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Étiquette : aubé

Sosa 42 – Elie Nicolas Lorillon (1843-1905)

J’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à mon arbre de rédiger un billet sur certains de mes ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort parmi mes sosas dans les générations 5 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Après Jean Brien, c’est le numéro 42 qui a été tiré au sort. Il s’agit d’Elie Lorillon (ou plus exactement Elie Nicolas) le grand-père de mon arrière-grand-père Raymond Elie Aubé. On comprend tout de suite de qui Raymond tient son deuxième prénom.

Elie est le deuxième et dernier enfant de Nicolas Edouard Lorillon (sosa 84) et Pauline Delacroix (sosa 85).  
Il est né le 20 novembre 1843 à Canteleu, 2 ans après sa soeur Pauline Anastasie née le 27 août 1841. A sa naissance son père est journalier après avoir été employé des douanes quelques années plus tôt. Ses parents habitaient alors à Croisset, un des trois hameaux de Canteleu à l’époque. Canteleu, à l’ouest de Rouen s’étend des rives de la Seine et du Cailly au plateau de Roumare. C’est sur ce plateau que se trouve le centre actuel de la ville, mais il ne s’est urbanisé que dans les années 60. Auparavant et notamment au XIXe siècle d’Elie, la ville était principalement constituée de ses trois hameaux Dieppedalle, Croisset et Bapeaume (du sud au nord).

Carte d'Etat-Major (IGN - Géoportail)
Carte d’Etat-Major (IGN – Géoportail)

La famille Lorillon est installée depuis peu à Canteleu. En effet la papa, Nicolas Edouard, n’est pas né à Canteleu mais à Treforest dans le Pays de Bray. Ses parents étaient François Lorillon et Marguerite Payen. Même si j’ai sû très vite le nom de ces derniers, je les ai cherché pendant des années en ne trouvant rien sur eux, ni décès, ni mariage, ni naissance. Et ce n’est qu’il y quelques semaines que j’ai enfin éclairci une partie du mystère… que je ne dévoilerai pas ici car j’écrirai sans doute bientôt un billet à ce sujet.
Mais du côté de sa maman, Elie est malgré un cantilien pure souche puisqu’il peut se targuer d’une ascendance cantilienne sur au moins 3 générations.

Extrait de l’Annuaire statistique du département de la Seine-Inférieure, pour l’année 1823 (Google Books)

Revenons donc à Elie. En 1869, il a 26 ans et habite à Dieppedalle avec ses parents. Ils sont fabricants de craie. Comme sur une grande partie de la vallée de la Seine, Dieppedalle est surplombé de falaises de craie. Comme elle est de très bonne qualité à cet endroit on y fabrique des craies pour les tableaux noirs, ainsi que du blanc d’Espagne.

A mi-côte on peut voir une veine de craie qui été exploitée

Le 11 octobre 1869, Elie épouse Rose Françoise Eugénie Lemarchand (sosa 43) à Grand-Quevilly où cette dernière habite alors avec ses parents. Sont présents :

  • Nicolas Edouard Lorillon et Pauline Delacroix parents du marié,
  • Adrien Eugène Lemarchand (sosa 86) et Françoise Victorine Martin (sosa 87) parents de la mariée,
  • Pierre Edouard Grelley qui est dit oncle du marié et qui est en réalité son grand-oncle puisqu’il est le frère de sa grand-mère maternelle Victoire Pauline Grelley (sosa 171), tous deux enfants de Nicolas Claude Grelley mon ancêtre capitaine de navire (sosa 342) arrière-grand-père d’Elie,
  • Louis Bazire cousin par alliance du marié sa femme étant Eugénie Désirée Delacroix cousine germaine d’Elie,
  • Achille Hardy beau-frère de la mariée, époux de sa soeur Marie Modeste Françoise,
  • et Alphonse Jacques Lecat oncle de la mariée.

Le couple demeurera à Dieppedalle où naîtront tous leurs enfants.
Ils ont d’abord deux filles Eugénie Elise et Eugénie Pauline nées respectivement en 1870 et 1871 et dont je ne sais rien ensuite. Elles sont peut-être décédées en bas âge mais je n’ai pas trouvé leur décès.
Vient ensuite Louis Elie en 1872 qui sera menuiser. En 1902 il fondera, avec 45 autres ouvriers, la coopérative « L »Aube » dont il sera président et gérant. Il décédera en 1950 à Canteleu.

Entrefilet dans le Populaire du 05/03/1924 (Gallica)

Le 2 novembre1874 a dû être une journée chargée pour Elie. En effet le matin vers 10 heures il va déclarer à la mairie de Grand-Quevilly le décès de son beau-père Adrien Lemarchand décédé la veille, puis à 11 heures 30 il déclare à la mairie de Canteleu la naissance de son fils Edouard Achille venu au monde dans la nuit.
Ce dernier sera charpentier et partira pour Paris où il se mariera en juillet 1905. Il reviendra de la guerre de 1914-18, mais très affaibli par les gaz. Ne pouvant plus travailler et désespéré, il se suicidera en 1924.
 
