Press "Enter" to skip to content

Mois : mars 2020

Sosa 362 – Nicolas Robert Lacaille (1744-1782)

J’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à mon arbre de rédiger un billet sur certains de mes ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort parmi mes sosas dans les générations 5 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Voici maintenant le tour de Nicolas Robert Lacaille, mon sosa 362.
Sans ce tirage au sort, je n’aurais sans doute pas écrit sur cet ancêtre…

Lien entre Nicolas Robert Lacaille et Laëtitia Pessiot

Nicolas Robert Lacaille est un cauchois pure souche.
Troisième enfant de Robert Lacaille et Marie Catherine Talbot, il naît le 6 septembre 1744 à Ourville-en-Caux. Ses parents se sont mariés 7 ans auparavant à Beuzeville-la-Guérard le 30 septembre 1737 et ont déjà 2 enfants, Marie Anne 5 ans, née le 8 novembre 1739 et Guillaume, presque 3 ans, né le 12 janvier 1742 également à Ourville. Robert, son père, est alors berger et domestique (agricole je suppose).

Il sera journalier, tantôt ouvrier charpentier ou batteur en grange à la fin de l’été.

Eau forte battage en grange
Le batteur en grange

A partir de septembre, les batteurs en grange vendaient leurs bras de ferme en ferme pour battre le blé ou autres céréales récoltées dans l’année afin de séparer le grain et l’ivraie. Ils travaillaient sur une aire de terre battue, surface plane aménagée dans un coin de la grange. C’était un métier pénible, très physique, pénible pour les muscles, mais également pour les poumons. Il existe d’ailleurs la maladie des batteurs en grange (ou maladie du poumon des fermiers) due à l’inhalation des poussières générées par le battage. Nicolas est mort jeune (37 ans), serait-ce à cause de problèmes pulmonaires générés par sa profession ?
Nous ne le saurons sans doute jamais.

Pour retracer la chronologie de sa vie, voici une petite « story map » pour l’illustrer (ce sera toujours moins rébarbatif qu’un texte listant l’un après l’autre les différentes étapes de sa vie, car j’ai malheureusement peu de matière aujourd’hui pour aller plus loin.

Sources: