé à la peinture de la statue de Sainte-Anne en haut du clocher de la Basilique à Sainte-Anne-d’Auray. Il paraît qu’il passait sa journée en haut du clocher et qu’on lui faisait parvenir son repas dans un panier qu’il remontait jusqu’en haut attaché à une corde.

Paul Moisan a bien entendu participé à la première guerre mondiale. Il en est revenu affaibli par les gaz et meurt chez lui en 1921, laissant derrière lui une femme et 4 enfants de 20, 17, 13 et 9 ans.

Ascendance de Paul Moisan

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

L’ascendance de Paul Moisan est à 100 % bretonne.

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Raymond Aubé (1899-1971)

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août 312013
 

Raymond AubéMon arrière-grand-père, Raymond Elie Aubé est né à Rouen (76) le 1er mars 1899.   Il est de la classe 1919, mais est appelé à l’armée dès 1918. Il appartient au 25ème régiment d’artillerie. Il se bat contre l’Allemagne du 21 avril 1918 au 23 octobre 1919, puis part ensuite en Syrie jusqu’au 22 décembre 1920. Il rentre chez lui le 24 mars 1921.  Il se marie le 12 mai 1924 à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) avec Solange Levasseur née à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) le 15 mai 1903. Tous deux enfants de boulangers, c’est peut-être ce qui les a réunis.

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Boulangerie du 58 rue Louis Blanc

Raymond quitte dès son mariage la boulangerie familiale de la rue des Charrettes à Rouen, pour s’installer à son compte sur la rive gauche de la Seine, dans la boulangerie du 58 rue Louis Blanc à Rouen (76), où naîtront leurs trois filles Christiane (1925), Micheline (1927) et Rolande (1928).

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Christiane Aubé

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Rolande et Micheline Aubé

N’étant pas là à l’époque je ne sais pas grand chose de leur vie avant la guerre, mais l’événement qui restera dans la mémoire familiale est la présence à la boulangerie pendant l’hiver 1936-37 du jeune commis André Raimbourg. Il ne restera pas longtemps chez eux et partira jouer la comédie à Paris où il deviendra Bourvil. A son départ il aura laissé à la famille un chien nommé Ripo.

Début juin 1940, la famille Aubé connaît le sort d’une grande partie des habitants du nord de la France. Les allemands arrivent, on sait que les ponts vont sauter, Raymond et son frère Daniel décident de partir de Rouen. Ils laissent leur dernière fournée de pain sur le trottoir et partent avec femmes et enfants vers le sud. Ils sont arrêtés au Mans. Raymond et Daniel étaient mobilisés en tant que boulangers et, par conséquent, ils n’avaient pas le droit de partir. Ils sont donc réquisitionnés et envoyés à Toulouse pour être renvoyés à Rouen. Ils remontent tous assez rapidement. Seules restent Christiane, Micheline, Rolande et leur mère, en raison de la maladie de Christiane. Celle-ci étant déjà malade à Rouen, a mal supporté le voyage et son état s’est aggravé dès l’arrivée à Toulouse. Elle y décède 2 mois plus tard le 27 août à l’Hôtel-Dieu. Micheline, Rolande et leur mère remontent alors à Rouen.

Après la guerre, les filles, quoique bien surveillées par leur mère, trouveront leurs princes charmants, qu’elles épouseront en 1948 et 1949. Voir à ce sujet le texte écrit à l’occasion des 50 ans de mariage de Micheline et André Pessiot sur le blog de mon père.

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Mariage de Micheline Aubé et André Pessiot le 12/04/1948 à Rouen

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Mariage de Rolande Aubé et Robert Morel

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Café rue Sadi Carnot à Darnétal

Dans les années soixante, Solange et Raymond s’installent à Darnétal (76) où ils tiendront un café, rue Sadi Carnot, pendant environ 5 ans, jusqu’à leur retraite. Ils s’installent ensuite rue Armand Carrel à Rouen (76). Raymond décèdera en 1971 et Solange en 1981.  Ils auront eu 3 filles, 5 petits-enfants, 14 arrière-petits-enfants, et de nombreux arrière-arrière-petits-enfants.