Mon arrière-grand-mère Louisa Henriette (sosa 21) est née quant à elle le 30 janvier 1876 et décédera en 1940. Elle se mariera à Canteleu le 17 mai 1897 avec Aimable Daniel Léon Aubé (sosa 20) boulanger avec qui elle aura deux enfants.
 
Un dernier fils naît ensuite le 8 janvier 1878 Albert Paul. Il sera peintre et mourra en 1960. 
 
Jusqu’à environ 1875, il semble qu’il a été fabricant de craie comme son père avec qui il travaillait probablement. Il devient ensuite blanchisseur, métier qu’il exercera ensuite jusqu’à la retraite.
 
Le 13 décembre 1883, sa mère décède chez elle à Dieppedalle. Quelques années plus tard, le 3 octobre 1890, son père meurt également chez lui.
 
Le 17 mai 1897 il assiste au mariage de sa fille Louisa Henriette avec Aimable Daniel Léon Aubé (sosa 20) né à Varvannes, mais à cette époque garçon boulanger à Canteleu. Juste après leur mariage ils s’installent à Rouen dans la boulangerie du 64 rue des Charrettes. Ils auront deux enfants Daniel né en 1898 et Raymond en 1899.
 
Le 19 février 1899, sa soeur Pauline meurt célibataire à l’Hôtel-Dieu de Rouen.
 
Le 8 juillet 1901 son fils Albert Paul se marie à Canteleu avec Victorine Gabrielle Thorel.
 
Le 8 juillet 1905 il assiste à Paris au mariage de son fils Edouard Achille avec Marie Louise Landry.
 
Le 28 décembre 1905 il meurt à Canteleu dont il était alors conseiller municipal.
 

Sources :

  • Etat-civil :Lorillon, Elie Nicolas – acte de naissance – 21-11-1843 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1843 – 3E 00482 – vue 92)
  • Lorillon, Elie Nicolas – Lemarchand, Rose Françoise Eugénie – acte de mariage – 11-10-1869 – Grand-Quevilly (AD 76 – Grand-Quevilly (Le) – NMD 11/06/1869-1869 – 3E 00999 – vue 25)
  • Lorillon, Pauline Anastasie – acte de naissance – 28-08-1841 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1841 – 3E 00482 – vue 68)
  • Lorillon, Pauline Anastasie – acte de deces – 20-02-1899 – Hôtel-Dieu – Rouen (AD 76 – Rouen (Hôtel-Dieu) – D 1899-15/07/1899 – 4E 13933 – vue 29)
  • Lorillon, Eugénie Elise – acte de naissance – 12-07-1870 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1870 – 3E 00482 – vue 91)
  • Lorillon, Eugénie Pauline – acte de naissance – 13-12-1871 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1871 – 3E 00482 – vue 120)
  • Lorillon, Louis Elie – acte de naissance – 13-11-1872 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1872 – 3E 00482 – vue 103)
  • Lorillon, Louis Elie – Ducoudray, Victorine Marie Désirée – acte de mariage – 26-04-1897 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1897-08/06/1897 – 4E 13600 – vues 92-94)
  • Lorillon, Edouard Achille – acte de naissance – 02-11-1874 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1874 – 3E 00482 – vues 81-82)
  • Lorillon, Edouard Achille – Landry, Marie Louise – acte de mariage – 08-07-1905 – 14e – Paris (AM 75 – Paris – M 4 juillet 1905-11 juillet 1905 – 14M 174 – vue 7)
  • Lorillon, Edouard Achille – acte de deces – 04-03-1924 – Paris 20e (AM 75 – Paris – D 25 février 1924-17 mars 1924 – 20D 299 – vue 14)
  • Lorillon, Louisa Henriette – acte de naissance – 31-01-1876 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1876 – 3E 00482  – vue 8)
  • Aubé, Aimable Daniel Léon – Lorillon, Louisa Henriette – acte de mariage – 17-05-1897 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1897-08/06/1897 – 4E 13600 – vues 109-111)
  • Lorillon, Albert Paul – acte de naissance – 08-01-1878 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1878 – 3E 00482 – vue 3)
  • Lorillon, Nicolas Edouard – acte de deces – 06-10-1890 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 12/07/1890-1890 – 4E 11372 – vue 79)
  • Delacroix, Pauline – acte de deces – 13-12-1883 – Canteleu (AD 76 – Canteleu – NMD 1883 – 3E 00482 – vues 146-147)
  • Journaux :Lorillon, Elie Nicolas – avis deces – 29-12-1905 – Journal de Rouen (AD 76 – Journal de Rouen – JPL 3_229 – 29-12-1905 – vue 4)
  • Lorillon, Edouard Achille – article Paris-Soir – 05-03-1924 (Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76384595/f3.item)
  • Lorillon, Edouard Achille – article Le Populaire – 05-03-1924 (Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k818710k/f1.item)
  • Livres :Lejard, Alice W. – Canteleu aux multiples facettes – 2000 – ISBN : 2-9516176-0-7
  • Rouger, Hubert (1875-1958) – Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l’Internationale ouvrière ; 3, 9-12. La France socialiste. Tome 3,Partie 2 – 1912-1921. (Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6260892b/f601.image)
  • Autre :Fiche de Paul Profichet sur le Maitron (https://maitron.fr/spip.php?article127465)

