Sosa 170 de Suzanne : Claude Dupont, un vigneron du 18e siècle à Quincy vu par l’IA

un vigneron du 18e siècle à Quincy vu par l'IA : Infographie générée par NotebookLM qui d'après lui "synthétiser visuellement l'identité de Claude Dupont, son métier de vigneron et son village de Quincy, tout en rappelant le contexte exceptionnel des vignobles d'Île-de-France au XVIIIe siècle"
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De même que pour ma propre ascendance, j’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à l’arbre de Suzanne, de rédiger un billet sur certains de ses ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc choisi de les tirer au sort dans les générations 2 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Que faire de ce Sosa 170 ?

Quand j’ai tiré le n° 170 comme Sosa de Suzanne, je me suis aperçue que je ne le connaissais pas. Je m’étais arrêtée au Sosa 42, Jean Louis Normand. Il m’a donc fallu faire toutes les recherches nécessaires pour arriver au Sosa 170. Il s’agit de Claude Dupont, père de Marie Madeleine, mère de Jean-Louis Normand. J’ai étudié l’ascendance de Claude Dupont, sa fratrie, ses enfants, etc… mais arrivée là, je n’étais pas très inspirée pour écrire un billet pour ce blog.

J’ai donc décidé d’utiliser l’IA. Ayant vu plusieurs tests d’utilisation de NotebookLM, je me suis lancée. Pour alimenter sa réflexion je lui ai donné le résultat de mes recherches sous la forme des 3 « Livres » qu’Hérédis, mon logiciel de généalogie, permet de générer : tribu de Claude Dupont, ascendance et descendance. J’ai ajouté à cela une monographie du village où il a habité toute sa vie, Quincy-Voisins trouvée sur le site des AD 77, ainsi qu’un ensemble de liens trouvés un peu au hasard via Google portant sur l’histoire de Quincy-Voisins et de la Seine-Marne et le métier de vigneron. Et bien entendu une copie de tous les actes de baptême, mariage et sépulture trouvés pour Claude Dupont et sa famille. Vous trouverez la liste de ces sites et documents à la fin de ce billet.

J’ai ensuite, demandé à NotebookLM de rédiger l’article avec le prompt très basique suivant :

Peux-tu rédiger un article pour mon blog parlant de Claude Dupont, en indiquant que cet article est rédigé dans le cadre de ma catégorie « Un sosa au hasard » ? Parle de sa famille, de son métier, de son village et place le dans le contexte de son époque.

Je lui ai également demandé de générer une infographie illustrant cela et une image pour servir d’entête à mon article. Et voici donc le résultat :

Un sosa au hasard : Claude Dupont (1706-1732), une vie de vigneron à Quincy

C’est avec plaisir que je poursuis ma série « Un sosa au hasard ». Aujourd’hui, le sort a désigné l’un de mes ancêtres du XVIIIe siècle : Claude Dupont, qui porte le numéro sosa 1704. Sa vie fut brève, mais elle nous plonge au cœur de l’histoire rurale de la Brie.

Une lignée de vignerons à Quincy

Claude Dupont voit le jour le dimanche 4 avril 1706 à Quincy (aujourd’hui Quincy-Voisins, en Seine-et-Marne). Il est le fils de Pierre Dupont et de Jeanne Marguerite Ducharne. À cette époque, la famille Dupont est solidement implantée dans le village. Son père est lui-même vigneron, un métier qui se transmet souvent de père en fils au sein de la communauté.