Parents de Raymond Aubé

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Louisa Henriette Lorillon

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Aimable Daniel Léon Aubé

Raymond est le fils d’Aimable Daniel Léon Aubé (dont le prénom d’usage était Daniel) et de Louisa Henriette Lorillon . Ceux-ci se sont mariés le lundi 17 mai 1897 à Canteleu (76). Lui était alors garçon boulanger, elle était repasseuse et ils habitaient tous deux à Canteleu.  Dès leur mariage il s’installent au 64 rue des Charettes à Rouen (76) où sont vraisemblablement nés leurs deux fils, Daniel en 1898, et Raymond en 1899.  À partir de 1923-1924, il semble que leur premier fils Daniel prenne la succession à la boulangerie. Je suppose que c’est à cette époque que le couple se retire dans la maison qu’il possédait à Bihorel (76) pour y passer sa retraite. Ils n’ont pourtant alors qu’une cinquantaine d’années.  Aimable décède le 29 mars 1932 dans la maison de Bihorel (76) suite à une péritonite. Il est enterré au cimetière de Bihorel (76).  Louisa Henriette continue alors à vivre à Bihorel. En 1928, une attaque, alors qu’elle portait sa petite-fille Rolande dans ses bras, la laisse paralysée. Elle décède le 9 janvier 1940 à Canville-les-Deux-Eglises (76). Elle est enterrée au cimetière de Bihorel (76) avec son mari.

Ascendance de Raymond Aubé

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

L’ascendance de Raymond Aubé est à ma connaissance à 99,99 % normande, avec une toute petite origine picarde mais dans l’Oise et vraiment à la limite de la Normandie.  Les Aubé viennent principalement des cantons de Bacqueville-en-Caux et Tôtes entre la Saâne et la Scie, mais aussi de Rouen et la vallée du Cailly. Et beaucoup plus à l’ouest certains venaient d’Avranches dans la Manche et d’autres du Calvados.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).

Nicolas Pessiot (1854-1900), un arrière-arrière-grand-oncle relégué en Guyane

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août 312013
 

Nicolas Pessiot est le grand-oncle de mon grand-père paternel André Pessiot. Il est né le 26 octobre 1854 à Cours-les-Barres (18) de père inconnu et de Jeanne Pessiot. En 1861 nait son frère Pierre, lui aussi de père inconnu.

Mon grand-père n’avait jamais entendu parler de ce grand-oncle alors qu’il a pourtant été élevé par son grand-père, Pierre frère de Nicolas. Il faut dire qu’il ne savait pas non plus, avant que nous n’entreprenions des recherches généalogiques, que son grand-père était né de père inconnu. On cultivait bien les secrets chez les Pessiot…

C’est tout à fait par hasard que j’ai appris son existence. En effet Nicolas Pessiot porte le prénom de son grand-père, et c’est suite à la demande de l’acte de décès de cet ancêtre (dont je ne connaissais pas la date), que la mairie de la Guerche-sur-l’Aubois m’a envoyé la transcription de l’acte de décès d’un Nicolas Pessiot décédé en 1900 à Saint-Jean en Guyane.

Etant donnée l’origine sociale de Nicolas, j’ai bien entendu pensé qu’il avait été bagnard, mais j’en était restée là, jusqu’à ce que le hasard me sourie encore une fois.

En faisant une recherche sur le nom Pessiot sur Internet comme je le fais régulièrement pour m’amuser, je suis tombée sur une page concernant l’histoire de Nargis dans le Loiret, et notamment sur une page consacrée à la construction du canal du Loing.

Voici ce qu’y écrivait Michel Fauvin :

Déjà, le 7 septembre, un dénommé Nicolas Pessiot, âgé de 31 ans, terrassier, sans domicile fixe, avait frauduleusement soustrait une certaine quantité d’effets d’habillements au préjudice des nommés Tardivelle, Godeau et Morizeau avec lesquels il travaillait. Il avait également dissipé, au préjudice des mêmes, une somme d’argent qui ne lui avait été remise qu’à titre de mandat pour en faire un usage ou un emploi déterminé et à charge d’en rendre compte. Cet individu était un repris de justice, plusieurs fois condamné et contre lequel plusieurs mandats d’arrêt avaient été lancés. Le tribunal de police correctionnelle de Montargis, dans son audience du 20 octobre 1886 le condamne à six mois de prison et aux dépens.

Cette page a aiguisé ma curiosité et j’ai commencé à entreprendre quelques recherches sur Nicolas. Je me suis donc rendue à Orléans pour consulter le jugement cité par Michel Fauvin :

Archives départementales du Loiret : cote 3 U 2360.

