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Étiquette : brien

Sosa 196/200 – Jean Brien – Mon premier implexe

J’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à mon arbre de rédiger un billet sur certains de mes ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort parmi mes sosas dans les générations 5 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Le premier vainqueur de ce tirage au sort est donc le n° 200. Il s’agit de Jean Brien qui est aussi mon sosa 196. il s’agit en fait du premier implexe que j’ai trouvé dans ma généalogie. Jean est en effet le père de mes sosas 98 et 100, Olivier et Guillaume Brien. Il est l’arrière-grand-père des deux parents de mon propre arrière-grand-père Paul Moisan (sosa 12).

De_Jean_Brien_a_Laetitia_Pessiot

Et en plus d’être un implexe, il s’agit aussi d’une épine, je ne sais rien de ses parents ! Je n’ai globalement pas eu trop de difficulté avec mes ancêtres morbihannais, mais lui est une énigme depuis bien longtemps et je n’arrive pas à débloquer cette branche.
Jean voit donc le jour vers 1712 à Grand-Champ ou ses environs et décédera environ 75 ans plus tard à Cliscouët à Vannes le 1er juin 1787. Il aura toute sa vie été laboureur.
Il épouse avant 1756, et probablement vers 1750, Marguerite Morio (sosa 197/201) née à Séné le 9 mars 1726.
Le 28 mars 1756 naît leur fille Radegonde.
Le 26 octobre 1758 son fis Olivier (sosa 98).
Le 20 avril 1762 son fis Guillaume (sosa 100).
Ces deux garçons ont encore deux autres sœurs : Julienne, née le 7 avril 1764, et Gillette le 24 novembre 1766.
Tous ces enfants sont nés à Cliscouët où habitaient leurs parents.
Écart, Cliscouët (Vannes) - Plan cadastral de 1809, section F. AD Morbihan 3P.
Écart, Cliscouët (Vannes) – Plan cadastral de 1809, section F. AD Morbihan 3P (L’inventaire du patrimoine culturel en Bretagne).

Le 18 février 1781, toujours paroisse Saint-Patern, Jean assiste au mariage de sa fille aînée Radegonde avec Martin Le Cor. Celle-ci décède peu de temps après à son domicile rue Vieille Boucherie, le 20 septembre 1782 à l’âge de 25 ans.

Marguerite, son épouse, décède le 30 mars 1785 à Cliscouët tout comme Jean 2 ans plus tard le 1er juin 1787.
Et bien voilà… c’est à peu près tout ce que je connais de Jean…
Son acte recèle un petit mystère supplémentaire.
000196 - Brien, Jean - acte de deces - 02-06-1787 - Saint-Patern - Vannes
En effet il y est indiqué que Jean a été marié en premières noces avec Allanette Le Dersay. J’ai aussi longtemps cherché ce mariage. En vain ! Mais j’ai réalisé il y a peu que cela devait être une erreur dans l’acte. En effet j’imagine que ce sont ses enfants qui ont indiqué cette information au prêtre qui n’a pas dû la vérifier (moins rigoureux qu’un bon généalogiste qui doit toujours vérifier ses sources). Or je pense qu’Olivier a confondu son père avec celui de sa femme Anne Vincente Le Mellec (sosa 99)… oui je sais c’est un peu bizarre, mais il se trouve que Julien Le Mellec (sosa 198) père d’Anne Vincente a bien épousé en premières noce une Allanette Le Dressay. Le couple avait sans doute entendu parler d’un premier mariage avec une Allanette Le Dersay et… ils se sont emmêlés les pinceaux. Le jour où je trouverai l’acte de mariage de Jean et Marguerite Morio, je pourrai, je pense, confirmer cette hypothèse.