Photographies de famille de Laëtitia

22 article(s)

André Pessiot (1922-1999)

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André Pessiot

Mon grand-père André Pierre Pessiot est né le 9 décembre 1922 à la Guerche-sur-l’Aubois (18). Il est le fils de Jean Pessiot (1897-1965) ouvrier mécanicien aux chemins de fer Paris-Lyon-Méditérannée et d’Alice Prévost (1903-1966). Sa mère est fille d’un couple de mariniers Antoine Prévost et Eugénie Barbiot. C’est ainsi qu’André recevra le baptême des mariniers : il sera plongé dans l’eau suspendu à une corde du pont de la péniche de ses grands-parents.  Lorsqu’il a environ 3 ans, sa mère quitte son père et lui laisse son fils. André ne la reverra jamais.

Jean Pessiot étant peu disponible en raison de son travail, il confie André à ses parents Pierre Pessiot et Victoire Fleurier. André habite donc à Fonfrin, hameau de la Guerche, jusqu’à son certificat d’étude, qu’il obtient après s’être présenté à l’examen en candidat libre, son instituteur ayant refusé de l’y inscrire.  À 14 ans il quitte la Guerche pour rejoindre son père à Nevers (58). Ce dernier lui trouve une place dans un garage pour y apprendre la mécanique. André n’est pas du tout intéressé et ne reste que quelques semaines dans cet emploi. Son père lui obtient alors un emploi aux chemins de fer comme ouvrier aux ateliers de Vauzelles où il travaillera jusqu’en 1940. C’est à cette époque qu’il apprendra à jouer au billard, loisir qu’il pratiquera toute sa vie. C’est le fils du patron de l’hôtel où il logeait à Nevers qui lui apprend le jeu.  En 1941, à 18 ans, il s’engage dans l’armée de l’air. Le temps de faire ses classes, les allemands envahissent la zone libre, et il est démobilisé. En 1943, il est convoqué pour le STO. Son père le prévient alors de la venue des gendarmes et lui indique comment rejoindre le « maquis » où il passera le reste de la guerre.

Juste après la guerre, il est réintégré dans l’armée de l’air comme aspirant, mais son contrat n’est pas renouvelé  et il monte alors à Paris où il a quelques cousins. Il travaille un temps à Paris-Soir, puis décide de passer un CAP de soudeur.

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Mariage André et Micheline – 1948

Au cours d’une visite à d’autres cousins à Rouen (les Viel), il fait connaissance avec la fille des boulangers voisins, Micheline Aubé, qui deviendra ma grand-mère. Il trouve un emploi de soudeur sur le chantier du Pont Corneille, et le couple se marie le 12 avril 1948 à Rouen. Leur fils Guy (mon père) naît un an plus tard le 7 mai 1949, et leur fille Patricia le 11 octobre 1954.

André est ensuite agent d’assurances à la Winterthur, puis termine sa carrière en tant que sous-directeur de ‘Normandie Propreté’.  Il n’a jamais revu son père après la guerre. Pour son mariage, il l’avait invité, mais celui-ci n’est pas venu. André n’est donc pas allé à son enterrement. Quant à sa mère, il n’en a jamais eu de nouvelles.  Voir le texte écrit à l’occasion des 50 ans de mariage de mes grand-parents sur le blog de mon père.

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).

Raymond Aubé (1899-1971)

Raymond AubéMon arrière-grand-père, Raymond Elie Aubé est né à Rouen (76) le 1er mars 1899.   Il est de la classe 1919, mais est appelé à l’armée dès 1918. Il appartient au 25ème régiment d’artillerie. Il se bat contre l’Allemagne du 21 avril 1918 au 23 octobre 1919, puis part ensuite en Syrie jusqu’au 22 décembre 1920. Il rentre chez lui le 24 mars 1921.  Il se marie le 12 mai 1924 à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) avec Solange Levasseur née à Saint-Pierre-de-Varengeville (76) le 15 mai 1903. Tous deux enfants de boulangers, c’est peut-être ce qui les a réunis.

