Sosa 306-318 de Marie – Pierre Pacalin (1699-1770)

De même que pour ma propre ascendance, j’ai décidé, pour vérifier, étoffer et donner vie à l’arbre de Marie, de rédiger un billet sur certains de ses ancêtres. Comme tout le monde j’ai mes chouchous, mais pour ne pas faire de jaloux, j’ai décidé de les sélectionner de façon aléatoire, sinon je ne ferais de billet que sur ceux dont je sais déjà qu’ils ont un petit truc en plus. J’ai donc décidé de les tirer au sort dans les générations 3 à 9. Une fois sélectionné, même si je ne connais pas grand-chose sur l’heureux élu, je me fixe pour règle de ne pas tergiverser et de faire un billet sur lui quels qu’en soient l’intérêt et les informations que je possède à son sujet.

Le numéro sosa tiré au sort aujourd’hui est le 318. Il s’agit de Pierre Pacalin doublement ancêtre de Marie puisque deux de ses petits-enfants, Benoit et Marie Desflassieux, sont ses ascendants. Il porte donc aussi le numéro 306. Il nous amène à Saint-Genis-Terrenoire dans la Loire. Cette commune est située en bordure du plateau dominant la vallée du Gier entre Saint-Etienne et Lyon. Elle n’existe plus en tant que telle aujourd’hui puisqu’en 1973, le regroupement des communes de Saint-Genis et La Cula a donné lieu à la création de la commune de Genilac, nom créé de toutes pièces à partir des noms des deux communes regroupées.

Mais à l’époque qui nous intéresse nous sommes encore loin de la fusion des deux communes, cependant historiquement les celles-ci étaient déjà liées et appartenaient à la même paroisse, celle de Saint-Genis-Terrenoire. C’est donc là que Pierre Pacalin naît le 14 février 1699. Il auraient s’appeler Valentin… mais finalement son prénom sera celui de son parrain Pierre Bonnard qui est probablement son oncle maternel. Sa marraine est Marie Mazenet épouse de Jacques Bron marchand à Cellieu, sont je ne connais pas le lien qui l’unit à la famille de Pierre.

Acte de baptême de Pierre Pacalin le 14 février 1699 à Saint-Genis-Terrenoire (AD 42 – Saint-Genis-Terrenoire – BMS 1694-1699 – 3NUMRP4/1MIEC226X1 – vue 31)

Ses parents sont Pierre Pacalin (né Pierre André mais toujours appelé Pierre dans les autres actes le concernant) et Mathie Bonnard. Son père est alors vigneron à Tapigneux situé au nord du bourg de Saint-Genis-Terrenoire. A sa naissance Pierre a deux sœurs; Antoinette âgée de 8 ans et Jeanne de 6 ans. Ses parents ont eu une troisième fille, Isabeau, trois ans avant Pierre, mais celle-ci est décédée à l’âge de 2 ans. Pierre sera leur seul garçon. Après lui naissent deux autres filles, Françoise alors qu’il a 4 ans, et Benoite en 1707. Françoise décède à l’âge de 6 ans, Pierre en a 10. Je ne sais pas ce qu’est devenue Benoite, je n’en trouve plus aucune trace après sa naissance.

Pierre épouse Claudine Bajard (sosa 307-319) le 17 mai 1723 à Saint-Didier-sous-Riverie à une dizaine de kilomètres au nord est de Tapigneux. Claudine y est née en 1700. Il a alors 24 ans.

Acte de mariage de Pierre Pacalin et Claudine Bajard le 17 mai 1723 à Saint-Didier-sous-Riverie (AD 69 – Saint-Didier-sous-Riverie – BMS 1723 – 195 GG 2 – vue 5)

Les pères de Pierre et Claudine sont présents ainsi que Fleury Bonnard un des oncles maternels de Pierre et François Virieux témoin du côté de Claudine.