Sources :

  • Etat-civil:
    • Morio, Marguerite – acte de naissance – 09-03-1726 – Séné (AD 56 – Séné – BMS 1676-1733)
    • Le Mellec, Julien – Le Dressay, Allanette – acte de mariage – 26-11-1755 – Saint-Avé (AD 56 – Saint-Avé – BMS 1742-1777 – vue 174)
    • Brien, Radegonde – acte de naissance – 28-03-1756 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Patern) – BMS 1753-1758 – vue 347)
    • Brien, Guillaume – acte de naissance – 20-04-1762 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes – Saint-Patern – BMS 1761-1765)
    • Brien, Julienne – acte de naissance – 07-03-1764 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Patern) – BMS 1760-1765 – vue 467)
    • Brien, Gillette – acte de naissance – 25-11-1766 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes – Saint-Patern – BM 1766-1766)
    • Le Cor, Martin – Brien, Radegonde – acte de mariage – 18-02-1781 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Patern) – BMS 1780-1784 – vue 162)
    • Brien, Radegonde – acte de deces – 20-09-1782 – Saint-Salomon – Vannes (AD 56 – Vannes (Saint-Salomon) – BMS 1761-1791 – vue 572)
    • Brien, Jean – acte de deces – 02-06-1787 – Saint-Patern – Vannes (AD 56 – Vannes – Saint-Patern – BMS 1785-1789 – vue 417)
  • Autres :

Hécatombe en mer

Bien qu’un bon quart de ma généalogie soit bretonne, je n’ai aucun marin dans mes ascendants. Pourtant cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de marins dans la « famille ». En essayant de recenser les enfants du couple Olivier Brien et Josephine Adrienne Olivier (mes sosas 50 et 51), je viens de  constater que plusieurs de ceux-ci étaient marins.

Le couple marié le 30 janvier 1830 au Palais a eu successivement les enfants suivants :

  • Aline Eugénie Zoé née le 16 novembre 1833
  • Gustave Emile Olivier né le 16 février 1836
  • Louise Fanélie née le 15 novembre 1836
  • Louis Marie Xavier né le 9 mai 1838
  • Jean François Théophile né le 8 février 1841
  • Jules Amédée né le 18 avril 1842 (décédé le 7 juillet suivant)
  • Eugène Amédée né le 26 septembre 1843
  • François Marie Adrien né le 13 septembre 1845
  • et la petite dernière Marie Eugénie Mathilde Brien née le 22 février 1849 mon arrière-arrière-grand-mère.

Je ne sais pas ce que sont devenues les 2 filles Aline Eugénie Zoé et Louise Fanélie, mais mis à part Jules Amédée aucun des garçons n’est mort en bas-âge.

Mais… hormis Louis Marie Xavier, ils sont tous morts jeunes et sans postérité. Il faut dire que Louis Marie Xavier est le seul qui n’était pas marin. Eh oui, tous les autres, soit quatre garçons, sont décédés dans l’exercice de leur métier de marin entre les années 1857 et 1865 !

Le premier décès est celui de Jean François Théophile qui le soir du 2 août 1857, alors qu’il est novice sur le trois mâts Marie Eliza du Havre, tombe à l’eau et se noie. Le bateau était alors amarré dans le dock de Sainte-Catherine à Londres. Il est inhumé dans le cimetière de Victoria Park. On peut remarquer que le capitaine du navire est alors Jean Marie Le Sidaner. Y-a-t-il un lien avec le peintre Henri Le Sidaner dont le père était capitaine au long court ?

Quatre ans plus tard, c’est le plus jeune des garçons qui meurt à Cardiff le 23 août 1861. Il y était arrivé à bord du brick goëlette Marie-Amélie de Libourne sur lequel il était mousse.

L’année suivante, le 8 mai 1862, c’est l’aîné qui décède à bord du brick la Diosma de Nantes armé au Havre le 15 décembre 1861, alors qu’il est ancré au large de Freetown en Sierra-Leone. Il semble qu’il soit mort de maladie puisque le capitaine précise dans l’acte de décès qu’une partie de l’équipage est malade.

Corvette Le Laplace – 1850

Trois ans plus tard, la série noire continue puisque le dernier fils marin, Eugène Amédée, meurt le 11 juin 1865 à l’hôpital militaire de Saint-Denis de la Réunion. Il était alors matelot de 3e classe de la corvette à hélice le Laplace.

Ces années ont sans doute été très éprouvantes pour Olivier et Joséphine qui sont décédés respectivement en 1863 et 1864 et n’auront donc pas connu la mort d’Eugène Amédée.

Le seul garçon de la famille qui survivra sera Louis Xavier Marie qui était maçon et se mariera le 15 juillet 1862 et aura plusieurs enfants dont un marin…

Sources :