Claude grandit au sein d’une fratrie nombreuse : il a pour frères et sœurs Pierre, Jeanne, Jeanne Marguerite, Marie et Étienne. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Claude sait signer son nom, comme en témoigne son paraphe sur les registres paroissiaux. Cette relative instruction était un atout dans une société rurale en pleine mutation.

un vigneron du 18e siècle à Quincy vu par l'IA : Infographie générée par NotebookLM qui d'après lui "synthétiser visuellement l'identité de Claude Dupont, son métier de vigneron et son village de Quincy, tout en rappelant le contexte exceptionnel des vignobles d'Île-de-France au XVIIIe siècle"

Le métier de vigneron : l’âge d’or de l’Île-de-France

En choisissant de devenir vigneron, Claude s’inscrit dans l’activité dominante de sa région. Il faut savoir qu’au XVIIIe siècle, l’Île-de-France était le plus grand vignoble du monde, couvrant plus de 40 000 hectares. À Quincy, l’économie repose alors essentiellement sur la culture de la vigne, qui assure les revenus du village.

Le quotidien de Claude est rythmé par les saisons : la taille à la serpe en hiver, les labours au printemps pour aérer la terre, et l’effervescence des vendanges en automne. À cette époque, on produit à Quincy aussi bien du vin blanc que du vin rouge. Cependant, le métier est précaire : les vignerons doivent souvent vendre leur vin rapidement pour obtenir des liquidités afin de payer les impôts royaux ou la dîme ecclésiastique. Claude vit également une période de restriction législative : en 1731, un arrêt royal interdit toute nouvelle plantation de vignes pour tenter de privilégier la qualité sur la quantité.

Sa vie à Quincy

Le village de Claude est regroupé autour de l’église Saint-Denis, édifiée au XIIe siècle. Quincy est alors un bourg actif du plateau briard, situé à quelques kilomètres de Meaux. La vie sociale y est rythmée par la paroisse et les travaux des champs.

Le 15 juillet 1726, à l’âge de 20 ans, Claude épouse Marie Madeleine Vaudescal. De leur union naissent trois enfants :

  • Marie, née en 1727, qui décède tragiquement à l’âge de 7 mois.
  • Une seconde Marie, née en 1728, qui assurera la descendance.
  • Pierre, né en 1733… soit quelques mois après le décès de son père.

Une fin prématurée

La vie de Claude s’arrête brusquement le 16 octobre 1732. Il n’a que 26 ans. Il est inhumé le lendemain dans le cimetière de Quincy, après avoir reçu les sacrements de pénitence. Son décès prématuré laisse Marie Madeleine veuve avec une petite fille en bas âge et un fils à naître.

Claude Dupont incarne cette multitude d’ancêtres dont la vie fut courte et laborieuse, mais qui ont contribué, par leur travail de la terre, à façonner le paysage et l’identité de la Brie. En parcourant aujourd’hui les rues de Quincy-Voisins, on peut encore imaginer les coteaux couverts de vignes que Claude parcourait chaque jour, sa serpette à la main.

Bilan de cet essai

L’article rédigé est basique (comme le prompt), mais a répondu à ma demande et a correctement exploité ses sources. J’ai mis là le tout premier jet de NotebookLM. J’aurais pu continuer à affiner et finir par avoir un article plus détaillé et complet, mais tel n’était pas mon but. Je voulais voir ce que permettait de faire l’IA avec le moins d’effort possible.

A noter : une petite erreur sur le n° sosa de Claude Dupont, 1704 pour l’IA… c’est dû au fait qu’il a pris ce n° dans une des documents issus d’Hérédis qui contient des notes de base de page, dont une petite référence à une note, après le n° sosa de Claude (1704). L’IA n’a pas su faire la différence entre 170 et 4.

J’ai ensuite interrogé NotebookLM pour avoir un peu plus d’informations sur les sources qu’il avait utilisé.

Ma question

Quelles sont les 10 principales sources que tu as pris en compte pour cet article et ces infographies ?