Ils auront 10 enfants, tous nés à Saint-Genis-Terrenoire où ils ont habité toute leur vie au village de Tapigneux, le village de la famille de Pierre :

  • Jeanne, née le 31 mars 1724 dont les parrain et marraine sont Pierre Pacalin et Jeanne Tholot son grand-père paternel et sa grand-mère maternelle. Elle décéde le 13 mai suivant,
  • Mathie, née le 19 octobre 1725. Son parrain est Antoine Bajard son oncle maternel et Jeanne Tholot sa grand-mère maternelle. Elle se mariera le 21 février 1759 à Riverie avec Jean Boisset et décèdera le 17 décembre 1777 à Saint-Didier-sous-Riverie à l’âge de 52 ans,
  • Jeanne, née le 10 octobre 1727. Ses parrain et marraine sont François Gutton époux de Jeanne Bajard sa tante maternelle et Jeanne Pacalin sa tante paternelle. Elle se mariera le 21 novembre 1747 à Saint-Genis avec Claude Girard et décèdera avant son époux le 1er janvier 1766 à Saint-Paul-en-Jarez,
  • Elisabeth, née le 22 octobre 1729, son parrain est Fleury Bonnard (qui n’est pas son grand-oncle mais peut-être le fils de celui-ci) et sa marraine Elisabeth Bajard sa tante maternelle. Elle se mariera le 30 janvier 1769 à Lyon (paroisse Saint-Pierre Saint-Saturnin) avec Antoine Payre, et décèdera après 1782, peut-être à Lyon,
  • François, né le 31 janvier 1732 dont le parrain est François Bonnard et la marraine Jeanne Bajard sa tante maternelle. Il décèdera 17 mois plus tard le 26 juillet 1733,
  • Pierre, né le 17 mai 1734 a pour parrain Pierre Bonnard et pour marraine Antoinette Billand femme d’Antoine Bajard son oncle paternel. Il épousera Jeanne Marie Pugnet à Saint-Romain-en-Jarez le 26 juin 1780. Il décèdera après 1798 probablement à la Cula où il habitait,
  • Elisabeth, née le 12 avril 1736, ondoyée à la maison et décédée 7 jours plus tard. Son parrain a été François Bonnard et Elisabeth Bajard sa tante paternelle,
  • Jeanne Marie, née le 18 août 1738, dont le parrain est Feris (je suppose plutôt Fleury) Bonnard et la marraine est Jeanne Marie Gutton sa cousine maternelle. Je ne sais rien de plus sur Jeanne Marie ensuite,
  • Antoinette, née le 7 mars 1742, son parrain est Didier Fillon, époux de sa tante Elisabeth Bajard, et sa marraine est Antoinette Bochetal. Antoinette est le sosa 153 et 159 de Marie. Elle se mariera avec Etienne Desflassieux le 30 janvier 1770 à Lyon (paroisse Saint-Saturnin) où les époux habitaient sans doute alors. Mais Etienne était aussi de Saint-Genis où il reviendront bien vite et où ils auront cinq enfants dont Benoit et Marie respectivement sosas 76 et 79 de Marie. Antoinette décèdera le 6 février 1815,
  • Jean, né le 31 mai 1747. Son parrain est Jean Bonnard et sa marraine Jeanne Gardon. Il décèdera à l’âge de 8 ans le 4 janvier 1756.

Au cours de toutes ces années, Pierre est parfois dit laboureur, parfois vigneron, mais sa profession principale est forgeur une des professions typiques de Saint-Genis-Terrenoire. En effet le nom de la paroisse vient du fait qu’il y avait là un gisement de charbon de pierre. La métallurgie est donc l’industrie phare de la région le charbon permettant de d’apporter le combustible nécessaire aux forges.

Pierre décède à l’âge respectable de 71 ans le 8 mai 1770, 10 ans avant son épouse Claudine qui décèdera à 80 ans.

Pour aller plus loin :

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