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Boulangerie du 58 rue Louis Blanc

Raymond quitte dès son mariage la boulangerie familiale de la rue des Charrettes à Rouen, pour s’installer à son compte sur la rive gauche de la Seine, dans la boulangerie du 58 rue Louis Blanc à Rouen (76), où naîtront leurs trois filles Christiane (1925), Micheline (1927) et Rolande (1928).

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Christiane Aubé

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Rolande et Micheline Aubé

N’étant pas là à l’époque je ne sais pas grand chose de leur vie avant la guerre, mais l’événement qui restera dans la mémoire familiale est la présence à la boulangerie pendant l’hiver 1936-37 du jeune commis André Raimbourg. Il ne restera pas longtemps chez eux et partira jouer la comédie à Paris où il deviendra Bourvil. A son départ il aura laissé à la famille un chien nommé Ripo.

Début juin 1940, la famille Aubé connaît le sort d’une grande partie des habitants du nord de la France. Les allemands arrivent, on sait que les ponts vont sauter, Raymond et son frère Daniel décident de partir de Rouen. Ils laissent leur dernière fournée de pain sur le trottoir et partent avec femmes et enfants vers le sud. Ils sont arrêtés au Mans. Raymond et Daniel étaient mobilisés en tant que boulangers et, par conséquent, ils n’avaient pas le droit de partir. Ils sont donc réquisitionnés et envoyés à Toulouse pour être renvoyés à Rouen. Ils remontent tous assez rapidement. Seules restent Christiane, Micheline, Rolande et leur mère, en raison de la maladie de Christiane. Celle-ci étant déjà malade à Rouen, a mal supporté le voyage et son état s’est aggravé dès l’arrivée à Toulouse. Elle y décède 2 mois plus tard le 27 août à l’Hôtel-Dieu. Micheline, Rolande et leur mère remontent alors à Rouen.

Après la guerre, les filles, quoique bien surveillées par leur mère, trouveront leurs princes charmants, qu’elles épouseront en 1948 et 1949. Voir à ce sujet le texte écrit à l’occasion des 50 ans de mariage de Micheline et André Pessiot sur le blog de mon père.

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Mariage de Micheline Aubé et André Pessiot le 12/04/1948 à Rouen

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Mariage de Rolande Aubé et Robert Morel

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Café rue Sadi Carnot à Darnétal

Dans les années soixante, Solange et Raymond s’installent à Darnétal (76) où ils tiendront un café, rue Sadi Carnot, pendant environ 5 ans, jusqu’à leur retraite. Ils s’installent ensuite rue Armand Carrel à Rouen (76). Raymond décèdera en 1971 et Solange en 1981.  Ils auront eu 3 filles, 5 petits-enfants, 14 arrière-petits-enfants, et de nombreux arrière-arrière-petits-enfants.

Parents de Raymond Aubé

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Louisa Henriette Lorillon

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Aimable Daniel Léon Aubé

Raymond est le fils d’Aimable Daniel Léon Aubé (dont le prénom d’usage était Daniel) et de Louisa Henriette Lorillon . Ceux-ci se sont mariés le lundi 17 mai 1897 à Canteleu (76). Lui était alors garçon boulanger, elle était repasseuse et ils habitaient tous deux à Canteleu.  Dès leur mariage il s’installent au 64 rue des Charettes à Rouen (76) où sont vraisemblablement nés leurs deux fils, Daniel en 1898, et Raymond en 1899.  À partir de 1923-1924, il semble que leur premier fils Daniel prenne la succession à la boulangerie. Je suppose que c’est à cette époque que le couple se retire dans la maison qu’il possédait à Bihorel (76) pour y passer sa retraite. Ils n’ont pourtant alors qu’une cinquantaine d’années.  Aimable décède le 29 mars 1932 dans la maison de Bihorel (76) suite à une péritonite. Il est enterré au cimetière de Bihorel (76).  Louisa Henriette continue alors à vivre à Bihorel. En 1928, une attaque, alors qu’elle portait sa petite-fille Rolande dans ses bras, la laisse paralysée. Elle décède le 9 janvier 1940 à Canville-les-Deux-Eglises (76). Elle est enterrée au cimetière de Bihorel (76) avec son mari.

Ascendance de Raymond Aubé

Son ascendance dans ma base sur Geneanet

L’ascendance de Raymond Aubé est à ma connaissance à 99,99 % normande, avec une toute petite origine picarde mais dans l’Oise et vraiment à la limite de la Normandie.  Les Aubé viennent principalement des cantons de Bacqueville-en-Caux et Tôtes entre la Saâne et la Scie, mais aussi de Rouen et la vallée du Cailly. Et beaucoup plus à l’ouest certains venaient d’Avranches dans la Manche et d’autres du Calvados.

(Cet article est un ancien article qui se trouvait sur mon site généalogique que je viens de fermer).