6 octobre 1886 Jugement n°196 Ministère public contre Pessiot Nicolas

Audience publique de police correctionnelle du mercredi six octobre 1886, heure de midi, tenue par messieurs ayant voix consultation, En présence de Monsieur Rempler Procureur de la République, assistés de Maître Courtin comme greffier.Entre Monsieur le Procureur de la République plaigant et demandeur suivant exploit de citation de Emile Bricon huissier à Montargis en date du du 30 septembre 1886 visé pour timbre et enregistré.Comparant par Monsieur le Procureur … d’une part : Et le nommé Pessiot, Nicolas, agé de 31 ans, terrasier, né le 26 octobre 1854 à Cours-les-Barres arrondissement de St Amand (Cher), fils de père inconnu et de Jeanne Pessiot célibataire sans domicile fixe. Prévenu d’avoir le sept septembre 1886 à Nargis, 1° frauduleusement soustrait une certaine quantité d’effets d’habillement au préjudice des nommés Tardivelle Goleau et Morizeau. 2° détourné ou dissipé au préjudice des mêmes individus une certaine somme d’argent qui ne lui avait été remise qu’à titre de mandat pour en faire un usage ou un emploi déterminé et à charge d’en rendre compte. Comparant en personne… d’autre part Lecture des pièces données à l’audience Oui les témoins en leurs dépositions après avoir prété serment de dire toute la vérité et rien que la vérité. Oui le prévenu en son interrogatoire Après l’audition des témoins, Monsieur le Procureur de la République demande la remise de la cause à quinzaine pour prendre de nouveaux renseignements sur le prévenu. Le tribunal faisant à la demande de M. le Procureur de la République remet l’affaire à une audience ultérieure afin de faire des nouvelles recherches contre le prévenu. Ce qui s’exécutera selon la loi.

Je n’ai pas trouvé la suite de cette affaire dans les semaines suivantes dans les jugements du tribunal de Montargis… Pourtant Nicolas Pessiot a bien été condamné à 6 mois de prison.

Il sera ensuite encore condamné à 6 mois de prison et à la relégation par le tribunal de Pithiviers dont les archives n’existent plus pour cette période aux Archives départementales du Loiret.

Grâce au Fil d’Ariane un bénévole (merci Jean-Fred) a été consulter pour moi le dossier du relégué Nicolas Pessiot au CAOM (Centre des Archives d’Outre-Mer). J’ai alors appris que Nicolas n’en était pas à son premier délit, loin de là, voici la liste de ses condamnations :

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| Date de      | Cours ou  | Nature des | Nature et | Faits ou   | Lieux où   |  Date de   | Date de    |
| condamnation | tribunaux | crimes et  | durée des | décisions  | les peines |  l'entrée  | la sortie  |
|              |           | délits     | peines    | gracieuses | ont été    |            |            |
|              |           |            |           |            | subies     |            |            |
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| 08/01/1880   | Nevers    | Vol        | 6 mois de |            |            | Jugement par défaut     |
|              |           |            | prison    |            |            |            |            |
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| 03/06/1880   | Bourges   | Abus de    | 2 ans de  |            |            | 24/04/1880 | 17/06/1880 |
|              | (Cour)    | confiance  | prison    |            |            |            |            |
|              |           |            | confondue |            |            |            |            |
|              |           |            | avec      |            |            |            |            |
|              |           |            | celle de  |            |======================================|
|              |           |            | 6 mois de |            | Bône,      | 15/07/1880 | 24/04/1882 |
|              |           |            | Nevers du |            | pénitencier|            |            |
|              |           |            | 8 janvier |            | militaire  |            |            |
|              |           |            | 1880.     |            |            |            |            |
|              |           |            | Exécutoire|            |            |            |            |
|              |           |            | du 24     |            |            |            |            |
|              |           |            | avril 1880|            |            |            |            |
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| 13/09/1884   | Nevers    | Vol        | 1 an 1    |            |            | 13/09/1884 | 18/10/1884 |
|              |           |            | jour de   |            |======================================|
|              |           |            | prison    |            | Fontevrault| 19/10/1884 | 14/09/1885 |
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| 20/10/1886   | Montargis | Vol        | 6 mois de |            | Orléans    | 20/10/1886 | 27/10/1886 |
|              |           |            | prison    |            |            |            |            |
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|                                                                                                       |
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| 09/05/1876   | Conseil de| Désertion  | 3 ans de  | gracié du  |            | 09/05/1876 | 14/05/1876 |
|              | guerre de | en temps de| prison    | reste de sa|======================================|
|              | Châlons-  | paix avec  |           | peine par  | Paris,     | 15/05/1876 | 16/11/1878 |
|              | sur-Marne | emport     |           | décision du| Fort de    |            |            |
|              |           | d'affut    |           | 31 octobre | Bicêtre    |            |            |
|              |           |            |           | 1878       |            |            |            |
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| 23/02/1880   | Mons,     | Vol        | 2 mois de |            |            | 23/02/1880 |            |
|              | Belgique  |            | prison    |            |            |            |            |
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| 23/03/1880   | Mons,     | Vol        | 15 jours  |            |            |            | 23/03/1880 |
|              | Belgique  |            | de prison |            |            |            |            |
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En somme à partir de l’age de 22 ans jusqu’à sa mort à 46 ans, il n’a connu qu’environ 2 ans de liberté.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).