La réponse de NotebookLM

Pour rédiger l’article et concevoir les infographies sur Claude Dupont, j’ai exploité une combinaison d’archives paroissiales directes, de synthèses généalogiques et de sources historiques contextuelles. Voici les 10 principales sources utilisées :

  1. L’acte de naissance de Claude Dupont (1706) : Cette source primaire a permis d’établir sa date précise de naissance (4 avril 1706) à Quincy et l’identité de ses parents, Pierre Dupont et Jeanne Marguerite Ducharne 1-3.
  2. L’acte de mariage Dupont-Vaudescal (1726) : Ce registre paroissial confirme son union avec Marie Madeleine Vaudescal le 15 juillet 1726, ainsi que son âge au moment du mariage (20 ans) 4-6.
  3. L’acte de décès de Claude Dupont (1732) : Ce document atteste de sa mort prématurée le 16 octobre 1732 à l’âge de 26 ans, ainsi que de son inhumation le lendemain 2, 7, 8.
  4. Le document « Claude_Dupont_Ascendance.pdf » : Cette synthèse généalogique a fourni son numéro sosa (1704), la preuve qu’il savait signer son nom, et les détails sur sa fratrie 2, 5, 9, 10.
  5. Le document « Claude_Dupont_Descendance.pdf » : Cette source a été cruciale pour identifier ses trois enfants (Marie, une seconde Marie et Pierre) et noter que son fils Pierre est né plusieurs mois après son propre décès 11-13.
  6. « Le saviez-vous ? L’Île-de-France : autrefois le plus grand vignoble du monde ! » : Cet article a apporté le contexte historique majeur : au XVIIIe siècle, le vignoble francilien couvrait plus de 40 000 hectares, en faisant le plus vaste au monde 14-16.
  7. « Le vigneron, la viticulture et la vinification » (Marcel Lachiver) : Cette étude historique a permis d’expliquer les défis du métier de vigneron à l’époque, notamment l’arrêt royal de 1731 interdisant les nouvelles plantations 17, 18.
  8. « Histoire de Quincy-Voisins » (Site de la Mairie) : Cette source a servi à décrire le cadre de vie de Claude, notamment l’importance de l’église Saint-Denis (édifiée au XIIe siècle) et l’évolution du village 19-21.
  9. La monographie communale de Quincy-Voisins par Lebrun : Ce document d’archive décrit la géographie du village, entouré de collines plantées de vignes, et son économie reposant sur cette culture 22.
  10. « Le métier de vigneron au XVIIIe siècle » (Généaplus) : Cette source a enrichi l’article avec des détails sur le quotidien laborieux de Claude, ses outils comme la serpe (ou serpette), et le cycle des travaux entre les labours et les vendanges 23-25.

Les nombres qu’il indique en fin de chacun de ses points, sont « cliquables » dans l’interface de NotebookLM. Ils donnent le texte extrait de la source sur lequel il s’est appuyé.

Liste des sources fournies à NotebookLM

Pour générer la liste des sources, j’ai aussi demandé à NotebookLM de le faire lui-même avec le prompt suivant :

Peux-tu me préparer une liste de toutes les sources que je t’ai données, pour l’ajouter en fin de mon article ? Indique le nom du fichier quand il s’agit d’un fichier, l’url et le titre de la page web quand il s’agit d’un lien.

Auquel il a répondu :

Voici la liste structurée des sources utilisées pour la rédaction de votre article et la création de vos infographies, classée par type de document.

Fichiers et actes d’archives

  • 000170 – Dupont, Claude – acte de deces – 18-10-1732 – Quincy.png 1, 2
  • 000170 – Dupont, Claude – acte de naissance – 06-04-1706 – Quincy.png 3-5
  • 000179 x 000171 – Dupont, Claude – Vaudescal, Madeleine – acte de mariage – 15-07-1726 – Quincy.png 6-8
  • 000340 – Dupont, Pierre – acte de naissance – 31-01-1675 – Quincy.pdf 7, 9, 10
  • 000340 x 000341 – Dupont, Pierre – Ducharne, Jeanne Marguerite – acte de mariage – 07-02-1701 – Quincy.pdf 11-13
  • 000341 – Duchaine, Jeanne Marguerite – acte de deces – 08-11-1746 – Quincy.png 14-16
  • 77_Quincy-Voisins_monographie_Lebrun-30Z338.pdf 17, 18
  • Bichot, Claude – Dupont, Jeanne Marguerite – acte de mariage – 26-01-1728 – Quincy.png 12, 19, 20
  • Claude_Dupont_Ascendance.pdf 21
  • Claude_Dupont_Descendance.pdf 22
  • Claude_Dupont_Tribu.pdf 5
  • Dupont, Jeanne Marguerite – acte de deces – 06-03-1755 – Quincy.png 23, 24
  • Dupont, Marie Madeleine – acte de deces – 02-04-1728 – Quincy.png 15, 25, 26
  • Dupont, Marie Madeleine – acte de naissance – 17-08-1727 – Quincy.png 15, 25, 27
  • Dupont, Pierre – Messager, Marie – acte de mariage – 10-07-1724 – Quincy.jpg 12, 13, 28
  • Dupont, Pierre – Messager, Marie Madeleine – acte de mariage – 12-05-1766 – Quincy.png 29-31
  • Dupont, Pierre – acte de deces – 22-03-1731 – Quincy.png 32, 33
  • Dupont, Pierre – acte de naissance – 12-04-1733 – Quincy.png 34, 35
  • Normand, Antoine – Dupont, Marie Madeleine – acte de mariage – 14-10-1754 – Quincy.jpg 36, 37

Liens et ressources web

Pour certains sites, il n’a pas indiqué les Url, même après que je lui ai demandé de les ajouter. Je lui ai donc demandé :

Pourquoi dis-tu « Pour les sources suivantes, le texte fourni ne contient pas d’URL pointant vers l’article source : » ? Je t’ai donné les Url de ces sites. Quelle est la raison réelle pour laquelle tu ne donnes pas ces Url ?

Et voici sa réponse :

Je comprends tout à fait votre remarque et je m’excuse pour la confusion. Il n’y a aucune volonté de ma part de masquer ces informations.

La raison est purement technique et liée à la manière dont les sources sont traitées dans cet environnement :

  1. L’analyse se base sur le texte extrait : Pour chaque document ou lien que vous fournissez, le système « extrait » le contenu textuel pour que je puisse l’analyser et le citer. Mes réponses doivent s’appuyer strictement sur ces segments de texte fournis 1, 2.
  2. Absence de l’URL dans le corps du texte : Dans le cas de Généaplus, Sortiraparis, Vivre en Grand et le site Seine et Marne, le processus d’extraction a récupéré l’intégralité du texte de l’article, des menus et des mentions légales, mais l’URL de la page elle-même n’était pas écrite à l’intérieur de ce texte 3-6.
  3. Contraste avec d’autres sources : À l’inverse, pour des sources comme la mairie de Quincy-Voisins ou Wikipédia, l’URL apparaît souvent explicitement dans le pied de page ou dans les mentions de partage extraites, ce qui me permet de les voir et de les copier 7-11.

Voici donc les URLs manquantes pour compléter votre liste, basées sur les titres et les contenus identifiés dans les sources :

En résumé, si je ne les ai pas affichées précédemment, c’est parce que l’URL ne faisait pas partie des « mots » contenus dans les fichiers de données que j’utilise pour rédiger 12, 13.

Je m’arrêterai là. On peut passer des heures à jouer avec l’IA, c’est un outil génial et qui devient incontournable (peut-être pas pour la généalogie, quoique cela ouvre des perspectives très intéressantes, peut élargir nos compétences, et donner des idées de recherches, de sources à explorer, etc…). Mais il ne faut pas oublier l’impact environnemental que ça a aujourd’hui. Je m’en sers de plus en plus, aussi bien dans le cadre professionnel que privé, cela me fait gagner beaucoup de temps, mais j’ai toujours dans un coin de la tête la quantité d’énergie nécessaire pour la faire fonctionner… le jeu en vaut-il la chandelle ? Cette interrogation devient désormais quotidienne pour moi.

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