Signification du toponyme Baud

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déc 262012
 

Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Baud situé à environ 35 kilomètres au nord-ouest de Vannes dans le Morbihan.

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

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Hécatombe en mer

 Généalogie Laëtitia  Commentaires fermés sur Hécatombe en mer
fév 112012
 

Bien qu’un bon quart de ma généalogie soit bretonne, je n’ai aucun marin dans mes ascendants. Pourtant cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de marins dans la « famille ». En essayant de recenser les enfants du couple Olivier Brien et Josephine Adrienne Olivier (mes sosas 50 et 51), je viens de  constater que plusieurs de ceux-ci étaient marins.

Le couple marié le 30 janvier 1830 au Palais a eu successivement les enfants suivants :

  • Aline Eugénie Zoé née le 16 novembre 1833
  • Gustave Emile Olivier né le 16 février 1836
  • Louise Fanélie née le 15 novembre 1836
  • Louis Marie Xavier né le 9 mai 1838
  • Jean François Théophile né le 8 février 1841
  • Jules Amédée né le 18 avril 1842 (décédé le 7 juillet suivant)
  • Eugène Amédée né le 26 septembre 1843
  • François Marie Adrien né le 13 septembre 1845
  • et la petite dernière Marie Eugénie Mathilde Brien née le 22 février 1849 mon arrière-arrière-grand-mère.

Je ne sais pas ce que sont devenues les 2 filles Aline Eugénie Zoé et Louise Fanélie, mais mis à part Jules Amédée aucun des garçons n’est mort en bas-âge.

Mais… hormis Louis Marie Xavier, ils sont tous morts jeunes et sans postérité. Il faut dire que Louis Marie Xavier est le seul qui n’était pas marin. Eh oui, tous les autres, soit quatre garçons, sont décédés dans l’exercice de leur métier de marin entre les années 1857 et 1865 !

Le premier décès est celui de Jean François Théophile qui le soir du 2 août 1857, alors qu’il est novice sur le trois mâts Marie Eliza du Havre, tombe à l’eau et se noie. Le bateau était alors amarré dans le dock de Sainte-Catherine à Londres. Il est inhumé dans le cimetière de Victoria Park. On peut remarquer que le capitaine du navire est alors Jean Marie Le Sidaner. Y-a-t-il un lien avec le peintre Henri Le Sidaner dont le père était capitaine au long court ?

Quatre ans plus tard, c’est le plus jeune des garçons qui meurt à Cardiff le 23 août 1861. Il y était arrivé à bord du brick goëlette Marie-Amélie de Libourne sur lequel il était mousse.

L’année suivante, le 8 mai 1862, c’est l’aîné qui décède à bord du brick la Diosma de Nantes armé au Havre le 15 décembre 1861, alors qu’il est ancré au large de Freetown en Sierra-Leone. Il semble qu’il soit mort de maladie puisque le capitaine précise dans l’acte de décès qu’une partie de l’équipage est malade.

Corvette Le Laplace – 1850

Trois ans plus tard, la série noire continue puisque le dernier fils marin, Eugène Amédée, meurt le 11 juin 1865 à l’hôpital militaire de Saint-Denis de la Réunion. Il était alors matelot de 3e classe de la corvette à hélice le Laplace.

Ces années ont sans doute été très éprouvantes pour Olivier et Joséphine qui sont décédés respectivement en 1863 et 1864 et n’auront donc pas connu la mort d’Eugène Amédée.

Le seul garçon de la famille qui survivra sera Louis Xavier Marie qui était maçon et se mariera le 15 juillet 1862 et aura plusieurs enfants dont un marin…

Sources :

Signification du toponyme Plescop

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déc 042011
 

Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Plescop situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Vannes dans le Morbihan.

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

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Signification du toponyme Plougoumelen

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juil 102011
 

Certains de mes ancêtres bretons sont originaires de Plougoumelen situé entre Auray et Vannes dans le Morbihan.

Voici un très court enregistrement de la chronique « Toponymie » diffusée sur France Bleu Armorique :

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